Damien en Tunisie
Chapitre 12
Il était temps que je prenne le chemin de mon lieu de rendez-vous. J’ai fini mon café turc et me suis dirigé vers le port. Je savais qu’il y avait une bonne vingtaine de minutes de marche. Assez de temps pour revivre la fin de mes aventures en Tunisie.
Quelques jours après la séance de la fantasia, il y a eu les hammams ou j’ai vue ma copine avec Khaled. C’est après cette séance que tout a véritablement changé entre nous.
Avant de quitter la pièce, Khaled et elle ont échangé devant nous un long baisé passionné et à la voir coller sa tête contre le torse musclé de Khaled et ne pas lui en vouloir du tout de la sodomisation par surprise, j’ai compris qu’elle était vraiment amoureuse de lui. J’en fut presque soulagé car il fallait reconnaître objectivement que j'éprouvais de moins en moins de sentiments pour elle. C’était devenue sans que je m’en aperçoive une bonne amie. Mais rien de plus.
Dés lors, les choses sont devenues plus claires car elle a passé la majeures parties de ces journées avec Khaled, me laissant seul avec Mourad.
Khaled non plus ne venait plus me voir. Avec Sylvie, ils trouvaient toujours des prétextes pour s’éclipser. Je laissais faire sans demander d’explication. Elle a compris que j’avais compris et c’était très bien comme cela.
Par contre il m’a semblé que Mourad était un peu jaloux même si son admiration pour Khaled le poussait à accepter l'idylle. Lui m’avait à sa disposition, et bien sur, se vengeait sur moi.
J’en retiens beaucoup d’autres souvenirs dont un dernier très cuisant, car la dernière semaine de vacance, Khaled et Sylvie avaient décidé de partir pour deux jours dans le sud du pays. Khaled voulait lui montrer le village ou il était né. Çà allait de mieux en mieux entre eux deux.
Ils sont partis assez tôt et vers le milieu de la matinée Mourad est venu me chercher directement chez moi.
- Allez viens avec moi.
- Ou?
- En Bateau
Devant mon incompréhension, il m’a précisé que nous aussi nous allions partir deux jours avec des pêcheurs d’étoiles de mer. Nous allions passer quarante huit heures en pleine mer.
J’étais assez inquiet mais je n’est bien sur pas pu refuser. J’ai voulu prendre des vêtements de rechanges.
- Pas la peine tu peux rester comme t’es. Mais tu mets de bonnes chaussures.
Je portais uniquement un polo et un short sur mon maillot de bain. J’ai enfilé mes grosses tennis. Mourad a pris mon sac de plage qu’il a vidé sur le lit. Il y avait une serviette de bain, un slip de rechange, un flacon d’huile solaire, un blouson de protection contre la pluie et mes cigarettes. Mais, il y avait aussi un paquet de tampons périodiques. Je les avais complètement oublié. Bien sur, ils étaient à Sylvie en cas de besoin.
- Tu vois on a raison de t’appeler Damia...
J’ai été assez con pour lui répondre que c’était à Sylvie. Il a tout remis dans le sac. Assis sur le lit, il me regardais d’une façon que je connaissais bien maintenant. J’ai reconnu ce regard, dominateur et moqueur, sur de son pouvoir sur moi.
- Montres moi ce que tu portes sous ton short.
J’ai un tout petit peu hésité avant d’ouvrir les boutons et le zip. Mon short est tombé autour de mes chevilles sur mes baskets, découvrant mon maillot de bain noir.
- Enlèves ton maillot et met le dans ton sac.... Allez fais ce que je te dit..... Je veux que ton cul soit à ma disposition....
J’ai eu du mal à me défaire du short et du maillot à cause de mes grosses chaussures. Je suis resté à moitié nu, m’attendant à ce qu’il me demande de satisfaire une de ses envies.
Mais il n’a pas bougé, se contentant de tourner dans la pièce à la recherche de je ne sais quoi..
- T’as toujours les fesses aussi blanches. On voit très bien la marque de ton maillot.... T’as pas un gros zob.... Elle a raison Sylvie d’aller avec Khaled... Lui au moins, il sait bien la remplir..... Il m’a dit que ta copine a un très joli slip rouge tout en dentelle..... Khaled aime beaucoup quand elle vient le voir avec ce slip et le soutif assorti....
Je savais qu’il me racontait cela pour me faire du mal et effectivement, j’avais un pincement au coeur en l’entendant se foutre de mon sexe ou faire allusion aux relations de Khaled et Sylvie, mais je ne voyais pas pourquoi il me parlait de ses sous vêtements.
- T’as quand même un joli cul pour un mec.... Surtout bien rasé... Bientôt tu vas retourner dans ton pays et tu penseras à nous chaque fois que tu iras faire caca.... Je suis sur que tu regretteras très vite nos gros zobs.... T’as vraiment un joli pt’i cul tout blanc.... Je suis sur que le slip te ta copine t’iras très bien....
J’ai blêmis. Ainsi donc, il voulait que je mette ce slip que je connaissais moi aussi très bien pour avoir beaucoup aimer l’enlever à Sylvie.
- Tu sais ou il est?
- Non... Non...
- Pas grave, je vais le trouver moi.
Il connaissait la chambre par coeur et s’est tout de suite dirigé vers le coin de la penderie. Il a ouvert le sac de linge de Sylvie pour fouiller dedans.
Constatant l'échec de cette recherche, il est parti vers le coin douche pour fouiller dans le sac de linge sale.
Il l’a trouvé et l’a porté à ses narines. Il a profondément respiré le tissu plaqué contre son nez et sa bouche.
- Çà sent bon la femelle en chaleur...
Il me l’a jeté au visage. Je reconnu les odeurs intimes de mon amie. Le tissu était très doux. Beaucoup de dentelle.
- Mets le..... Vas y mets.... Je veux voir ton cul dans ce slip....
Je l’ai enfilé lentement. Il m’allait assez bien et moulait parfaitement mes fesses. Par contre, il était difficile de faire tenir mon sexe dedans. Heureusement il n’y avait aucune glace assez grande dans la chambre pour que je puisse me voir. Ainsi vêtu, j’attendais le bon vouloir de Mourad.
- Allez mets ton short. On y va...
- Avec ce slip???
- Bien sur avec ce slip. Personne ne le verra sous ton short. Il n’y a que moi qui sait. N’écartes pas trop les jambes quand tu t’assois. Comme une vrai fatma... Allez viens...
Nous étions à la fin du mois d'août. Les touristes étaient très nombreux, la chaleur étouffante et les rue bruyantes. Le port de pêche était assez loin du centre ville.
Le slip me gênait pour marcher. Le tissus soyeux glissait sur mes fesses et entre mes jambes, et mon pénis ne trouvait pas sa place.
L’odeur de poisson pourri a commencé à envahir les rues pour devenir pratiquement insupportable sur les quais. J’en avais la nausée. Mourad n’était pas du tout dérangé. Il devait avoir l’habitude. Sur les jetées, il y avait plein de vieux cordages, des cageots à moitié éventrés, et des restes de poissons.
Au bout de l’une d’elle un petit bateau de couleur blanche avec des bandes horizontales bleues. Un grand mât sans voile, un poste de pilotage, un fatras pas possible sur le pont, cordages enroulés, casiers vides, masques, tubas, filets.
Nous montons à bord. Il y a trois hommes sur le pont. Ils nous saluent et nous souhaitent la bienvenue. Mourad leur rend leur salut en leur souhaitant une bonne journée et en me présentant. Les hommes me regardent, curieux et intrigués.
Ils nous attendaient et abrègent les salutations d’usage car ils semblent pressés de prendre la mer. Mourad et moi allons à l’arrière du bateau. Assis sur un tas de vieux cordages, nous regardons les marins bouger rapidement le long des ponts.
Le bateau se décolle lentement du mur et le bruit du moteur augmente. Des halètements poussifs de plus en plus rapides et de la fumée nauséabonde. Nous prenons le cap de la pleine mer.
Une fois la mise en route faite, le plus vieux qui semble être aussi le patron, se met à discuter en arabe avec Mourad en me jetant de fréquents coups d’oeil. Il parle peu et hoche souvent la tête.
Nous quittons lentement le port. Les odeurs disparaissent pour être remplacées par celles des embruns et de l’iode. Il fait un temps sublime. Je me laisse bercer par le tangage. Les marins s’affairent toujours à des tâches de maintenance. Ils préparent leur matériel et ne font plus attention à nous. Une légère brise nous caresse et diminue l’intensité du soleil sur nos corps.
Une bonne heure s’écoule. La côte est loin maintenant et l’embarcation me semble bien frêle sur cette mer d’un bleue très sombre. C’est l’heure de la pose et le capitaine nous invite à nous joindre à son équipe pour boire un thé à la menthe.
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