Alcool
Chapitre 4
Le lendemain au réveil, j'avais encore mal au cul. Mais c'était une douleur supportable. Je me suis nettoyé la raie tant bien que mal avec du papier chiotte. Eux me regardaient de temps en temps avec des sourires méchants.
- Alors petit? Passé une bonne nuit?
C'est le plus vieux, le chef de la cellule, celui qui m'avait dépucelé qui me questionnait en riant. J'ai baissé la tête en rougissant.
Au moment de la promenade, j'ai compris pourquoi le vieux regardait tout le temps le sol. Moi non plus je n'avais pas le courage de regarder les autres. J'avais l'impression que tous les détenus savaient ce qui c'était passé la nuit précédente. Je savais que je n'aurais personne pour me défendre ou même à qui me confier. Terrible sentiment de silencieuse solitude. Le mot enculé était imprimé en lettres de feu dans mon cerveau. J'étais un enculé et bientôt tous les détenus allaient le savoir. Le pire c'est que le type qui m'avait dépucelé avait raison. J'avais à peine mal et si j'étais fatigué, c'est plutôt parce que je n'avais pas dormi de la nuit. J'avais passé le restant de la nuit à chier ou à dégueuler pendant qu'ils ronflaient repus et contents de s'être soulagés les burnes comme a dit le dernier.
Le matin, ils avaient eu le même comportement que les jours précédents, m'ignorant superbement à part ces sourires et la question du vieux. On aurait dit qu'il ne s'était rien passé. La seule différence est que j'étais uniquement vêtu de mon polo au réveil et qu'il a bien fallu que je me nettoie la raie. Un des types de la cellule a fait brûler une écorce d'orange séchée en me lançant une œillade qui m'a fait rougir. J'ai su plus tard que cela servait à camoufler les odeurs suspectes.
Dans la cour, le fumeur de la cellule d'à côté discutait avec un mec d'une autre cellule qui lui a remis une cartouche de cigarette. Personne ne faisait attention à moi. Le vieux était seul dans un autre coin de la cour.
Au repas de midi, j'ai dû m'asseoir entre deux de mes compagnons de cellule. Ils m'ont piqué la moitié de ma bouffe. J'ai rien fait pour les empêcher. Les autres autour de la table m'ont lancé des regards de mépris. À la sortie du réfectoire, au moment de la bousculade pour sortir de la grande salle, j'ai senti une main sur mes fesses. Je me suis retourné pour voir le visage hilare d'un mec de ma cellule. Les mecs autour de moi ont bien vu que je rougissais de honte. J'ai baissé la tête. J'avais envie de chialer. À mon âge!
L'après-midi, dans l'atelier, le type qui avait donné la cartouche a accosté le vieux pour lui chuchoter quelques mots à l'oreille. Le vieux est devenu tout pâle. Il a regardé le fumeur de sa cellule qui s'est contenté de lui renvoyer un léger sourire ironique et très menaçant en lui faisant oui de la tête. Les gardes étaient loin du groupe. Deux mecs de la cellule ont encadré le vieux et l'ont littéralement porté derrière la grosse machine à laver le linge. Le type qui avait donné la cartouche les suivait. Le vieux avait les larmes aux yeux en se laissant emmener.
Le type qui m'avait dépucelé s'est approché de moi.
- Tu vois que je ne t'avais pas raconté de bobards hier. Il l'a échangé contre une cartouche de cigarette. Suis-moi... Tu vas voir ce qui peut t'arriver si tu fais le con...
Ce que j'ai vu m'a fait froid dans le dos: derrière la grosse machine bruyante, les deux mecs de la cellule tenaient le vieux penché en avant sur un établi. Le troisième s'est collé contre son derrière et lui a rapidement baissé son pantalon et son caleçon sous les fesses. J'ai vu son cul tout blanc à la peau fripée tendu vers l'autre. La bite est sortie de la braguette. Elle était d'une belle taille. Le mec a craché dans sa main et s'est masturbé rapidement. Puis le mec a positionné son sexe entre les fesses flétries et a saisi le vieux par la taille. J'ai vu de mes propres yeux le sexe s'enfoncer d'un coup. Le vieux a redressé la tête sous la douleur et a ouvert la bouche. Un des mecs qui le tenait penché lui a mis sa main sur la bouche. Le type qui avait donné la cartouche s'est collé contre les vieilles fesses.
- Jusqu'aux couilles, direct... C'est comme ça qui faut niquer les lopes... Elles sont là pour ça...
Puis, il a commencé à bouger. Il allait très vite et sodomisait durement le vieux cul tout blanc. La scène a à peine duré cinq minutes. Le type a déchargé, a sorti sa queue luisante et s'est rajusté avant de partir bosser. Les deux autres ont libéré le vieux qui a remonté son pantalon en reniflant.
- Tu vois comme ils l'ont mâté... Ça peut t'arriver aussi... Il suffit simplement qu'on leur raconte et qu'on leur donne notre feu vert pour te casser le fion... Et toi t'es bien plus mignon que cette vieille peau...
Tout en me parlant, il me malaxait les fesses. Je l'ai laissé faire devant tous les autres détenus...
- C'est bien, tu comprends vite toi... Vous y touchez pas les mecs, il est à nous seulement celui là.
C'était donc vrai, je leur appartenais et j'étais un enculé... Un vrai...
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