Alcool

Chapitre 5

C'est le premier jour depuis ma détention que le temps m'a paru passer si vite. Il était déjà l'heure de la toilette du soir. Bien sûr, j'appréhendais le moment du coucher. Mais il n'y avait aucun moyen de le retarder. Et je savais déjà ce qui allait m'arriver cette nuit.

La cellule m'a paru encore plus étouffante que d'habitude. La chaleur n'arrangeait rien bien sûr. Ils se sont changés comme à l'accoutumé, sans même me regarder ne gardant que leur caleçon. Malgré moi, je jetais des coups d'œil furtifs sur les bosses qui déformaient les calcifs. J'avais la gorge sèche... Et très peur... Je me suis changé derrière la couverture cinq minutes avant l'extinction des feux.

Les lumières se sont éteintes et l'angoisse m'a envahie. Dans le noir de cette cellule, je me suis couché sur mon matelas en relevant mon drap jusqu'au menton comme un gamin qui a peur du noir. Et j'avais vraiment l'impression d'être un môme dans cet enfer. Je revoyais le vieux de l'atelier obligé de se pencher, obligé de tendre son cul à un mec, obligé de subir la loi du mâle, visage crispé de douleur et d'humiliation. La chair pâle et flétrie de ses fesses tremblant comme de la gélatine sous les assauts de son enculeur dansait devant mes yeux.

Je tremblais malgré la moiteur de l'air. J'avais du mal à respirer et un sentiment d'oppression me comprimait la poitrine. Je ne savais pas ce qu'ils voudraient, mais je savais que je n'aurais pas le choix. Ils voudraient encore mon cul. Mon cul de jeune mec dans la force de l'âge. Est-ce-que tous les jeunots comme moi se faisaient éclater le fion?

Il ne s'est rien passé pendant au moins deux heures ou plus. Je suis brusquement sorti de ma léthargie en sentant quelqu'un à mes côtés. C'était le fumeur. Il m'a tiré par la main.

- Viens ma poule...

Je me suis levé pour le suivre. Je n'avais pas le choix. Je savais que si je n'obéissais pas cela serait pire encore. Il m'a enlevé mon polo et mon caleçon devant son lit. Je me doutais bien que les autres devaient regarder dans le noir. Mon corps blanc pâle devait bien ressortir.

- T'as plus besoin de t'habiller la nuit chérie...

Le fumeur s'est collé contre mon dos et j'ai très vite senti son sexe très dur se frotter contre mes fesses.

- Tu sens Popaul ma petite chérie?...

Ses mains se sont mises à me pincer les seins, à me caresser le ventre ou à serrer mes tétons. Il me mordillait la nuque ou les épaules. Je percevais son excitation et je tremblais de plus belle en sachant très bien que j'étais à sa totale merci.

- Ce soir tu vas être ma petite femme... Ma bonne petite salope à moi tout seul... Tu vas coucher avec moi et te laisser faire bien gentiment...

Ses grosses mains ont empaumé mes fesses qu'il a malaxé durement. Puis il a ouvert ma raie m'obligeant à me pencher, avant de revenir me pincer très fort mes tétons et descendre sur mon pubis pour me tirer les poils sans jamais toucher à mon sexe.

- Dommage que t'as des poils ici... Tu as la peau douce partout. Une vraie peau de femme...

Son corps collé contre mon dos, dégageait une puissance telle que je savais que toute rébellion de ma part serait vouée à l'échec. De plus, dans le noir, je devinais que les autres se tenaient prêts à intervenir au moindre mouvement de révolte.

- Au pieu chérie et je te conseille de pas crier si tu ne veux pas que les autres entendent dans les cellules voisines... Couche toi ma petite salope... Montre-nous ton joli popotin...

Je me suis mis à plat ventre sur son lit et il m'a vite couvert de son corps noueux. Ses jambes musclées et très poilues ont écarté les miennes imberbes. Son pubis frottait contre mes fesses légèrement surélevées. Il sentait le tabac et la sueur.

- Je te préviens, si tu ne fais pas tout ce qu'on veut on te donne aux autres... Et crois moi, ils attendent que ça... C'est rare un trou neuf dans le quartier...

Pendant qu'il étalait de la salive sur ma raie et mon trou, j'ai mordu l'oreiller pour ne pas crier. J'ai serré les dents de toutes mes forces quand son gland s'est collé contre mon œillet plissé. Il a vite trouvé la voie et quand il m'a empalé, j'ai cru que mon anus allait exploser sous la puissance de ses coups de bassin.

- Putain les mecs!... Il est vraiment royal celui là... Tu vas voir chéri, tu vas avoir bientôt un cul bien profond et bien souple... Rien que pour nous... Si t'es bien obéissant on te défendra...

Je pleurais de honte en mordant de toutes mes forces le coussin. Les autres regardaient en silence. Y en avait deux qui se branlaient.

- Écarte bien te jambes... Encore plus... Fais les sortir du pieu... C'est ça cambre toi... Vas-y... Cambre-toi pour que je t'encule à fond...

Je sentais son sexe coulisser dans mon fondement. Il allait le plus loin possible, m'arrachant des sursauts de douleur. J'avais les yeux injectés de larmes. Mon anus s'élargissait sous les assauts de ce gourdin.

- Tu vois chéri, il y a longtemps qu'on n'a pas eu un p'tit mec comme toi avec nous...

Ses couilles lourdes tapaient contre les miennes. Ses mains étaient autour de mon cou. Son haleine empestait le tabac. Il m'a attrapé les cheveux, m'obligeant à tourner ma tête vers lui.

- Montre-moi ta petite gueule de pute... Tu dois avoir beaucoup de succès avec les filles toi... J'ai vu la photo de ta petite amie dans ton casier... Elle est mignonne... Tu vas lui manquer...

Il ne bougeait plus. Son sexe était entièrement planté dans mon fion. Mon anus me brûlait. Il me regardait droit dans les yeux.

- Tu peux pleurer... Après tout t'es comme une femme en train de perdre son pucelage... Serre les dents, tu vas connaître l'homme...

Il a recommencé à bouger au fond de mes reins. De plus en plus vite... De plus en plus fort. Les autres se branlaient toujours. L'un d'eux a joui...

- Je vais te remplir à ras bord...

Pour eux je n'étais qu'un trou bon à les satisfaire. J'ai vite compris que cette bite qui m'éclatait l'anus sonnait pour moi le début de l'enfer.

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