Alcool

Chapitre 6

Le lendemain ils ont commencé à me transformer. Leurs ordres étaient secs, péremptoires. La moitié de ma bouffe pour eux. Plus de caleçon le soir. Nu dès l'extinction. Lavage des chiottes tous les jours. Lavage de leurs chaussettes et slips. Interdiction de me faire couper les cheveux. À la moindre incartade ou rébellion, ils me frappaient. Sur le ventre, le bas ventre, les reins. Jusqu'à ce que j'obéisse. Et bien sûr les soulager...

Au bout de mon premier mois de cellule, j'étais devenu leur objet. Leur femelle soumise et consentante. Toujours à leurs ordres. Un jour j'ai retrouvé tous mes slips déchirés.

- Pas besoin d'en mettre...

Dès l'extinction des lumières, j'attendais sagement couché sur mon matelas, celui qui viendrait me chercher et m'emmènerait dans son lit pour se soulager.

Une autre nuit, avant de m'enculer un mec prend la photo de ma meuf pour la mettre en évidence sur le matelas au niveau de ma tête;

- Comme ça j'ai l'impression que c'est elle que j'encule... Elle doit avoir un jolie cul ta donzelle...

Tous les soirs mon cul s'ouvrait de plus en plus et se remplissait à ras bord... Je n'étais qu'un trou...

Le reste du temps, ils étaient complètement indifférents. En fait, ils m'utilisaient uniquement pour se vider les burnes. Ils me traitaient comme un jouet ou comme une poupée.

Dès qu'un des type me faisait signe, je le rejoignais dans son lit et me couchais à plat ventre ou sur le côté. Je ne portais plus aucun vêtement quand je me couchais. Ils me l'interdisaient. Il y avait même une hiérarchie pour me baiser. Toujours le fumeur en premier et après seulement les autres et toujours dans le même ordre, du plus vieux au plus jeune. Heureusement, une fois la première semaine passée, ils se contentaient de prendre leur pieds deux fois par semaine chacun, rarement plus.

Mon anus s'est bien assoupli et se dilatait sans problème. Plus besoin de savon. Uniquement de la salive. J'arrivais à m'en prendre deux ou trois d'affilé sans douleur. Je sentais les bites entrer en ouvrant le passage. Je sentais les pieux frotter contre ma corolle, progresser au fond de mon cul et taper contre ma prostate. Je sentais mon cul se remplir de leurs foutres épais et visqueux. Dès qu'ils avaient joui, ils me renvoyaient de leur lit. Mon cul coulait tout le temps. Ils ne voulaient que je reste avec leur semence au fond de mon ventre. C'était leur manière de me marquer.

Je ne disais rien à personne, ne me révoltais pas, acceptais cette situation. J'étais dompté, incapable de désobéir à ces quatre mecs qui n'hésiteraient pas à me livrer en pâture aux autres si je me rebellais. Une fois j'ai osé dire non. J'ai trouvé le courage de me débattre et même d'en gifler un. Mal m'en a pris. Le soir ils m'ont bloqué, couché sur un lit. Chevilles attachées aux montants d'un des pieux et bouche écartelée par le slip et les chaussettes d'un des types. Le plus vieux m'a juste montré la flamme de son briquet. Les autres m'ont immobilisé et bâillonné. Le vieux m'a cramé les voûtes plantaires. Je ne pouvais rien faire. J'ai souffert en gémissant dans le bâillon, me tordant de douleur. Cela a été mon seul moment de révolte que j'ai payé très cher.


Le jour du coiffeur, ils n'ont pas voulu que je me fasse couper les cheveux. Ils me préféraient les cheveux longs.

- Comme ça, tu ressembleras plus à une femme.

Les autres détenus savaient ce qui se passait le soir dans la cellule. Mais personne ne me touchait. Ils se contentaient de me regarder avec gourmandise, surtout les jours de la douche.

J'avais découvert qu'il y avait des règles non écrites, bien plus fortes que le règlement, qui dictaient la vie de la prison et l'une d'elle était que les gardiens se foutaient de ce qui pouvait bien se passer à l'intérieur des cellules, pourvu que cela reste discret. Je suis presque sûr que certains gardiens de nuit avaient vu ce qui se passait dans la cellule. Je reste persuadé qu'au moins un gardien est resté l'œil vissé au mouchard pendant que je me faisais sodomiser. J'ai entendu le bruit de ses pas, son souffle, le cliquetis de son ceinturon. Même le toubib de la prison savait sinon pourquoi il aurait voulu voir mon anus au cours d'une visite médicale de routine. Cet enfoiré avait mis un gant en latex. Il avait étalé de la vaseline sur son index et ouvert mes fesses de son autre main. Je ne comprenais pas pourquoi il m'a tâté le trou aussi longtemps. Naïvement, je serrais mon anus pour lui faire croire que j'étais encore vierge. Ce sourire narquois sur son visage impassible quand il m'a dit que j'étais en pleine forme.

Je ne lui ai rien dit. Cela ne servait à rien et ne m'aurait amené que des ennuis bien plus graves encore.

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