Garçons, amitié, et harcèlement

Chapitre 1

Je devine que, afin que vous puissiez avoir une perception honnête de ma situation, je dois vous donner une courte description de moi, et aussi bien de Robert, et aussi un peu d'information sur le contexte, et de cette façon vous pourrez vous former votre propre opinion sur ma situation actuelle.

Pour commencer, mon nom est Abe, abréviation naturellement Abraham. Je sais, je sais, mais vous devez comprendre que quand je suis né et que mes parents m'ont donné un nom, nous vivons au sein de la communauté Amish, où la plupart des noms sont choisis dans la bible. Je venais juste d'avoir dix ans quand ma maman a décidé qu'elle voulait que je vive une vie plus pleine, et que je grandisse avec beaucoup moins de restrictions. Je suppose qu'elle n'avait pas totalement compris les règles strictes des Amish et leur façon de vivre quand elle a épousé mon papa. Il étant né et avait été élevé au sein de la communauté, et n'avait aucun désir de partir.

Par conséquent peu de temps après mon dixième anniversaire, ma maman m'a réveillé tandis que tout le monde était profondément endormi, et aux alentours de minuit elle m'a fait sortir à l'insu de tout le monde. Comme des voleurs dans la nuit, je me rappelle que nous courrions tout le long de la longue route mal entretenue qui conduisait à la route principale, avec mon poignet serré par la main de maman, car elle pleurait tout le long du chemin, la plupart du temps, et j'ai découvert des années après, plutôt de peur que de tristesse. Nous avons couru pendant ce qui m'a semblé des heures pour rejoindre l'endroit où mon grand-père (son père) nous attendait... pour nous conduire à la civilisation, laissant mon papa et la seule maison que je n'avais jamais connue.

Je ne tenterais pas de vous ennuyer avec tous les détails de notre installation dans notre nouvelle ville, une banlieue de Boston, et les sept années suivantes de ma vie... rien de tout cela n'étant très important, car tout ce que je dois dire n'eu lieu qu'après mon dix-septième anniversaire. Je dirai cependant ceci au moins, avec l'aide de mon grand-père, ma maman a achetée une maison dans une banlieue calme à environ trente minutes du centre de Boston. C'est là où j'ai rencontré Robert, lui et ses parents étant nos plus proches voisins.

Avant que j'aille plus loin, je voudrais dire ceci encore... quand je grandissais dans la communauté Amish, il m'a été enseigné à plusieurs reprises que chacun d'entre nous devons faire face à nos démons pendant le cours de notre vie, mais je ne savais pas à l'âge tendre de dix ans... que mon nouveau meilleur ami au monde serait l'un d'eux.

La chose est étrange, car Robert et moi nous sommes si différents de tant de différentes manières, comment sommes nous devenus aussi attaché l'un à l'autre, et les meilleurs des amis... Je ne saurai jamais. Je veux dire que quand j'ai rencontré Robert pour la première fois j'avais conservé chez moi les enseignements extrêmement stricts des manières Amish, ainsi que beaucoup de règles dont vous penseriez que j'exagérais si j'entrais dans le détail, ce que je ne veux pas ... Mais c'est leur façon de vivre, après tout! J'ai juste voulu vous donner une idée de la façon dont mon ami et moi nous sommes différents.

À dix ans j'étais un garçon maigre, timide, extrêmement timide, et très passif. J'avais de longs cheveux bruns foncés qui me descendaient jusqu'aux épaules et de grands yeux bruns. Robert, lui, était ce que je dirai mon exact opposé. Timide, peureux, passif? Pas Robert, absolument pas! Il était tout ce que l'on m'avait interdit d'être. Cependant, étant le premier ami de mon nouveau monde, et vivant si refermé, j'ai gardé secret son comportement... un secret pour ma maman, en particulier la vulgarité qu'il usait, ses mauvais penchants, et son égoïsme.

À dix il pratiquait déjà des sports d'équipe, jouant au football pendant l'été et au hockey pendant l'hiver. Avant que nous soyons entrés au lycée, il était le capitaine de notre équipe de football, aussi bien que de notre équipe de lutte. En outre il jouait dans notre équipe de base-ball comme stoppeur de balles. Ainsi vous avez le tableau complet de sa personnalité, il était déjà un athlète jeune garçon, et est devenu plus qu'un athlète quand il a grandit. Maintenant que nous avons dix-sept ans, tout que je peux dire est ceci, lui et moi, nous ne passerions jamais pour des jumeaux.

J'ai naturellement moi aussi atteint l'âge l'adulte et je n'étais plus le garçon maigre que j'était alors. Aujourd'hui cinq je mesurais 1,73 mètres et pesait 66 kilos avec assez de muscle pour pouvoir me défendre en toutes situations délicates si besoin en était (grâce à l'aide et aux conseils de mon meilleur ami), je pouvais me regarder dans le miroir et être quelque peu fier de mon corps.

Cependant, et malgré cela, je dois dire honnêtement que mon corps ne pouvait pas soutenir la comparaison avec celui de Robert. Il était vraiment l'idole de l'école entière, et faisait battre les coeurs de beaucoup. Avec ses 1,80 mètres, et près de 80 kilos de muscles sans un once de graisse dans tout son corps, le mec même de l'armoire à glace... je le jure. Le reste de garçons de l'école se considéraient comme chanceux si nous obtenions de marquer un but avec lui.

J'étais réellement plus chanceux que certains des autres mecs, juste parce qu'il m'avait choisis pour être près de lui, et je ne m'en plaignait pas, croyez moi. Naturellement son corps musculeux n'est pas son seul atout. Ses cheveux blond clair, ses yeux bleus de cobalt, et ses fossettes dans sa joue quand il souriait et ses éclairs de lumière dans son regard, certainement attiraient les regards. Mais, certains... quoique très peu, se tenaient loin de lui en raison de ses manières prétentieuses, son égoïsme, et son esprit parfois moyen.

Je voulais bien croire sérieusement que son attitude et son ego, et sa capacité de ne jamais accepter le mot NON... s'ajoutait seulement à son aura. Certains mecs pas très courageux chuchotaient souvent entre eux que sa vanité exagéré se retournerait contre lui un jour. Quand j'entendais de tes discours, je prenais rapidement sa défense. "Vous dites qu'il exagère ?" Je leur disais. "Mais diable est ce qu'il est EXAGÉRÉ de dire que la forme de son corps est impressionnante, et son allure, ou sa capacité à mener le lycée à la victoire comme capitaine de notre équipe du football, et de l'équipe de lutte?"

Ouais bien, peut-être est il égoïste, je serai le premier à l'admettre pour moi-même, mais il est un enfant unique, et vient d'une famille très riche.....Il faut comprendre qu'il a toujours obtenu ce qu'il a t, et bien souvent sans même un avoir à fournir un léger argument, et si on ne le lui donne pas, il le prend, d'une manière ou d'une autre car il croit que ce qu'il désire... est à lui, sans autre forme de procès!

Mais est ce totalement de sa faute?... NON ce ne l'est pas! C'est à cause de la manière dont il a été élevé, dont il a été éduqué.

Oui, je devine que vous devez dire que je ne vois que les bons cotés de mon meilleur ami, et que ferait n'importe quoi pour lui. Pas parce qu'il est l'adolescent le plus populaire de notre ville, et pas en raison de tous les privilèges que je puis obtenir en étant son meilleur ami, et certainement pas parce que sans lui en tant que mon meilleur ami, il y aurait un nombre incroyable d'étudiants à l'école qui ne saurait même pas que j'existe...

Non, je vais jusqu' à lui la plupart du temps parce qu'il est toujours été là pour moi, m'aidant à comprendre que la vie elle-même n'est pas TOUT ce qu'en dit la religion et la vie monacale... m'aidant à forger mon corps et mon esprit, à combattre ma timidité.

Je ne peux pas être aussi bon en sports et en bodybuilding qu'il l'est lui-même, et je ne puis pas être l'adolescent le plus courageux au monde, mais aussi peu que je suis... je le devrai à Robert, et cela est un fait. Ainsi bien que nous soyons les opposés de bien des manières, mais avant que nous ayons fini notre première année de lycée et l'été avant notre année suivante, (qui situe l'époque où mon problème commence) j'étais extrêmement fier de l'avoir comme mon meilleur ami, et j'essayais toujours de le remercier de cet honneur.

Ok, en voilà assez avec les détails ennuyeux de nos histoires, passons maintenant à ma situation fâcheuse.

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