l'Hôtel

Chapitre 16

Nous avons été conduite dans différentes directions. La plupart des bonniches avaient l'air boudeuses et entrèrent dans un ascenseur qui se mit à monter, tandis que certaines continuaient à avancer avec leurs doigts évasés et le déhanchement ridicule que j'avais appris la nuit dernière. Une démarche qui était devenu pour moi un automatisme, comme les sept autres 'écolières', nous descendîmes un couloir qui nous mena vers une série de doubles portes qui semblaient complètement déplacées dans ce bâtiment d'allure moderne. C'était une série de portes jumelles munies d'un verre opaque, comme dans les vieilles écoles.

Nous avons été alignées devant les portes, et Mlle Leopard nous a passé en revue en giflant gratuitement chacune de nos cuisses exposées avec sa tige. L'une après l'autre nous couinèrent et avons massé la blessure.

"Concentrez vous bien sur tout ce que vous allez apprendre ! " Et elle donna une claque à la dernière fille.

Jusqu'à ce moment les doubles portes s'ouvrirent et les deux hommes qui n'avaient tourmenté hier soir apparurent. J'ai fait comme si je ne les voyais pas tandis que le blond bouclé me regardait. Comme nous étions toutes aussi semblables les unes que les autres, il était peu probable qu'il puisse m'identifier.

"Fantastique, " et il se mit à rire. " Mon fantasme favori ! " Et il nous observa l'oeil allumé et j'ai senti que je rougissais.

"S'il vous plaît laisser-les tranquilles Monsieur Dawson, nous essayons de les dresser et de les discipliner, " dit fraîchement Mlle Leopard.

"Et je suis tout à fait favorable à cela, " dit-il en riant quand nous vous observant.

J'espérais pouvoir tirer sur le bord de la jupette pour la rallonger, mais je savais que même s'il n'était permis de faire un geste la jupette ne pouvait pas être descendue d'un millimètre.

Alors il m'a regardé fixement.

"Mais c'est la Debbie d'hier soir! "

Oh non! Maintenant il était à côté de moi.

Mlle Léopard nous a pressé de passer la porte pour entrer dans l'école.

"Bonjour tu es très appétissante ! " Dit-il avec un sourire rayonnant.

Oh, que pouvais-je dire. Je gardais mon regard fixé sur la chevelure blonde qui était en face de moi, et je l'ai suivi dés qu'elle est entrée.

J'ai fait la moue. Ce n'était pas ma faute!

"Rentrez là dedans salopes! " s'irrita-t-elle.

Nous sommes entrés dans la classe où il y avait un tableau noir, des bureaux et des schémas et articles affichés sur les murs.

À l'entrée se trouvait une femme dans la cinquantaine, dans une posture figée et sévère, mesurant près d'un mètre 80 sur ses hauts talons, habillée d'un chemisier blanc pimpant et d'une jupe qui descendait au-dessous de son genou. Elles étaient munies d'une canne et une expression féroce se lisait sur son visage, ce qui m'emmena immédiatement à mettre un genou en avant et à retrousser mes lèvres en cul de poule.

"Voici, " annonça Mlle Léopard, "Mlle Carrington. Elle sera votre professeur aussi longtemps qu'il le faudra. "

Un instant plus tard, après que Mlle léopard nous ait laissées et que nous nous sommes placés chacune à côté d'un bureau, Mlle Carrington pris place au centre de l'estrade devant le tableau noir et nous fusilla du regard.

"Je n'ai jamais vu une telle bande de paresseuses, grossières, inutiles, bonnes à rien, salopes dans toute ma vie ! "

Oh mon Dieu. Quelque chose me disait qu'aujourd'hui encore cela ne serait pas une partie de pique-nique.

"Épaules en arrière les filles!"

Nous nous exécutâmes.

"Et arrangez correctement ces genoux. "

Les miens étaient correctement placés mais j'ai fait un effort désespéré pour les positionner encore mieux.

"Le bureau qui est à côté de vous est le bureau que vous garderez au cours des deux semaines suivantes. Vous maintenez vos bouches fermées à moins que je vous donne un ordre contraire, compris? "

"Oui Mlle Carrington, " avons-nous acquiescées.

Elle répondit par un soupir et elle nous a ensuite expliqué les bases, la révérence comme nous l'avait enseigné Mlle Steel la nuit précédente. Bientôt nous comprîmes la différence entre la révérence et l'acquiescement. La révérence était réservée naturellement aux moments où on était présentée ou quand on entrait dans une salle et l'acquiescement était utilisé pour toutes les autres occasions.

On nous a même apprit comment nous asseoir ! Apparemment en faisant ce mouvement nos cuisses devaient être pressées fortement ensemble et devaient restée serrées jusqu'à ce qu'on nous donne l'ordre de nous lever.

Nous avons du répéter cet exercice jusqu'à être capable de le faire aveuglément.

Une fois assise nous apprîmes que seulement quatre d'entre nous étaient des nouvelles 'filles' arrivées la nuit dernière. Les quatre autres étaient arrivées la semaine avant notre arrivée. On nous a expliqué les grandes lignes de ce qui se produirait pendant notre séjour. J'ai résisté de nouveau à la tentation de signaler leur erreur. Bien que j'aie commencé à craindre que peut-être Linda ne pourrait pas me trouver. Après tous j'avais le même look que les autres bonnes et mon nom avait été changé.

Nous devions travailler 12 heures par jour, 6 jours par semaine. Le reste du temps nous serions dans nos chambres à moins que nous ayons un 'rendez-vous'. Un rendez-vous était une rencontre avec un invité ou un membre du personnel qui le demandait. Elle a alors semblée lyrique, comme si elle parlait à des enfants de cinq ans, des plaisirs d'une rencontre. Nous pourrions être invités à des promenades dans les jardins, à la piscine ou même aux restaurants de l'hôtel ou être invitées à dîner. On nous permettait de répondre à toutes les questions avec n'importe quels mots que nous aurions choisis, mais avec l'avertissement que notre 'invité' pouvait y mettre fin quand lui ou elle l'aurait choisi.

C'était affreux, pensais-je, que les autres filles doivent subir cela. Quand à moi, je serais bientôt chez moi allongé sur mon canapé à regarder la télévision tandis que ces putes idiotes devraient satisfaire quiconque leur donnerait un ordre les autorisant à sortir de leur chambre ou à se nourrir correctement.

La personne qui nous donnait un rendez-vous nous prendrait à la garde robe et nous ramènerait de nouveau à la garde-robe. La garde robe se trouvait dans le quartier des bonnes dont nous ne devions pas sortir, sauf pour des rendez-vous de nuit et sous un strict contrôle. On ne nous permettait jamais de descendre dans les étages du dessous sans être accompagnée par un 'adulte'.

Les yeux de Mlle Carrington's ont scintillé à nouveau pendant qu'elle répétait sa leçon sur la garde-robe, " c'est la pièce favorite de toutes les bonnes filles. Chaque vêtement dont vous pouvez avoir rêvé dans vos plus beaux rêves se trouve peut être là. Des robes de soie, des jupes serrées en toile, des habits admirablement travaillés " et elle a continué ainsi. Je dois dire que cela m'a semblé plutôt intéressant. Je désirais quand même jeter un coup d'oeil à ces vêtements qui semblaient si merveilleux.

J'apprendrais plus tard qu'un 'adulte' était n'importe qui des invités ou des membres du personnel. Nous étions toujours désigné sous le nom des 'filles'.

L'école se déroulait chaque matin pour les deux premières semaines et nous devions exécuter de menus travaux l'après-midi.

Elle espérait que nous quitterions bientôt toutes l'école une fois avoir passé 'le point'. A nouveau on parlait de cela. J'ai essayé de lancer un regard rapide de côté à Sharon à côté de moi mais je n'ai pas du tout osé au cas où Mlle Carrington me verrait. Qu'est ce qu'était donc de 'point' ?

Apparemment nous pourrions parler comme nous le voulions lors des rendez-vous et nous pouvions rester dans nos chambres à condition que nous restions de 'bonnes filles'. Maintenant je comprenais le comportement de mes compagnons.

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