Damien en Tunisie

Chapitre 7

Sylvie et Khaled nous ont retrouvés sur la plage en fin d'après midi. Ils étaient restés absents plus de trois heures. J'étais furieux de cette absence et meurtri par leur bonne humeur et leur connivence. Je tentais de deviner ce qui avait bien pu se passer entre eux. Sylvie avait les yeux brillants et semblait très heureuse. Elle n'arrétait pas de plaisanter et de rire. On pouvait imputer son comportement sur le compte de l'herbe qui devait encore faire son effet. C'est la seule explication que je voulais lui trouver. Mourad et Khaled ne se sont parlés ni en français, ni en arabe. Tout semblait parfaitement normal entre nous. Nous étions un groupe de quatre amis profitant de cet été tunisien. Ils nous restait encore six semaines de vacance.

Le soir, Sylvie et moi avons fait l'amour et cela a été une séance fantastique. Sylvie s'est totalement donnée. Moi aussi. Nos corps moites dans cette chaleur lourde se sont déchaînés l'un contre l'autre. Jamais nous n'avions baisé de cette manière. À quoi ou à qui pensait-elle à ce moment? Je n'arrivais pas à le deviner, mais moi je pensais à cette queue qui m'avait enculé et à ces deux jeunes arabes qui s'étaient soulagés avec mon corps. Je me demandais si mon sperme s'était mélangé à celui de Khaled dans l'intimité odorante de ma copine ou si elle l'a sucé aussi bien que je l'avais fait pour Mourad.

Et sa queue à lui, comment était-elle? Je ne savais même pas à quoi ressemblaient les deux queues qui m'avaient dépucelé le cul. Je ne les avais jamais réellement vues. Sylvie, s'était-elle laissé sodomiser aussi? Elle me l'avait toujours refusé et même cette nuit, je n'ai pas osé lui demander. Peut-être aurai-t-elle acceptée?

Un ballon de cuir tout élimé est venu mourir sur mes chaussures bien cirées. Un des jeunes joueurs est venu le récupérer. Il respire le bonheur ingénu. Mais j'avais appris à mes dépends, qu'il fallait se méfier de l'ingénuité dans ce pays. Il m'a juste remercié d'avoir récupérer le ballon et est reparti jouer. J'ai quitté cette plage. Il me reste deux bonnes heures à tuer avant mon rendez-vous.

Je remonte la rue qui mène au centre de la ville. Il y a beaucoup plus de voiture qu'à l'époque. ça sent l'essence et les épices. Les gens sont bruyants et pressés. Personne ne fait attention à moi. J'arrive sur la petite place cerclée de cafés. Beaucoup de monde sur les terrasses. Je sais qu'en été, tous les vendredi soirs, il y a une fantasia.

Nous avions assisté à l'une d'elle. Le spectacle se déroulait à la tombée de la nuit et il y avait un monde fou autour de la petite place avec une majorité de touristes. Le centre de la place était encerclé de torches qui s'ouvraient pour délimiter un passage au milieu de la rue principale. C'est par là que devaient arriver au grand galop les cavaliers. Les torches étaient le seul éclairage de la petite ville et tous les autres quartiers étaient plongés dans le noir. On entendait des cris et des coups de fusil au loin. Sylvie et moi étions côte à côte. Derrière nous Mourad et Khaled nous racontaient ce qui allait se passer.

- Regardez, ils vont venir de la rue.

La pression des spectateurs agglutinés contre et autour de nous, m'a séparé de Sylvie et très vite, je ne voyais plus que sa chevelure à cinq mètres devant moi. Mourad avait réussi à rester à côté d'elle. Khaled lui, était plaqué contre mon dos. Le spectacle allait commencer dans une dizaine de minutes. Il faisait très chaud et nous étions tous serrés les uns contre les autres.

Pour faire plaisir à Sylvie, j'avais accepté de mettre un large pantalon bouffant de couleur blanche. C'était un vêtement local que Sylvie m'avait offert. Le tissu était si fin qu'il en devenait transparent si je passais dans la clarté. Je me sentais ridicule dans cet accoutrement et c'est Mourad et Khaled qui se sont joints à Sylvie pour me convaincre de sortir ainsi vêtu.

Brusquement, sous un tonnerre roulant d'applaudissements et de cris, une douzaine de cavaliers ont déboulé à cheval pour occuper le centre de la place à grand renfort de coup de feu tirés vers le ciel, et le spectacle a débuté. Nous étions de plus en plus serrés les uns contre les autres, tassés comme des sardines, à tendre le cou pour voir quelque chose. Moi, je n'ai rien pu voir, car dés l'arrivée des cavaliers, Khaled m'a saisi par les hanches, et a pressé son bas ventre contre mes fesses. J'ai sursauté. Il osait faire cela au milieu de cette foule compacte. Il m'était impossible de me dérober à ses avances. Très inquiet, je ne cessais de regarder autour de nous. Personne ne semblait faire attention à ce que me faisait Khaled.

Brusquement en tournant la tête à plusieurs reprise, je me suis rendu compte que j'étais le seul touriste au milieu des autochtones. Nous étions encerclés par des arabes. Aucun touriste en contact direct. Les premiers, étaient pratiquement à trois ou quatre rangs autour de nous. J'étais le seul étranger au milieu d'eux et Khaled me pressait de plus en plus fort contre son bassin. Khaled a parlé en arabe à ses deux coreligionnaires les plus proches qui ont rigolé en me jetant un coup d'oeil.

- Chez nous, il n'y a que les courtisanes qui portent ce genre de pantalon... Les putes quoi... Et je leur ai dit que tu en étais une qui est là que pour offrir son cul...

J'ai violemment rougi. Je ne savais plus où me mettre. Impossible de me décoller de Khaled qui me tenait fermement contre lui. Je sentais parfaitement la bosse de son sexe se frotter lentement contre mon cul. J'étais troublé et désemparé. Je voulais partir, mais il n'y avait aucun échappatoire. Les deux arabes à qui Kalhed avait parlé ont commencé à s'intéresser à ce que faisait Khaled. Ils m'ont regardé d'un drôle d'air, et j'ai baissé les yeux honteux et soumis. Je n'ai tenté aucun mouvement pour échapper aux caresses.

Cela faisait maintenant presque un mois que nous étions dans ce pays et après la séance de la cabane, tout s'était enchaîné sans possibilité d'échappatoire ni de retour. Sylvie allait de plus en plus souvent fumer avec Khaled et je devinais parfaitement qu'ils ne se contentaient pas uniquement de fumer. J'avais maintenant la certitude qu'il y avait quelque chose entre eux, même si Sylvie ne disait rien. Mourad lui, se dévouait pour me tenir compagnie et bien sûr, assouvir ses envies. Au fil des jours, ils m'ont appris à me plier à tous leurs désirs et j'étais devenu un mec aussi obéissant qu'une de leur fatma. Bien que plus jeunes que moi, ils m'avaient soumis à leur volonté autoritaire.

Au cours des séances, ils me demandaient de plus en plus de chose et j'allais de plus en plus loin dans l'abdication de toute rébellion et la soumission. C'est pourquoi, je ne me suis pas révolté le soir de la fantasia, quand j'ai sentis la main de Khaled passait lentement dans mon pantalon et baisser l'arrière de mon slip sous mes cuisses. Je me suis retrouvé fesses nues sous mon pantalon bouffant et transparent, en plein centre-ville, cerné d'arabes qui nous cachaient aux éventuels regards et formaient une barrière infranchissable autour de nous. Et parmi tous ces inconnus, deux au moins pouvaient voir ce que faisait Khaled plaqué contre mon dos avec ses mains dans mon pantalon de courtisane.

À un moment, Sylvie s'est tournée vers nous pour nous faire de grands signes de la main, bras tendu au dessus de la foule. Khaled lui a répondu de la même manière pendant que son autre main fouillait ma raie. Il faisait de grands signes à Sylvie pendant que deux de ses doigts sont lentement entrés dans ma raie serrée pour s'enfoncer sans aucun obstacle dans mon anus. Rouge de confusion et de honte, j'ai serré les dents et baissai la tête. Le spectacle ne m'intéressait plus. Mon anus moite de sueur s'ouvrait sous la pression des doigts vrillés dans mon fondement. Il n'y avait plus besoin de salive. Les deux autres arabes ne regardaient plus la fantasia.

Autour de nous la foule criait des encouragements aux cavaliers. Je ne savais plus très bien ce qui se passait, ni où j'étais au juste. Un type était en train de me mettre deux doigts dans le cul au milieu de dizaines d'autres individus. C'était complètement fou. Khaled a parlé en arabe à son voisin de droite. Un type bien plus vieux que moi, avec une fine moustache et des lunettes à monture dorée. Malgré la chaleur il portait un costume de ville avec une chemise blanche et une cravate. La foule nous pressait les uns contre les autres. La musique lancinante et les coups de feu empêchait toute les discussions. Khaled devait me parler à l'oreille pour que je comprenne:

- J'ai dit à ce type que tu étais une vraie pute avec un trou bien ouvert...

Le type à moustache à regardé dans mon dos. J'ai compris que Khaled lui montrait ce qu'il était entrain de me faire.

- Il ne voulait pas me croire quand je lui ai dit que je suis en train de te mettre deux doigts dans le cul... Je suis sûr que tu sens bien mes doigts dans ton cul et que ça t'excite de te donner en spectacle devant des inconnus hein Damia...

C'est Khaled qui avait décidé de féminiser mon prénom pendant nos ébats. Il avait commencé à le faire environ une dizaine de jours après la séance du bungalow sur la plage. Mourad avait dû lui raconter ce qui s'était passé, et lui n'était peut-être pas encore avec Sylvie. C'était la première fois que nous étions seuls lui et moi. Je ne me souviens plus où étaient les deux autres.

- Mourad m'a raconté ce que vous avez fait sur la plage... Il m'a aussi raconté tout ce que tu acceptes...

J'ai baissé la tête.

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