Mon mari est devenu mon domestique
Chapitre 5
Je dormis à peine cette nuit-là. En effet, pendant plusieurs heures je les entendis gémir, et même crier de jouissance. C'était surtout ma femme qui exprimait ainsi son plaisir, mais Paul aussi ne se privait pas de manifestations sonores. Je pense qu'au petit matin ils durent se calmer un peu, car je réussis à fermer l'œil pendant quelques instants. C'est le jour qui me réveilla, et aux bruits qu'ils faisaient, je pus constater qu'ils avaient repris leurs ébats.
Je regardai l'heure : il était dix heures passées. Je me rappelai alors que Martine avait réclamé son petit déjeuner à onze heures. C'était peut-être le moment de lui montrer toute ma colère devant son comportement indigne, mais j'avais du mal à m'imaginer lui tenir tête ; en fait j'avais peur de la perdre totalement si je lui faisais une scène de jalousie, alors que si je restais stoïque, la vie reprendrait peut-être son cours normal après toute cette aventure. Je décidai donc d'aller leur préparer du café, et de plus en fermant la porte de la cuisine cela me permettait de ne plus les entendre. Je disposai les tasses et les couverts sur un plateau, y ajoutai du sucre, des biscottes et du beurre, fis chauffer le café et le servis dans les tasses, puis attendis onze heures, en profitant de ce moment pour manger moi-même.
Quand l'heure arriva, je pris mon plateau et sortis de la cuisine pour me diriger vers la chambre. Il n'y avait plus de bruit, et je me dis qu'ils s'étaient peut-être rendormis. Un peu hésitant, je finis par taper timidement à la porte.
"Entre !" cria Paul. 
Je poussai la porte avec mon plateau, et là je tombai sur un spectacle auquel rien ne pouvait me préparer. Paul était assis au bord du lit, nu, pendant que Martine, à genoux devant lui, lui suçait le sexe qu'elle avait complètement englouti dans sa bouche. Devant cette scène, je restai totalement pétrifié, ne sachant plus que faire, extrêmement gêné et n'osant plus les regarder. Mes bras tremblaient de rage et d'humiliation, et j'allais faire demi-tour pour quitter la pièce, quand Paul ordonna :
"Reste et attends !"
Cet ordre, donné par un homme qui était mon chef de service à l'usine, m'immobilisa immédiatement. Des années de soumission dans le cadre professionnel se traduisirent à cet instant en une totale absence de volonté de désobéir de ma part, et je restai ainsi, tel un idiot, le plateau dans les mains, à regarder ma femme effectuer sa fellation. Heureusement cette scène ne dura pas, car très vite je vis le membre imposant de Paul s'agiter de secousses, pendant que Martine avalait toute sa semence.
Après avoir fait jouir son amant, elle sembla prendre un malin plaisir à nettoyer lentement le sexe flétrissant de Paul, et ce n'est qu'après plusieurs minutes qu'il m'autorisa enfin à poser mon plateau, à côté de lui sur le lit. La rage au ventre, j'obéis, mais au moment où j'allais sortir de la chambre, j'entendis ma femme me rappeler :
"Ces cafés sont froids, va les réchauffer !"
Essayant de contrôler ma colère qui montait contre Martine, je revins en serrant les dents, et repris le plateau sans un mot. J'allai refaire du café en cuisine, puis les rejoignis après quelques minutes avec des tasses chaudes. Ils me regardaient tous les deux, assis sur le lit, un sourire moqueur aux lèvres, comme s'ils savouraient ma honte et mon humiliation qui croissaient de seconde en seconde. Je me dépêchai de repartir dans le salon, et au bout de quelques minutes ils me rappelèrent pour débarrasser le plateau. Au moment de sortir de la chambre, j'entendis ma femme dire " mon chéri ", aussi me retournai-je, mais elle me dit alors d'une voix cinglante :
"Non, pas toi, c'est à Paul que je parlais, toi tu peux disposer."
Je partis de la chambre, absolument mortifié par la scène à laquelle je venais d'assister. J'allai me réfugier dans la cave, essayant de me calmer et d'oublier toute cette horrible matinée. Pour m'occuper les mains et l'esprit je me mis à bricoler un meuble que j'avais commencé à remettre à neuf quelques jours auparavant.
J'avais les larmes aux yeux, et pour moi le monde venait de s'écrouler… Plus jamais je ne verrai ma femme de la même façon, après ce qu'elle venait de me faire subir.
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