Défi

Chapitre 2

" Je l'ai dit, je le fais " ! Dis-je à haute voix en appuyant enfin sur la touche de rappel. Son numéro apparaît, j'appuis à nouveau mais je suis loin d'être fier.

- Allo.

- Chambre 12. Le code 4676.

- Tu l'as fait ?

- Oui, j'y suis.

- Là tu m'épates, bravo ! Prépare ton matricule j'arrive.

- Chambre 12. Le code 4676.

- J'ai entendu, pas besoin de me le répéter. Prépare-toi.

Clic

Comme s'il allait arriver dans la seconde, je pose le téléphone puis attrape les menottes et la cagoule que j'enfile et ferme à la vitesse grand V. C'est ensuite au tour des menottes, les clics du premier bracelet me font trembler, j'ai du mal à entrer dans le trip que j'ai espéré, être féminisé et totalement à la merci d'un homme.

Il est évident que nous ne venons pas là pour faire un tennis, mais je suis soudain submergé par la peur. Et s'il était brutal ou pire encore, totalement fou ? Mentalement je me remémore les emails et notre conversation téléphonique. Jamais il ne m'a semblé dangereux ou déséquilibré. Au contraire, derrière la carapace de Dom, se cache un romantique, un romantique même dominateur n'est pas un gros méchant.

La position avec les poignets derrière le dos me rappelle nos jeux SM avec mon ex puis les longues minettes qu'elle m'imposait en me motivant à l'aide de sa cravache. Ces pensées m'excitent, le fait d'être immobilisé m'a toujours procuré toujours un obscur plaisir sexuel.

Rien que de penser que je vais être à la merci de Guy, me fait des choses, mon Popaul commence à pousser son tube. Ma main guide le deuxième bracelet sur mon poignet gauche. Pris d'hésitations, je n'arrive pas à le fermer. Un, deux, trois, clic, clic, clic, ça y est, c'est fait.

Rien que de tirer sur les menottes, me chauffe un peu mentalement. Comment dois-je me mettre ? Sur le lit ou à genoux dans l'entrée ? Les minutes s'égrainent avec une lenteur exaspérante. A genoux, le buste allongé sur le lit et les fesses tournées vers l'entrée de la chambre, je patiente en frottant ma cage de chasteté contre le matelas. Fantasmer à l'idée d'être une fille immobilisée et offerte à la merci d'hommes qui abuseraient de moi m'a toujours déclenché de troubles sensations.

Cette nuit me rapprochera de mes fantasmes les plus fous mais la concrétisation de ces absurdes idées me fait à nouveau frissonner. Je suis fier d'avoir osé, hésitant, excité et apeuré en même temps. Quel drôle de mélange de pensées me direz-vous. Assis maintenant sur le lit, mon excitation s'éteint lentement. Fait-il exprès de me faire attendre de longues minutes qui me paraissent des heures ?

Le clic de la serrure qui s'ouvre me fait tressaillir. Ecrasé de honte je ferme inutilement les yeux sous ma cagoule et déglutis avec peine. La porte claque, elle s'est refermée sur nous, sur l'indécence que représente mon corps d'homme féminisé ainsi offert.

- Bravo ! Ton courage m'impose le respect. Tes dires à propos des fantasmeurs n'étaient pas que des mots. Tu n'es vraiment pas de ceux-là, je te présente mes excuses pour tout à l'heure.

- Elles sont acceptées mais j'ai une trouille monstre.

- Tu peux me faire confiance et n'as pas à avoir peur si tu m'écoutes à la lettre. Lève-toi et approche !

Je me lève avec difficulté et tout tremblant avance de quelques pas à l'aveugle. Le contact soudain de sa main avec ma cage de chasteté qu'il palpe à travers ma culotte m'électrise. Il étire le fin rempart de tissu féminin pour regarder l'objet qui emprisonne mon sexe rabougris qu'il ne peut voir à l'intérieur du tube de métal.

Il m'attire à lui brutalement puis plaque ses lèvres contre les miennes en explorant mes fesses à pleines mains. Son baiser n'est pas un baiser tendre, non, il est brutal, animal quasiment sauvage. Je ne peux lui refuser, mais embrasser un homme n'est absolument pas mon truc. Une de ses mains s'insinue dans ma culotte pour suivre la fissure de mon pertuis. Ce nouveau contact me fait frémir des pieds à la tête. D'un doigt il touche mon anus, le titille un instant et le pénètre durement m'arrachant un gémissement de douleur.

- Hum, tu es tout serré mais je te sens très tendu. Décontracte-toi un peu, on va passer un bon moment tous les deux.

Je ne peux répondre ni exprimer quoi que ce soit, aucun mot ne me vient. Pendant qu'il parcourt mon corps de ses mains fermes mais douces dans les caresses, ses lèvres dessinent dans mon cou un chemin imaginaire. Ces sublimes attouchements me font frémir et onduler comme une véritable femelle en chaleur.

Guy m'enlace avec beaucoup de douceur en caressant de la pointe de sa langue, mes lèvres, mes narines puis le creux des oreilles. Ses douces attentions m'apaisent et commencent à me faire fondre. Entre ses bras, je commence à me sentir sa chose, aucune femme jusqu'à présent ne m'a câliné ainsi.

Du pied, il m'invite à écarter les jambes, le creux de mes cuisses devient la cible de ses mains câlines, c'est fou ce que ce collant amplifie les sensations de douceur. Sous ses attouchements, ce n'est pas un plan cul SM que je ressens mais une séduction qui me trouble terriblement. Les menottes m'obligent à l'immobilité, ses caresses à l'abandon. Ce mec me fait totalement vibrer de l'intérieur, je n'ai jamais connu ça auparavant dans mes furtives expériences bisexuelles.

Au bout d'un long moment de délice, ses lèvres se mettent en quête des miennes, je ne les subits plus et lui rend maintenant son baiser pendant qu'il poursuit ses investigations entre mes jambes. Sa main fouille ma culotte à la recherche de mes testicules qu'il malaxe avec douceur sous la cage. Ma verge est très à l'étroit dans son tube de métal. Maintenant je n'ai plus peur, je suis bien sur le nuage de mon abandon.

Avec la même douceur, il appuie sur mon épaule et m'invite à m'agenouiller. Je ne résiste pas, son sujet est prêt à le servir. Le bruit de ceinture et de la braguette m'indique qu'il est temps pour moi d'officier et de lui donner ce qu'il est venu chercher. Ma bouche s'entrouvre pour attendre son sexe qui ne tarde pas à se présenter à elle. Encore une fois, il ne me force pas et me laisse libre de décider mais il est hors de question pour moi de lui refuser quoi que ce soit.

C'est même avec plaisir que je prends contact avec sa verge gonflée et terriblement dure. Mes lèvres titillent son gland un instant avant de coulisser lentement autour de son membre d'une bonne grosseur. Par chance, il n'est pas très long, j'arrive sans encombre ni haut-le-cœur à l'absorber totalement jusqu'à la base. Sa main se pose sur ma nuque et me plaque plus encore contre lui mon nez touche les poils de son pubis. Guy me maintient la tête et m'impose des mouvements, lents et profonds.

Ma langue virevolte sur son gland avant de s'enrouler autour de son mandrin qu'il enfonce dans ma bouche avec maintenant plus de vigueur. Il m'interrompt ensuite de la main et m'oblige à me lever pour descendre ma culotte en m'intimant l'ordre d'attendre sans bouger. Les bruits m'indiquent qu'il se déshabille et se couche sur le lit.

- Maintenant, je veux apprécier les douceurs de ta langue sur tout mon corps, tu as intérêt à t'appliquer si tu ne veux pas souffrir dès le premier jour.

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