Mon mari est devenu mon domestique

Chapitre 7

Le dimanche, je commençai par changer les draps du lit, puis me consacrai à la lessive et au repassage. Martine m'avait demandé également de rajouter une étagère dans un placard, ce que je fis en fin de journée.

Quand le soir arriva, je commençai à être inquiet de ne pas la voir revenir : et si elle avait décidé de rester définitivement avec Paul ? Je m'angoissais de plus en plus avec la soirée qui avançait. Pour m'occuper, je préparai le repas pour deux, mais vers minuit je dus me rendre à l'évidence : elle ne rentrerait probablement pas ce soir. La mort dans l'âme, je décidai alors d'aller me coucher, mais dans le canapé cette fois-ci, pour éviter tout problème si elle arrivait à l'improviste en pleine nuit.

Quand je me réveillai le matin, il n'y avait toujours aucun signe de sa présence, pas de message téléphonique, rien. Terriblement inquiet, j'allai au travail. J'aperçus Paul en milieu d'après-midi, il était dans une salle de réunion, mais je n'osai pas lui demander ce qui s'était passé ce week-end. Je téléphonai plusieurs fois à la maison, toujours sans réponse, aussi partis-je tôt cet après-midi, soucieux de savoir si ma femme était enfin rentrée…

Quand j'arrivai chez moi, ma première réaction fut un soulagement intense en voyant sa voiture garée devant la maison. Elle était rentrée, et elle ne m'avait pas quitté : c'est donc qu'elle tenait encore un peu à moi ! Quand j'entrai dans la maison, je la vis allongée dans le canapé, en train de regarder des jeux télévisés à la télé. Je l'aurais volontiers serrée dans mes bras et couverte de baisers, mais le regard hautain qu'elle me jeta quand elle me vit entrer m'enleva bien vite cette idée. Je choisis alors de suivre la ligne de conduite que je m'étais fixée, c'est-à-dire lui prouver que j'étais beaucoup plus disponible et serviable que Paul.

Je pris l'initiative de prendre la valise qu'elle avait laissée ouverte au milieu du salon, et, sans qu'elle ne me le demande, je rangeai ses affaires dans la chambre et mis son linge sale à laver, puis débarrassai une tasse de café qu'elle avait laissé traîner sur la table basse. Sans un mot, je préparai ensuite le dîner, et j'allai la prévenir quand tout fut prêt, vers huit heures. Pendant le repas, elle parut se détendre, et bien qu'elle ne parla pas de son week-end, elle plaisanta plusieurs fois et me félicita même pour la bonne tenue de la maison durant son absence. Je repris ma place dans le canapé cette nuit-là, mais je me sentais rassuré par son attitude envers moi : elle ne semblait pas décidée à me quitter, et j'avais donc peut-être encore une chance de la reconquérir.

Le lendemain, au travail, j'appris par une secrétaire que Paul était parti pour cinq semaines aux États-Unis. De plus, une bonne nouvelle ne venant jamais seule, le chef de Paul me convoqua pour m'informer qu'il m'avait choisi, sur les conseils de Paul, pour encadrer la nouvelle équipe qui se montait. Paul m'avait renvoyé l'ascenseur, et je lui en étais reconnaissant, même si le prix à payer avait été exorbitant.

En rentrant le soir-là, mon moral était remonté au beau fixe : non seulement j'étais débarrassé de mon rival pendant un bon mois, mais de plus j'avais obtenu ma promotion ! J'annonçai cette dernière nouvelle à Martine, qui m'expliqua qu'elle le savait depuis ce week-end, car elle en avait parlé avec Paul. Durant les jours qui suivirent, je fis de mon mieux pour satisfaire les désirs de ma femme, et nous nous installâmes dans un nouveau mode de vie où je m'occupais de tout le ménage : jamais la maison n'avait été aussi propre. L'autorité de Martine devenait de plus en plus naturelle, et je ne me sentais plus capable de lui contester cette supériorité. Elle semblait radieuse, et cela me plaisait de la voir ainsi profiter de son temps, même si pour moi cela était éprouvant physiquement, en particulier les week-ends où je n'étais pas ménagé à la tâche.

Le seul élément réellement négatif de notre nouvelle situation était que je n'avais plus aucune relation physique avec Martine, et j'en souffrais énormément. Cela représentait pour moi une terrible frustration de devoir me coucher dans le canapé alors que cette femme superbe que j'adorais plus que tout au monde dormait nue dans une chambre à quelques mètres de moi, sans que je puisse la toucher.

Un deuxième élément vint me contrarier : je constatai que Paul l'appelait régulièrement sur son portable. Ainsi, malgré la distance qui les séparait, son amant conservait son emprise sur elle, et je commençai à douter de mes capacités à la garder auprès de moi. Cela avait vraiment l'air sérieux entre eux !


Au bout des cinq semaines, Paul revint. C'était un vendredi soir, et Martine me mit devant le fait accompli : elle allait le rejoindre de nouveau, pour le week-end. Je m'étais déjà fait à cette idée au cours des jours précédents, aussi pris-je cette nouvelle avec fatalité. J'avais toujours peur qu'elle me quitte définitivement, mais je sentais maintenant que mon empressement à la servir lui plaisait, et que je pouvais m'appuyer sur cet attachement pour la garder encore auprès de moi.

Un nouveau rythme de vie s'établit alors : si en semaine je continuais à la servir comme avant, je passais maintenant les week-ends seuls. En plus des tâches ménagères qu'elle me donnait toujours à effectuer, elle m'inscrivit à un cours de relaxologie étalé sur plusieurs samedi. Durant ce stage, j'appris auprès de professionnels les différentes méthodes de massage et de relaxation.

Martine mit rapidement en application mes nouveaux talents : elle me demandait très souvent, plusieurs fois par jour, de lui masser les pieds. Elle avait même pris l'habitude de m'appeler ainsi : " Julien, aux pieds ! ", et j'accourais alors, abandonnant pour un instant ma vaisselle ou mon ménage, pour me mettre à genoux devant elle et m'occuper de ses pieds. Paradoxalement, j'avoue que ces moments ne me déplaisaient pas, car c'était devenu finalement ma seule possibilité de contact physique avec elle, et j'étais même quelquefois frustré qu'elle m'ordonne d'arrêter trop rapidement.

Progressivement, la distance semblait s'agrandir entre Martine et moi. Elle m'ignorait de plus en plus lorsque j'étais là à effectuer mes corvées, et les seules fois où elle s'adressait à moi, c'était pour me donner des ordres.

Un lundi soir, en rentrant d'un week-end passé chez Paul, elle décréta que nous ne mangerions plus ensemble : elle se fit servir dans le salon, et je dus lui apporter les plats depuis la cuisine. Elle me fit rester debout auprès d'elle durant tout le repas, me demandant régulièrement de lui remplir son verre, lui apporter du sel, lui couper du pain, etc. Quand elle eut fini son repas, elle m'autorisa enfin à débarrasser et à manger seul dans la cuisine, pendant qu'elle regardait un film à la télé. Depuis ce soir-là je ne fus plus jamais autorisé à manger en sa présence, et je dus la servir à tous les repas quand nous étions ensemble à la maison.

Elle acheta une clochette qu'elle posait à côté d'elle quand elle était dans la maison, et je devais la rejoindre quand elle l'agitait. Quelle que soit la corvée que j'étais en train d'effectuer, quand j'entendais ce tintement, je devais tout abandonner pour aller m'enquérir de ses désirs. Elle ne me ménageait pas sur ce point, et dès qu'elle avait besoin de quelque chose, elle me sonnait : " Julien, un verre d'eau ! ", ou bien : " Julien, un yaourt ! ", ou encore : " Julien, j'ai renversé mon jus d'orange, nettoie ! ", etc.

Elle semblait devenir de plus en plus exigeante : le matin, après lui avoir apporté son petit déjeuner au lit, je devais aller lui préparer son bain, puis ensuite je revenais débarrasser le plateau et lui enfilais ses mules. Quand j'étais à la maison alors qu'elle sortait ou rentrait, je devais m'agenouiller et lui mettre ou retirer ses chaussures. Plus cela allait, plus elle devenait autoritaire, et moins j'osais la contredire, de peur de la perdre à jamais. Je prenais même plaisir à servir une telle femme, si belle et si hautaine à la fois.

Un soir, alors que je massais les pieds de Martine, elle téléphona à sa sœur, Patricia, qui habite dans l'Est. Elle lui expliqua alors la situation, me décrivant comme son larbin, alors qu'elle s'éclatait avec son amant tous les week-ends. Je tiquai un peu devant cette description, mais continuai à lui masser les pieds docilement. J'entendis alors avec surprise que sa sœur souhaitait venir constater cela par elle-même, et quelques semaines après elle vint passer plusieurs jours à la maison.

Elle ne mit pas longtemps à trouver sa place et prendre parti de la situation, et elle n'était pas la dernière à me donner des ordres pour la servir. Elle me faisait même lui masser ses pieds, et un soir où j'étais justement en train de le faire, elle me dit : " lèche mes pieds ! " Surpris, je levai mon regard vers Martine, mais celle-ci confirma : " lèche les pieds de Patricia. " C'était un ordre clair et ne souffrant pas la contestation, aussi commençai-je à passer ma langue sur les pieds de Patricia.

Ce soir-là je dus ensuite également lécher les pieds de ma femme, et celle-ci prit l'habitude de me le demander quotidiennement. Là encore, cette nouvelle demande, pour humiliante qu'elle fut, n'était pas si désagréable pour moi, car les pieds de Martine sont magnifiques, et s'en occuper était même devenu un moment de bonheur pour moi.

Maintenant que les années ont passé, quand Martine évoque cette période de ma vie, elle parle de mon " dressage ", et il s'agissait bien de cela : en l'espace de quelques mois elle m'avait appris à devenir son serviteur, prêt à tout pour la satisfaire.

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