Entre de bonnes mains

Chapitre 21

Manon s'approcha à son tour. Elle tenait dans ses mains une sacoche de cuir d'un brun foncé, le cuir ayant une apparence similaire à l'ensemble que je portais.

(Manon) - J'ai mis dans ta sacoche tes produits de maquillage (au cas où on devrait retoucher ton maquillage un peu), ton porte monnaie et d'autres effets dont tu pourrais avoir besoin. Une gente dame ne doit jamais sortir sans cet accessoire essentiel qui complète magnifiquement la tenue vestimentaire.

Manon plaça la sacoche en bandoulière autour de mon cou et sous mon bras gauche. France s'approcha de nouveau.

(France) - Pour donner la touche finale, j'ai choisi pour toi un joli foulard de soie et de velours dans des tons félins, un tissu imprimé genre léopard... qui conviendra à merveille à ton style félin.

France passa ce long foulard autour de mon cou et l'enroula.

(France) - Voilà!... Tu es maintenant prête...

(Manon) - Presque prête... Il ne manque qu'un tout petit détail mais qui fera toute une différence... Une jolie femme ne sort J'jamais sans une touche de parfum. J'ai choisi "l'air du temps"... C'est un doux parfum et tellement subtil... Je t'en vaporise un peu dans le cou. Tu vas voir comme cette odeur te fera sentir encore plus femme.

Manon vaporisa un petit jet de parfum dans mon cou. L'odeur était très subtile et était typiquement féminine.

(Manon) - Voilà!... Maintenant tu es prête... Les filles devraient être sur le point de revenir nous rejoindre.

(France) - Les voilà justement... Tu nous laisses un petit 10 minutes tout au plus et puis nous pourrons sortir entre filles.

(Manon) - Nous serons de retour rapidement... Juste le temps de troquer nos uniformes de travail pour une petite tenue de ville de circonstance.

Alors que Nathalie, Katya, Patricia et Julie m'avaient rejoint portant à présent chacune une coquette tenue de ville, Manon et France s'éloignèrent.

(Katya) - Tu es vraiment superbe Daniella...

(Nathalie) - Tu es tout simplement charmante...

(Patricia) - Et d'une coquetterie indéniable...

(Julie) - Tu as l'air d'une véritable déesse...

(Katya) - Je suis certaine que tu apprécieras ta petite sortie après avoir été séquestrée aussi longtemps... Et tu vas voir comment on s'amuse bien quand on sort en filles...

(Nathalie) - Et en plus ce soir tu auras droit à un véritable repas. Juste pour cette raison, Je suis déjà convaincue que tu seras heureuse de nous accompagner...

(Patricia) - Tu vas aussi avoir la chance de pouvoir tester comment ton charme fou peut attirer l'attention mais sans avoir à craindre d'être importunée car nous te servirons d'escorte et nous te protégerons des hommes malveillants...

(Julie) - Et tu vas aussi découvrir comment on peut se sentir lorsque l'on est une jolie femme en plus de découvrir tout ce que cela peut impliquer...

(Katya) - Voilà France et Manon qui reviennent. Enfin nous allons pouvoir quitter. Je suis certaine qu'on va s'amuser follement...

France et Manon approchaient toutes souriantes et coquettes. Elles étaient vraiment de jolies dames ainsi que leurs compagnes. Toutes savaient comment mettre leurs charmes féminins en valeur. Cela allait de soi puisqu'elles avaient choisi de travailler en esthétique. Même dans ma situation actuelle, leur féminité et leur sensualité éveillaient mes désirs virils. Je ressentis une érection naissante sous ma jupe. Cela me fit remarquer qu'on avait oublié de m'offrir une petite culotte. En "bonne fille", je me dis que je me devais de souligner ce fait.

- Je crois que vous avez oublié un petit quelque chose...

(France) - Quoi donc chère Dame?...

- Je ne porte pas de petite culotte.

(France) - Tiens! Tiens!... Quel sens de l'observation tu as... C'est bien vrai!... Donc... Si je comprends bien, tu aimerais porter une jolie petite culotte féminine...

(Manon) - Le doux contact d'une belle petite culotte de soie ou de dentelle ou peut-être même d'une culotte amincissante en élastane ou d'une gaine culotte plairait certainement à ton membre viril...

- Ce n'est pas que cela me plairait. Mais ce serait tout de même plus correct et plus hygiénique aussi. Et avec cette jupe un peu courte, je ne voudrais tout de même pas courir le risque d'exposer involontairement mon membre viril...

(France) - J'en déduis que tu n'es pas du genre pervers exhibitionniste. Cela est tout à ton honneur. Je te remercie de nous avoir signalé ce petit détail...

(Manon) - Ce détail a effectivement son importance et c'est bien que tu y ais porté attention...

(France) - Cela démontre que tu es une bonne fille soucieuse des bonnes manières. Tu te comportes déjà comme une dame de grande classe...

(Manon) - Puisque tu ne voudrais surtout pas choquer les gens et passer pour un pervers, il faudra donc que tu portes attention à ce petit détail...

(France) - Tu devras prendre garde de ne pas soulever ta jupe...

(Manon) - Et lorsque tu t'assoiras, il serait aussi préférable que tu évites d'écarter tes jolies jambes...

(France) - Tu pourrais même les croiser... à la manière des femmes bien entendu et non pas comme le font les hommes...

- Donc... Si J'e comprends bien... Ce petit oubli est bien volontaire de votre part et vise à m'humilier un peu plus... Comme si cela n'était pas encore assez... (Manon) - Ho!... Que tu nous attribues de bien mauvaises intentions... Tu crois vraiment que nous prenons un malin plaisir à t'humilier?...

- Oui!... C'est bien ce que je crois...

(France) - Pour dire vrai... C'est effectivement notre but. Et cela nous plaît de savoir que tu sois aussi embarrassé.

(Manon) - Cela signifierait peut-être que tu commences à avoir honte de ta masculinité et qu'il te plaît déjà à de penser que tu puisses passer pour une jolie femme...

(France) - Tu expérimenteras ce soir comment il peut être agréable d'être une jolie femme mais aussi les exigences que cela peut comporter.

(Manon) Mais il te faudra être discrète et prudente, faire preuve de retenue et de prévoyance afin d'éviter de dévoiler notre petit secret.

On me parlait de retenue et de discrétion alors que l'on avait tout fait pour me donner une apparence des plus féminines et des plus flamboyantes. Je savais très bien, et même trop bien, que tous les regards allaient se retourner sur mon passage. D'abord parce que j'avais le look d'une femme vraiment mignonne. J'avais tout d'une séductrice. Tout en moi dégageait une extrême féminité.

J'attirerais certainement aussi l'attention du fait que ma démarche serait plutôt maladroite avec mes talons hauts de 4 pouces. Bien que j'étais arrivé à assez bien m'adapter à marcher avec des souliers à talons aguille de 2 pouces, je savais que ma démarche n'aurait rien de naturelle avec des stilettos aux talons vertigineux de 4 pouces. Ma démarche serait certainement chancelante et j'allais devoir faire preuve d'une grande prudence afin d'éviter un faux pas qui me ferait chuter.

Mon pas serait aussi ralenti de manière importante et il était évident que je ne pourrais courir sans avoir la certitude de me retrouver au sol. On remarquerait certainement aussi mon visage si joliment maquillé qui avait tout pour attirer les regards. Ce collier d'esclave, constitué d'une chaîne solide et d'un cadenas serait de toute évidence remarqué et éveillerait certainement les fantasmes et les réflexions amusées de plusieurs.

Et comment ne pourrait-on pas remarquer aussi ma tenue vestimentaire féline, mes jambes sexées bien galbées dans leurs bas nylon soyeux, mon ensemble de cuir et surtout ce corset victorien noir (visible sous ma veste entrouverte) qui enserrait fermement ma taille et exposait mes faux seins à l'apparence si réelle?... Il était tout aussi certain que je ne pourrais pas dissimuler aux regards mes mains avec leurs magnifiques griffes de tigresses recourbées, incroyablement longues et si admirablement décorées.

Mes 6 hôtesses (je devrais plutôt dire ces 6 amazones tortionnaires) s'amusaient follement. Elles étaient très heureuses de s'offrir cette sortie entre filles. Elles étaient surtout contentes d'avoir l'occasion de m'humilier et de me dominer, de me faire vivre une totale impuissance et de m'exposer aux regards comme un joli trophée.

J'ignorais encore comment j'allais pouvoir me sortir de leurs griffes. Mais il fallait à tout prix que j'élabore rapidement un plan qui me permettrait de recouvrer ma liberté. Je sentais l'étau se refermer de plus en plus autour de moi. Je devais profiter de cette sortie publique pour prendre la fuite. Sinon!... Il était fort possible qu'une telle occasion ne se représenterait pas avant longtemps et peut-être même jamais plus. Et à cette seule pensée, j'étais terrifié.

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