Le mari de Claire
Chapitre 10
Je restais suspendu ainsi pendant des heures. Le seau entre mes jambes s'alourdissait au fur et à mesure que j'urinais dedans, et la douleur lancinante que ce poids entraînait occupait tout mon esprit à présent. Je voulais que tout cela s'arrête, je voulais rentrer chez moi.
Puis Fiona revint et me retira ma cagoule.
"Pitié Maîtresse Fiona, pitié, arrêtez ça, je vous en supplie."
"Mais je n'ai même pas commencé ! On est mercredi soir, et tu vas rester ici dans cette écurie jusqu'à samedi où tu m'aideras à préparer la soirée. Ensuite, Claire veut que je te garde encore quelques jours. Tu pourrais bien rester encore une semaine ou même plus."
Elle libéra la corde qui me maintenait en l'air, et je me retrouvai ainsi debout, mais mes pieds entravés par la barre d'écartement me firent tomber à plat ventre. Je me remis à pleurer.
"Epargne-moi tes larmes, ça ne marche pas avec moi et de toute manière j'espère te voir pleurer réellement un paquet de fois avant la fin de la semaine."
"Avez-vous vu Claire ?" lui demandai-je.
"Bien sûr que je l'ai vue, je bosse avec elle. La dernière fois que je l'ai aperçue, elle montait dans la voiture de son collègue Stéphane, et je pense qu'ils étaient partis pour une soirée très chaude."
"Arrêtez, je vous en prie."
Elle se tint debout devant moi et éclata de rire.
"Tu pourrais bien rester avec moi pour plus de temps que tu ne le croies !"
Je n'en étais qu'au début de mes tourments avec Fiona.
Je fus maintenu suspendu dans l'écurie pendant deux jours entiers et trois nouvelles nuits. Je portais la plupart du temps la cagoule en cuir, et je ne pouvais rien voir et quasiment rien entendre. Je n'étais nourri que d'eau. La femme blonde venait régulièrement changer l'eau de ma bouteille et me masturbait avec rudesse pour obtenir jusqu'à huit éjaculations par jour.
C'était l'enfer : je lui hurlais de me laisser tranquille, mais elle ne répondait jamais et effectuait sa besogne en silence. L'eau que je buvais commença à avoir un goût désagréable, puis devint franchement infecte : il m'apparut avec horreur que si cette eau ressemblait maintenant à de l'urine, c'est parce que c'en était probablement.
Fiona venait tous les soirs et m'enlevait la cagoule pendant quelques minutes, ce qui lui permettait de me tenir informé des progrès de la relation entre ma femme et son nouvel amant.
Puis le vendredi soir elle arriva et me remit sur le sol. Elle me retira ma cagoule.
Je m'effondrai devant elle.
"Pitié Maîtresse Fiona. Je ferai tout ce que vous voudrez, tout ! Je vous en supplie, arrêtez ça !" sanglotai-je à ses pieds.
"Mais ce n'est qu'un début, juste un petit aperçu de ce qui t'attend réellement," m'annonça-t-elle. Elle se tenait debout au-dessus de moi, ses mains sur les hanches, les jambes écartées. Son manteau de cuir noir était déboutonné, laissant apparaître une chemise de satin gris et une jupe assortie. Je l'implorai en baisant ses cuissardes noires, la suppliant de me relâcher. Elle me regarda ainsi faire pendant plusieurs minutes, savourant visiblement le spectacle que je lui offrais, constatant les premiers résultats de son dressage. Elle s'accroupit devant moi, tirant ma tête en arrière par les cheveux.
"Pitié Maîtresse Fiona, je ferai n'importe quoi ! Tout ce que vous voulez, mais par pitié arrêtez !" dis-je en pleurant.
"Et qu'est-ce que tu pourrais faire pour moi que je ne saurais obtenir de toute manière ? Tu n'as pas d'argent, je suis plus forte et plus intelligente que toi, donc tu n'as aucun moyen de m'échapper. Pour moi ta seule utilité est d'être devenu maintenant mon objet de torture et de tourments, jusqu'à ce que je décide qu'il en soit autrement, donc de toute manière tu feras tout ce que je t'ordonnerai. Tu vas souffrir plus que tous les autres esclaves que j'ai pu dresser par le passé."
Elle me fixa du regard : "crois-moi mon petit, tu viens à peine de commencer ton programme. Une obéissance absolue et sans retenue, voilà ce que j'exige, et quand j'en aurai fini avec toi, tu ne te reconnaîtras même pas toi-même. Tu as déjà commencé à boire mon urine, pas encore à l'état pur mais cela va vite venir, et je t'assure que tu me remercieras pour chacune des gouttes que tu auras l'honneur d'avaler. Après nous passerons à quelque chose de plus consistant à avaler pour toi, si tu vois ce que je veux dire..." Elle me sourit puis relâcha mes cheveux.
"Une obéissance totale et absolue, je n'attends rien de moins, et je n'accepterais rien de moins. Tu m'as compris, soumis ?"
"Oui Maîtresse Fiona je vous obéirai..."
"Oh, bien sûr que tu m'obéiras, mais tu dois subir d'autres souffrances pendant quelques jours avant que j'estime que tu sois parfaitement dressé." Ayant dit cela, elle me remit ma cagoule, retira sur la corde et me suspendit à nouveau. Comme si cela ne suffisait pas elle me frappa ensuite avec le fouet. Je reçus ainsi dix coups le long de mon dos, sur mes fesses et le haut de mes jambes : je me remis à saigner à plusieurs endroits. Je hurlai sans pouvoir me retenir, c'était plus que ce que j'étais capable d'endurer.
Un peu plus tard, quelqu'un, certainement la silencieuse femme blonde, revint remplir ma bouteille et me masturba avec rudesse de nouveau quatre fois. Le saut attaché à mes testicules était maintenant rempli à moitié : il ne se vidait pas, car Fiona le détachait à chaque fois avant de baisser ma corde, et me le remettait avant de partir, lorsque je me retrouvais de nouveau suspendu.
Le récipient oscillait entre mes jambes et il commençait à me faire souffrir plus que tout. J'étais à l'agonie, avec toutes les zébrures couvrant mon corps à la suite des nombreuses séances de flagellation que j'avais dû endurer, mon sexe irrité jusqu'au sang par les masturbations sauvages de cette maudite blonde.
Mes épaules sortaient de leur articulation à force d'être suspendu, et le seau étirait mon scrotum millimètre par millimètre au fur et à mesure que les heures passaient. Je n'avais pas mangé depuis quatre jours, je n'avais bu que de l'urine diluée, je n'avais pas pu dormir non plus durant toute cette période : je ne voyais aucune issue à ma situation, et les tourments que je subissais me semblait ne jamais devoir cesser.
Le samedi matin arriva lentement, et encagoulé je devinai que quelqu'un était entré dans l'écurie. Je n'avais aucune idée de qui cela pouvait être, mais je sentis que l'on détachait le seau de mes testicules, ce qui en soi me causa déjà une douleur considérable.
La corde me suspendant fut abaissée, et je tombai à genoux puis à terre, à plat ventre, car la barre d'écartement m'empêchait de rester agenouillé. Je sentis qu'on accrochait une laisse à l'anneau de mon collier, et on me remit sur pied pour me pousser au-dehors. Je titubai, essayant d'avancer en sautillant : j'étais toujours aveuglé par la cagoule, et il m'était difficile d'avancer sans trébucher avec ma barre d'écartement encore aux pieds.
L'air du matin était frais dehors, mais je le respirai avec plaisir après l'odeur de moisi régnant dans l'écurie. Puis on me fit m'arrêter et je restai ainsi vacillant, nu et les poignets menottés. Tout à coup je reçus un jet d'eau, probablement projeté par un tuyau d'arrosage. L'eau glacée me donna comme un coup de fouet, le jet puissant me faisant trébucher et manquant de me faire tomber. Le jet était dirigé alternativement vers le haut et le bas de mon corps, se concentrant sur mon aine.
Puis je fus brossé sans ménagement, ce qui me fis crier de douleur, car mes blessures me faisaient souffrir. Je sentis de nouveau le jet, et je supposai que l'on me rinçait.
Enfin on me poussa sur le chemin de gravier, et l'on me fit m'arrêter un peu plus loin. Je sentis que l'on détachait de mes chevilles la barre d'écartement, puis également mes menottes. Je reçus une serviette entre les mains, et je compris que je devais m'essuyer. Une pression sur la tête me fis mettre à genoux, et je restai dans cette position, toujours aveuglé par la cagoule.
Après quelques minutes celle-ci me fut retirée : je me retrouvai agenouillé devant Fiona.
"Déjà samedi, mon petit," m'informa-t-elle. Elle était vêtue de façon décontractée, en Jeans et sweat-shirt.
"Nous avons une journée chargée. Il y a une soirée chez moi ce soir. Claire viendra avec son nouvel ami, Jeannette avec son esclave et quelques autres amies avec leurs esclaves ou leurs amants, suivant l'humeur. Je veux que tu aide mon esclave à préparer la réception. Elle saura te dire ce qu'il y a à faire. Ne me déçois pas, soumis, où bien ce sera ton retour à l'écurie !"
"Je ne vous décevrai pas Maîtresse Fiona, je vous le jure !"
Elle sourit. Elle me terrifiait et elle le savait parfaitement.
"C'est bien mon garçon," dit-elle presque gentiment. Puis elle prit la laisse et me conduisit tel un chien vers sa maison.
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