Le mari de Claire
Chapitre 11
Elle m'amena dans la cuisine où la femme blonde était occupée à éplucher des pommes de terre au-dessus de l'évier.
"Esclave !" appela Fiona, et la mystérieuse blonde se retourna pour se mettre de suite à genoux, ainsi qu'il était requis quand Fiona entrait dans une pièce.
"Je veux que l'esclave de Claire et toi prépariez ensemble la soirée, partagez la tâche en deux, faites en sorte que tout ce qui doit être fait le soit, et correctement ! Je ne veux pas entendre d'excuses pour ne pas être prêt à temps. Me suis-je bien fait comprendre ?" demanda-t-elle. La menace voilée n'échappa à aucun de nous deux.
Nous répondîmes à l'unisson : "Oui Maîtresse Fiona,"
"Alors allez-y."
Fiona quitta la pièce, et je me retrouvai nu, agenouillé à côté de l'entrée. La femme blonde se remit sur ses pieds et s'approcha de moi, et je m'aperçus que ce n'était pas une femme, mais un homme travesti !
Nous nous regardâmes.
"Tu as besoin de quelques vêtements," dit-il, et il me donna un tablier qui était suspendu derrière la porte. Pendant trois jours cet enfoiré m'avait trait comme une vache, mais le voyant maintenant je comprenais qu'il était autant effrayé par Fiona que moi, et si elle m'avait demandé la même chose je suis sûr que j'aurais obéi de la même manière. Il me donna ensuite une liste des choses que Fiona voulait voir faire avant cinq heures de l'après-midi : cela nous laissait neuf heures devant nous.
Il y avait tout un tas de plats à préparer, beaucoup de ménage, et il fallait aménager les pièces en modifiant la disposition des meubles. Nous avions du pain sur la planche. Cependant j'étais affamé et j'avais besoin de manger avant de commencer.
Nous n'aperçûmes pratiquement pas Fiona pendant la matinée, pendant que son esclave et moi pelions les pommes de terre, préparions les légumes, cuisinions différents ingrédients. Nous enlevâmes les meubles d'une pièce, et réorganisâmes d'autres pièces, nous fîmes les lits, cirâmes les parquets et passâmes l'aspirateur de fond en comble. Nous préparâmes les desserts, et essuyâmes les bouteilles de vin après les avoir prises dans le cellier.
Après un rapide déjeuner nous préparâmes différentes salades : aux pommes de terre, à la grecque, composées. La viande pour le barbecue fut mise à décongeler puis assaisonnée, nous fîmes des sandwiches, puis nous préparâmes les tables. Nous coupâmes le bois pour les différentes cheminées de la maison et le barbecue.
Vers quatre heures et demie Fiona réapparut alors que nous mettions la touche finale en décorant les tables de la salle à manger. Je me mis instantanément à genoux.
"Vous vous êtes très bien débrouillés tous les deux, je suis très impressionnée !" dit-elle pendant que je restais agenouillé devant elle, fixant le sol devant ses pieds.
"Merci Maîtresse Fiona." En toute honnêteté j'avais apprécié le défi, et bien que nous n'ayons que rarement parlé entre son esclave et moi, je sentais qu'il en avait également retiré de la satisfaction. Elle nous conduisit autour de la maison, où nous devions suspendre des luminaires, et cela nous prit encore quelques minutes avant que tout ne soit fini.
"Bien, soumis, viens avec moi, je vais finir de te préparer. Toi !" dit-elle en s'adressant à son mari, "vas te préparer et sois en bas à six heures et demie. Tu m'as comprise, espèce d'abruti ?"
"Oui Maîtresse Fiona," répondit-il craintivement.
Elle m'emmena vers sa chambre et m'ordonna d'aller prendre une douche. Elle me donna ensuite une crème épilatoire que je dus passer sur tout le corps, ce qui fit partir tous les poils qui avaient repoussé ces derniers jours. Je m'essuyai et Fiona me parfuma avec un spray, puis elle s'installa pour me maquiller : elle commença par m'épiler mes sourcils, et m'appliqua un masque sur le visage qui me donna rapidement un teint bronzé.
Elle passa un peu plus de temps sur mes yeux, remplaçant mes sourcils disparus par de fines lignes de maquillage, m'appliqua du mascara sur les cils et souligna mes yeux avec un eyeliner. Elle poudra mes joues et me passa du rouge à lèvres : elle paraissait satisfaite du résultat d'ensemble. Elle me posa enfin une perruque châtain foncé et me brossa. Quand elle en eut fini avec moi elle tourna la chaise vers le miroir : j'étais incapable de me reconnaître.
Elle me tendit ensuite ma ceinture de chasteté, que j'avais presque fini par oublier, et je dus l'enfiler. Elle me donna ensuite une petite culotte noire, lacée sur les côtés, un soutien-gorge et un porte-jaretelles assortis. Une fois que j'eus mis le soutien-gorge, elle bourra les balconnets avec quelques chaussettes.
"Un petit traitement aux hormones te permettra bientôt de remplir tout ça," me dit-elle comme si cela me posait un problème d'avoir des seins plats. Elle me passa une paire de bas en nylon noir, ainsi qu'une jupe noire très simple, avec un tablier blanc. Je me retrouvai debout devant le grand miroir et secouai la tête : j'étais devenu très sexy !
"Et c'est ainsi que tu dois toujours paraître quand tu es chez moi, toute autre tenue te mènera directement à l'écurie. On se comprend bien ?"
"Oui Maîtresse Fiona," répondis-je, abasourdi par les transformations qu'elle était en train de m'imposer. Elle me mit enfin du vernis sur les ongles et une petite coiffe sur la tête, et je fus prêt à commencer mon service.
Les premiers invités commencèrent à arriver vers sept heures. Je leur ouvris la porte et les conduisis vers Fiona : il s'agissait de deux jeunes couples, mais l'on ne m'indiqua que le nom des deux femmes, Cécile et Annie, les deux hommes étant considérés comme quantité négligeable. Je pus comprendre que Cécile et Annie étaient des nièces de Fiona, et je les entendis dire que leur mère ne tarderait pas.
Avant longtemps une vingtaine de personnes s'étaient rassemblées et la soirée commençait à s'animer. Je passais au milieu des invités avec un plateau de boissons, et retournais régulièrement remplir les coupes vides. Deux esclaves avaient été envoyés en cuisine, et le mari de Fiona les avaient affectés à la vaisselle. J'aperçus Jeannette dans le salon, qui me vit également mais ne sembla pas me reconnaître jusqu'à ce que Fiona lui dise qui j'étais.
"Viens ici," ordonna Fiona. Je fis une révérence comme j'avais appris à le faire.
"Dis à Maîtresse Jeannette qui tu es."
"Je suis l'esclave de Maîtresse Claire, Maîtresse Jeannette," répondis- je.
Jeannette éclata de rire : "je ne t'avais pas reconnu. Tu as l'air si... différent !"
"Merci Maîtresse Jeannette."
Jeannette remonta le haut de ma jupe et agrippa mes testicules ainsi que l'étui emprisonnant mon pénis.
Elle rit à nouveau : "c'est bien, je vois que tu continues à la porter." Elle se mit alors à expliquer comment elle s'était amusée à m'exciter quand Claire m'avait mis pour la première fois cette ceinture de chasteté. J'étais très intimidé et mal à l'aise face à ces deux femmes, pendant qu'elles parlaient de moi de façon humiliante et dégradante, et je ne pouvais qu'approuver leurs paroles avec un sourire stupide.
Jeannette était une femme plutôt petite physiquement, elle devait mesurer moins d'un mètre soixante pieds nus, et peser moins de cinquante kilos, mais je savais qu'elle pouvait être une véritable petite peste, vicieuse et sadique. Elle m'avait déjà réduit à l'état d'épave sanguinolente en l'espace de quelques secondes, et je ne souhaitais pas lui donner le moindre motif pour recommencer ce soir. Elle remarqua mon malaise devant elle, ce qu'elle parut savourer. Elle était habillée en tenue bleu marine, qui la mettait en valeur.
"Dégage maintenant," dit enfin Fiona, et j'obéis avec soulagement.
Quand je revins de la cuisine après avoir pris de nouveaux verres, je vis que Claire était arrivée. Elle déambulait tranquillement au milieu des invités avec un homme à son bras, et je ne peux décrire l'émotion que je ressentis. Je ne m'étais jamais senti aussi bouleversé de ma vie : je la connaissais depuis presque vingt ans, c'était la seule femme que j'avais réellement aimée, et la voir ainsi si proche d'un autre homme était une catastrophe pour moi. Je leur proposai une boisson, et elle ne me reconnut pas jusqu'à ce que je parle.
"Mon dieu !" dit-elle avec incrédulité, "quelle transformation !"
Je partis avant qu'elle ne puisse ajouter quelque chose.
Il y avait deux sortes d'esclaves à cette soirée. Les esclaves de compagnie, totalement nus et qui pour la plupart restaient agenouillés à côté de leur maîtresse, et les soubrettes, des hommes travestis en servantes comme moi. Il y avait en tout quatre soubrettes : le mari de Fiona, celui de Jeannette, qui s'appelait Colin mais qui avait été rebaptisé en Coline, moi et un dernier avec lequel je n'avais pas encore parlé.
Je servis un verre à une femme assise près du feu, et elle m'informa que son nom était Dorothée, et celui de son esclave de compagnie, Toto. De façon générale, les esclaves n'étaient pas autorisés à manger ou boire à moins que ce ne soit sur ordre de leur Maîtresse, et Dorothée donnait à manger à son esclave en lui tendant des bouchées dans sa main.
Elle me demanda une écuelle de façon à ce que Toto puisse boire également. Tous les esclaves de compagnie étaient de beaux garçons musclés, âgés d'une vingtaine d'années, et semblaient en excellente forme physique et bien membrés. Il se ressemblaient tellement que j'avais du mal à connaître leur nombre exact, car j'en comptais certains plusieurs fois.
| Précédent... | Suivant... |
Contact: webmaster@soumischaste.net
