Défi
Chapitre 4
Guy se retire et me demande de me mettre sur le dos. Je m'exécute aussitôt en brûlant d'impatience de savoir ce qui m'attend maintenant. Il s'abat sur moi et me palpe en me dévorant tout en me renseignant sur ses intentions. Je crois que mon éducation ne commencera que demain et que cette nuit, il me désire tout simplement. Le tout simplement signifie qu'entre ses mains, je deviens une véritable poupée de chair qu'il malaxe et pétrit en lui roulant des pelles voraces.
Mes jambes sont prestement relevées, mes fesses exposées à son désir. Cette fois, la pénétration est brutale, sauvage, elle m'arrache des gémissements qui sont immédiatement étouffés par sa bouche qui dévore mes lèvres. Menotté et les chevilles bloquées près de ma tête par ses bras, je n'ai jamais été ainsi offert, pris et ne peux que subir sa fougue en de bruyantes expirations.
Guy me laboure un moment les reins avec une intensité démoniaque, ses cuisses claquent sur mes fesses, ses mains martyrisent mes tétons sous le soutien-gorge. Des cris de bête me surprennent soudain, il stoppe ses mouvements sauvages et reste profondément bloqué en moi en se laissant aller à la jouissance en une longue plainte de fauve.
Même s'il ne fait plus aucun mouvement, mon anus convulse, est-ce ses contractions ou suis-je en train de jouir du cul ? Je ne saurai le dire, mais je viens d'atteindre un degré d'abandon et de plaisir insoupçonné jusqu'à présent, c'est bien plus intense que je ne l'ai imaginé dans mes fantasmes.
Tout essoufflé, m'écrasant de tout son poids, Guy s'accorde un instant de repos salutaire. Même si elles sont positionnées de côté pour protéger mes poignets, les menottes me font mal mais je n'ose bouger ni me plaindre. Sortant lentement de sa douce torpeur, en poussant ses reins en avant, il happe ma lèvre inférieure des siennes devenues gourmandes, câlines, possessives.
Les fesses tendues au possible, je m'offre à lui, j'aimerai tant qu'il puisse aller plus loin en moi, qu'il me possède plus encore que la nature ne l'autorise. Le duo silencieux des corps s'éteint lentement, Guy se retire et se débarrasse de son préservatif qu'il abandonne sur la table de nuit en me souriant.
- Normalement, un soumis remercie de la bouche son maître de l'avoir honoré en dégustant les dernières gouttes de son plaisir. J'aimerai beaucoup que tu le fasses pour moi.
- Je ne m'en sens pas capable aujourd'hui, laisse-moi un peu de temps. S'il te plait.
- Si tu veux, mais ma clémence à ton égard ne durera pas éternellement.
L'alternance des échanges verbaux et non verbaux se poursuit mais il ne semble pas envisager de me libérer de ma cage de chasteté ni des menottes. Ma fatigue, tant physique que nerveuse s'exprime par un bâillement discret qu'il décèle en se moquant de moi.
- Une chambre, c'est aussi fait pour dormir, je crois que nous en avons besoin tous les deux. Quand penses-tu ?
Dans l'état de fatigue où je suis, je ne peux qu'adhérer pleinement à cette idée. Guy éteint alors la lumière et m'attire contre lui. La tête posée contre sa poitrine je me laisse aller à une douce somnolence en revivant mentalement cette folle nuit avant d'être happé par un sommeil peuplé de songes érotiques aussi compliqués que multiples.
AU PETIT MATIN
La cage de chasteté étire mes testicules dans mon érection matinale qui se produit au petit matin bien avant que ne sèche la rosée. Une visite éclair aux toilettes me soulage à peine la vessie car malgré une douleur dans les muscles de mes épaules, l'effet cage de chasteté et menottes se répercute également sur ma libido qui, tel un alpiniste chevronné, se remet à gambader pour explorer de nouvelles voies.
Avec moult précautions pour ne pas le réveiller, je me recouche près de lui un peu honteux de n'avoir pu m'essuyer après m'être soulagé. Morphée ne tarde pas à m'attirer et à m'entraîner vers un sommeil agité.
Nous sommes chez Guy au petit matin après une nuit de
folie où, totalement féminisé et
hormoné, j'ai du satisfaire de mon corps toutes les lubies
des personnes invitées à mon second baptême.
Vêtu d'une chemise de nuit en satin blanc, je lui apporte
son petit déjeuné au lit quand soudain, il
soulève le drap et me dévoile sa verge
gorgée de désir. 
Aussitôt et avec joie indescriptible, dès qu'il a saisis le plateau, je me glisse contre lui pour entreprendre la dégustation du Priape de chair. Les yeux fermés je fonds de bonheur à son contact. Ce n'est pas une fellation que je réalise mais un impérial acte d'Amour. Sa main caresse ma nuque puis joue avec mes cheveux, mes lèvres glissent lentement sur sa colonne de chair d'une enivrante douceur.
J'ai une telle faim de sa verge que je dois modérer mon envie de mordre. Son membre est secoué de petits spasmes, l'idée qu'il va jouir dans ma bouche me comble de bonheur. Je l'aspire en le serrant de mes lèvres dans de plus grands mouvements puis bois avec délice les jets de son nectar qui semblent venir sans fin lors des sursauts de sa jouissance.
Il a un petit goût marin que j'adore et dont je me délecte. Ses râles et spasmes s'enchaînent mais quelque chose me surprend, je pensais qu'il était couché dans l'autre sens. Ma langue virevolte sur le gland brûlant pendant que mes neurones s'attellent à la résolution de ce problème d'orientation.
- Quand tu m'as dit que tu avais besoin de temps pour me boire, tu me faisais un caprice ou quoi ?
Par réflexe, je " m'arrache " littéralement de mon rêve puis du lit et me précipite vers le lavabo pour vomir mais rien ne me vient même si je tousse comme un asthmatique tuberculeux. Guy s'est précipité derrière moi pour allumer la lumière et m'assister.
- C'était ma première fellation menée jusqu'à son terme. Je n'y suis jamais arrivé car cela me fait vomir.
- Ce n'est pas ta dernière crois-moi !
A suivre (peut-être)
| Précédent... |
Contact: webmaster@soumischaste.net
