Défi
Chapitre 1
On s’est rencontré sur DSSM-Gay, un site qui traite de ces sujets. De fil en aiguille, nous avons sympathisé et échangé hors groupe sur les cages de chasteté masculines et sur bien d’autres sujets. Nous nous sommes raconté nos malheurs respectifs puis nos aspirations sexuelles et de vie.
Guy a 40 ans, il est gay depuis l’âge de 20 ans et il s’est séparé de son compagnon de vie il y a huit mois maintenant. Ce dominateur, qui est également un romantique, a bien du mal a trouver quelqu’un qui corresponde à ses aspirations.
Moi, j’ai 45 ans, je suis mince, bi, soumis et maso mais ces traits de ma sexualité ne sont pas visibles dans mon quotidien. Dégouté des femmes qui m’ont ravagé le cœur, en quête du bonheur affectif, j’ai décidé d’essayer de vivre la relation homosexuelle qui m’a souvent fait fantasmer. L’anonymat du net altérant la pudeur, je l’ai avoué à Guy tout comme je lui ai avoué ma féminité intérieure, ma bisexualité, mes fantasmes sexuels et affectifs.
Récemment, j’ai découvert qu’il habite à Marignane et vingt-cinq kilomètres de chez moi grâce à un traceur qui permet la localisation d’un internaute et je me suis amusé à faire de l’humour sur tous les gens qui s’envoient en l’air au dessus de sa tête en payant parfois des sommes astronomique à des femmes vêtues en uniforme. (Les hôtesses d’accueil de l’aéroport)
Que j’ai pu le localiser l’a ennuyé et histoire de le martyriser un peu, je l’ai laissé cherché longtemps malgré ses promesses de représailles en lui répondant que je n’étais pas son/sa soumise et qu’il n’avait rien à exiger de moi. Au fur et à mesure, comme disait la fermière, j’ai entrouverts la porte d’un échange plus physique que virtuel. Hier, sa réponse m’a surpris !
Ci-dessous le résumé de notre chat :
- Cela fait partie de mes fantasmes de jouer à la poupée avec un mec et qu’il devienne ma petite gonzesse d’amour très soumise mais il y a tellement de fantasmeurs que j’en ai assez d’espérer et de perdre mon temps avec des gros cons ou des porcs débiles dépourvus d’intelligence.
- Teste-moi pour voir si je suis de cela !
- Attention à toi si tu me défis, tu pourrais être surpris.
- Des promesses, toujours des promesses…..
- OK ! Si tu veux savoir si ce sont des promesses, va à l’hôtel Ibis de Vitrolles, prend une chambre et habille-toi avec des sous-vêtements de pute. Téléphone-moi pour me donner le numéro de ta chambre et le code d’ouverture de la porte. Ensuite, tu passes des menottes, la fameuse cagoule occultant les yeux dont tu m’as parlé et bloques tes poignets dans ton dos.
- Tu blagues ?
- Non, je suis sérieux ! T’as l’air con maintenant ?
- Tu me donnes ton portable ?
- Sans problème : 06.......
- Tu ne me plantes pas un râteau si je viens ?
- Tu as peur ? Serais-tu comme les autres ?
- Enfoiré !
- Force est de constater que tu te débines.
- Non. J’hésite. Que me feras-tu ?
- Surprise, surprise ! Tu as deux heures pour prendre une douche, mettre ta cage de chasteté, prendre tes petites affaires et venir à Vitrolles. N’oublie pas de prendre les clés de tes bidules si tu ne veux pas avoir l’air d’un con. MDR
- OK, mais je teste ton portable avant.
- Si tu veux !
FIN du résumé
Notre entretien téléphonique n'a duré que quelques minutes pendant lesquelles, il m'a rassuré et mis en confiance puis précisé que cela fait un moment que je titille sa libido.
Sur la route qui me conduit à Vitrolles, je me traite pourtant de débile inconscient tout en me disant que j'allais enfin pouvoir vivre quelque chose de fort. Après tout, qu'est-ce que je risque ? Cela fait un an que je le connais et nos échanges ont toujours été clins sans soucis ni agressivité ou vulgarité.
J'ai son portable, sa géo localisation, son email et nous ne serons pas seuls dans l'hôtel. Le paiement de la chambre par CB à 22heures est génial pour sa discrétion mais entrer dans l'hôtel avec mon petit sac m'est finalement plus difficile que prévu. Je suis à la fois terriblement excité mais j'ai un peu peur de l'inconnu.
Dans sa cage de chasteté, mon Popaul pousse les murs au fur et à mesure que j'approche de la chambre 12. Le code 4676 me permet d'accéder à une de ces chambres " lyophilisées " et sans âme qui sera peut-être le théâtre de mes fantasmes. Elle me parait soudain froide, si froide que je suis pris d'une envie de fuir.
Comme dans les répétitions mentales effectuées sur la route, j'ouvre mon sac et en sort le matériel que Guy m'a demandé de prendre. Sur la table visée au mur, je pose les clés des menottes, de ma cage de chasteté puis des préservatifs et du lubrifiant. Les sous-vêtements féminins que j'ai pris me semblent soudain si ridicules. Je vais être grotesque ainsi vêtu avec mes poils qui dépassent de partout. C'est la première fois que quelqu'un me verra en sous-vêtements féminins.
Je n'en mène pas large et c'est presque la mort dans l'âme que je retire mon tee-shirt. Cette fois ma pudeur va être sérieusement malmenée. Je me mets totalement nu et me prépare pour la suite des évènements que je commence à redouter. Soudain, je prends conscience que je n'ai pas fermé le rideau. Je les clos prestement en espérant que personne ne m'a vu avant de revenir vers ce sac qui m'attend sur le lit en frissonnant, la tête me tourne, mes tempes bourdonnent.
La gorge serrée j'enfile un collant noir ouvert à l'entrejambe. Son contact doux sur les jambes et les cuisses me galvanise un peu. La culotte taille basse en dentelles noires que j'ai choisie masque à peine ma cage de chasteté mais j'aime son contact et la sentir sur le haut de mes fesses. En guise de soutien-gorge, j'enfile un petit haut noir que les sportives mettent pour maintenir leur poitrine, tout cela ne fait pas " pute " mais cela ressemble à ce qu'il m'a demandé.
Bon ! Voilà, je suis prêt, il me faut maintenant l'appeler ? Oser l'appeler est bien plus dur à faire que dans mes fantasmes de soumission….. Je prends une cigarette histoire de me donner du courage puis le téléphone portable. Oh que c'est dur d'oser !
Mon doigt tremble, je n'arrive pas à appuyer sur le bouton vert qui affichera le dernier numéro composé. Vais-y arriver ?
Machinalement, ma main gauche tripote la cage entre mes jambes mais mon index ne parvient pas à appuyer sur le maudis bouton vert ! Mon dieu que je suis con ! Le décevoir me serait insupportable et si je ne me résous pas à réaliser ses demandes, je vais me détester.
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