Mon mari est devenu mon domestique
Chapitre 4
Préambule
J'ai découvert il y a quelques temps sur Internet un charmant petit récit, intitulé " mon mari est devenu mon domestique " (voir chapitres précédents). En lisant cette histoire, j'ai tout de suite eu envie de me mettre à la place du mari mentionné dans le titre, prénommé Julien, afin d'imaginer comment il avait pu ressentir ces évènements. C'est pourquoi j'ai rédigé le texte suivant, suivant la même trame que l'original, mais cette fois-ci écrit du point de vue de l'infortuné Julien…
Il ne faut pas jouer avec le feu
Je m'appelle Julien, et mon histoire peut prouver à ceux qui en douteraient que le cours d'une vie peut basculer sur un seul instant mal négocié, et dont les conséquences ne pourront jamais s'effacer.
J'ai connu ma femme alors que j'étais jeune trentenaire. Au cours d'une soirée organisée par un collègue de travail, je remarquai Martine, une belle jeune fille brune aux yeux verts, qui était une amie de la sœur de notre hôte. Moi qui avais toujours été assez timide, je fus très troublé lorsqu'elle m'invita à danser, et nous passâmes ensuite un bon moment à discuter tous les deux.
Nous échangeâmes nos coordonnées, et quelques jours après nous sortîmes réellement ensemble. J'étais fou amoureux d'elle, et je la demandai très rapidement en mariage : c'était la femme de ma vie, j'en étais certain ! A mon grand bonheur, elle accepta après une semaine de réflexion, et l'été suivant nous étions devenus mari et femme. Martine avait entre-temps emménagé chez moi et quitté son petit studio qu'elle occupait en ville, et nous faisions nos premiers pas dans la vie de couple.
Je travaillais alors comme chef d'équipe dans une usine qui tournait bien, à une dizaine de kilomètre de ma maison que j'avais achetée avant que les prix de l'immobilier ne se mettent à flamber. Martine, pour sa part, n'avait pas été très loin dans ses études, et elle avait alterné les petits boulots en intérim avant de me connaître : quand elle fut mariée elle cessa définitivement de chercher un emploi et devint femme au foyer. Elle semblait très heureuse avec moi, et appréciait le fait d'avoir un train de vie confortable.
Puis vint cette soirée fatidique, où je décidai d'inviter Paul, mon chef de service, pour dîner à la maison. En effet, un nouveau projet d'envergure allait bientôt démarrer dans l'usine, et je m'étais mis dans l'idée qu'en invitant Paul cela pouvait favoriser ma nomination à la tête de l'équipe qui allait se monter. J'avais eu la pensée, coupable certes, que s'il était impressionné par la beauté de ma femme, cela ajouterait du poids à ma candidature. Aussi, avant que Paul n'arrive, Martine s'était habillée à ma demande de manière très sexy : une jupe noire assez courte, de belles bottes assorties, et un chemisier de satin blanc qui mettait en valeur sa poitrine généreuse.
Quand la sonnette de la porte d'entrée retentit, j'allai accueillir Paul et lui présentai Martine. Paul lui baisa la main d'un geste distingué et me dit : " Julien, vous avez une femme ravissante ! " J'étais aux anges, il paraissait apprécier notre accueil, et nous passâmes au salon pour prendre l'apéritif. Pendant que Martine remplissait les verres, j'allai en cuisine vérifier la cuisson du rôti, puis revins pour reprendre notre conversation à trois.
Une fois l'apéritif terminé j'amenai le plat sur la table de la salle à manger : le repas se passa agréablement, nous discutâmes de choses et d'autres de façon décontractée. Je revenais régulièrement en cuisine pour assurer le service, essayant de mettre à l'aise du mieux possible notre invité de marque, pendant que ma femme assurait la conversation.
À chaque fois que je m'absentais, j'avais l'impression que Paul en profitait pour faire du charme à Martine, mais je comptais sur elle pour imposer des limites à son audace, et de plus cela faisait partie de mon " opération séduction " que j'avais imaginée pour Paul. Une fois le repas fini, je dis à ma femme : " Martine, on va prendre le café dans le salon, et pendant que tu prépares les tasses je vais faire la vaisselle. "
Je débarrassai les plats de la table, puis commençai à les laver dans l'évier. Je pensai un moment m'interrompre pour aller les rejoindre, mais en me dirigeant vers le salon je changeai d'avis, me disant qu'il valait mieux laisser Paul et Martine discuter tranquillement. Je fis demi-tour dans le couloir, les apercevant assis sur le canapé, et allai finir de faire la vaisselle en cuisine. Martine, qui avait dû me voir, me lança du salon : " tu as besoin d'un coup de main mon chéri ? " et je lui répondis pour la rassurer : " non, je me débrouille très bien, reste avec notre invité ! "
Quand j'eus terminé, en rentrant dans le salon je tombai sur un spectacle qui me figea sur place : Martine et Paul étaient en train de s'embrasser sur le canapé ! Je restai là, pétrifié, incapable d'avoir la moindre réaction. Ils me regardèrent alors, et au lieu de s'excuser ou au moins interrompre son manège, Martine fit à cet instant un geste que je n'oublierai jamais : elle se mit à genoux devant Paul, toujours convenablement installé sur le canapé, et entreprit de lui sucer le sexe après lui avoir déboutonné son pantalon ! Je restai là, interdit. Jamais Martine n'avait accepté de me faire cet honneur, et la voilà qui effectuait une fellation sur un homme qu'elle ne connaissait même pas quelques heures auparavant !
Ne supportant pas plus longtemps cette vision, je pris la fuite dans la cuisine, bouleversé. Je sentais la colère m'envahir, et, à bout de nerf, je décidai enfin de retourner dans le salon afin d'affronter Paul et Martine et leur demander des comptes. Mais quand je revins dans la pièce, ils avaient repris une pause convenable, à tel point que je me demandais si je n'avais pas rêvé la scène à laquelle j'avais assistée quelques minutes auparavant. Perdant toute contenance et me sentant un peu stupide devant leurs deux regards posés sur moi, je m'excusai de mon retard, en inventant comme prétexte une vaisselle plus grasse que prévue.
Nous prîmes le café comme si de rien n'était. Je ne savais plus ce que je devais faire : j'étais sûr d'avoir vu Martine embrasser Paul et, pire, entreprendre une fellation, mais je me sentais ridicule d'aborder ce sujet qui paraissait maintenant complètement déplacé. Après tout j'avais peut-être mal vu, ou mal interprété ce que j'avais vu.
Il y avait de plus en plus de gêne entre nous, et la conversation s'étirait, entrecoupée de silences lourds de sous-entendus. Tout à coup, à ma totale surprise, je vis ma femme se lever et prendre Paul par la main. Elle me lança : " Finis de ranger ! Ce soir tu dors sur le canapé, et demain tu nous apporteras le petit déjeuner à onze heures ! Bonne nuit mon chéri. "
J'étais abasourdi, incapable de prononcer la moindre parole. Je la vis emmener Paul vers la chambre, alors que je restais assis, seul à la table. Une boule glacée envahit mon estomac : tout ce que j'avais craint devenait réalité, et les paroles de ma femme m'avaient mis en face de la cruauté de cette situation. Elle allait faire l'amour avec cet homme, et sous mon propre toit en plus !
J'étais effondré, et dans mon crâne j'essayais de calmer une tempête de sentiments contradictoires. Machinalement, je commençai à débarrasser la table, me demandant comment je pouvais réagir à cette incroyable situation. Ma première idée fut de quitter la maison le soir même, mais je considérais cela comme une fuite, et je ne voulais pas abandonner face à Paul sans lutter. D'un autre côté, que pouvais-je faire ici ? Si je m'interposai physiquement, cela dégénèrerait certainement en bagarre avec Paul, et si je le tabassais je pouvais dire adieu à mon boulot. De plus, vu sa carrure plutôt imposante, je n'étais pas sûr du tout d'avoir le dessus, ce qui aurait encore rajouté à mon humiliation.
Je décidai de ranger, tout en essayant d'imaginer une solution pour sortir à mon avantage de cette situation apparemment bloquée. Je finis de débarrasser la table et la nettoyai, puis allai laver les tasses et les couverts du café. Je secouai la nappe dehors puis la rangeai dans l'armoire. Je n'osais plus entrer dans la chambre, et d'autre part je ne voulais pas laisser le champ libre à Paul en quittant la maison : comme Martine me l'avait dit, le canapé était effectivement devenu le seul endroit où je pouvais m'installer pour dormir.
Je disposai quelques coussins de façon à en faire un couchage confortable, enlevai mes chaussures et m'allongeai. Je n'avais pas de draps car ils étaient dans la chambre, aussi pour ne pas avoir trop froid je me servis de mon manteau comme couverture.
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