Entre de bonnes mains
Chapitre 24
Peu de temps après je me réveillai. Je ne sentais plus le corps de Sylvie collé contre le mien. Mais elle était toujours là à mes cotés et elle dormait encore. Mon esprit s'alluma rapidement et je pensai aussitôt que j'avais en cet instant la chance de pouvoir prendre la fuite. Tout doucement, pour ne pas réveiller Sylvie, je sortis du lit. En évitant autant que possible de faire du bruit, j'enfilai ma jupe et ma veste de cuir.
Du bout des pieds, pour éviter le bruit de mes talons hauts, je me dirigeai vers la porte de sortie. J'ouvrai la porte discrètement et après avoir mis les pieds dehors, je la refermai tout doucement. Je fus immédiatement envahi d'un agréable sentiment de liberté en cette nuit confortable et paisible. Je savais que derrière les commerces du secteur, il y avait une ruelle. C'était la voie toute désignée pour fuir en toute discrétion.
Je commençai à marcher doucement, pour éviter de faire trop de bruit avec mes talons, en me dirigeant vers la gauche pour rejoindre la ruelle derrière le motel. Une fois rendu dans la ruelle, j'accélérai le pas en arrivant même à atteindre une bonne vitesse. Je me surpris même à constater que mes hauts talons ne me ralentissaient pas autant que j'aurais cru. Comme quoi cet intense désir de liberté me donnait de l'élan. Je ne pouvais certes pas courir rapidement mais je m'éloignais tout de même à un certain rythme.
Environ 200 mètres plus loin, la ruelle tournait sur la gauche derrière un commerce. Je suivis ce virage et je me retrouvai alors devant une haute barrière qui m'interdisait de poursuivre mon chemin.
Je n'avais pas d'autre choix que de rebrousser chemin pour chercher une autre voie d'échappement. Je me retournai et je revins sur mes pas. J'aperçus quelqu'un qui venait vers moi. Immédiatement, je reconnus cet homme qui avait tenté de me faire des avances au resto-bar un peu plus tôt. Il m'avait suivi... j'en étais certain. Il m'interpella.
- Bonsoir ma belle dame!... Dites-moi donc ce que vous faites là?... Me cherchiez-vous par hasard?...
Je ne répondis pas et j'accélérai le pas en passant tout près de lui. Il m'intercepta en m'accrochant par le bras
- Vous ne me fausserez pas une autre fois compagnie ma jolie... Vous m'accorderez bien un petit baiser...
J'essayai de fuir son étreinte mais il me serrait fortement. Il avait la stature d'un joueur de football et devait peser 240 livres et mesurer 6 pis. 4po. Son étreinte se resserrait davantage. Il me poussa et me coucha au sol.
- Je crois que je ne pourrai pas me satisfaire d'un simple
baiser ma jolie... 
Il détacha son pantalon et exposa son pénis en érection. Il commença à glisser ses mains sur mes cuisses et souleva ma jupe. J'étais en état de panique, totalement pétrifié et impuissant devant mon agresseur.
- Quoi!... Que vois-je?... Vous êtes un travelo... une pétasse... Je hais les pédés... Vous allez me le payer...
Je savais qu'il s'apprêtait à me donner une raclée. Je n'avais aucun moyen de l'en empêcher. J'entendis soudain une voix.
- Arrêtez!... Arrêtez à l'instant!...
- Laissez partir Daniella!... Tout de suite!...
Je tournai ma tête et je vis mes 6 hôtesses (que je considérais mes tortionnaires mais qui étaient maintenant devenues salvatrices) et Sylvie (qui les avaient par chance averties de ma fuite). France et Manon s'étaient approchées de mon agresseur et pointaient tout près de son visage une petite bonbonne qui devait probablement contenir du poivre de Cayenne. L'individu me laissa tranquille et se releva. Puis il prit rapidement la fuite. Je l'entendis quelques instants plus tard partir avec son véhicule.
(France) - Par chance que Sylvie est venue nous prévenir...
(Manon) - Pas plus de 5 minutes plus tard, nous t'aurions trouvée bien amochée et possiblement même défigurée...
(France) - Il aurait peut-être même pu te tuer ce salaud... (Manon) - Il aurait été bien triste qu'il ruine ce si beau visage après tout ce travail de ces jours derniers... Tu devrais nous remercier Daniella... Sans notre secours, tu aurais subi un bien triste sort...
- Je vous suis reconnaissant... Merci!... Merci!... Je suis vraiment désolé...
(France) - Je suis moi aussi très déçue. Après t'avoir offert tous ces soins, après t'avoir permis de découvrir ta féminité, tu ne penses qu'à nous fausser compagnie. Je te trouve bien ingrate...
(Manon) - Ce n'est vraiment pas gentille cette façon d'agir et ce n'est pas du tout la bonne manière de nous exprimer ta reconnaissance...
(France) - Je suis vraiment très attristée et même choquée. Je croyais qu'on pouvait davantage te faire confiance...
(Manon) - Je constate malheureusement que nous nous sommes trompées...
(France) - Je considère que tu mérites une petite leçon de savoir vivre. Il y aura un prix à payer pour ta rébellion...
(Manon) - Et nous allons nous assurer qu'il ne te prendra plus jamais l'envie de nous abandonner...
(France) - Il ne te viendra plus jamais à l'idée de t'enfuir. Nous allons prendre les grands moyens pour nous assurer que cela te sera impossible.
Je venais d'échapper à un triste sort. J'avais connu l'extrême frayeur, la peur de ma vie. J'étais pratiquement toujours effrayé à la pensée du sort qui me serait maintenant réservé. Je venais d'apprendre une bien triste leçon sur la condition féminine. Une femme devait encore malheureusement de nos jours se méfier de certains hommes et se protéger de leurs malveillantes attentions. Je m'en étais sauvé de justesse.
Mais maintenant je ne voyais pas comment j'allais pouvoir échapper à mon destin. Je n'aurais certes pas à subir la souffrance physique que mon agresseur m'aurait fait connaître. Mais je subirais certainement la souffrance morale de l'humiliation. Je priais pour que ces amazones tortionnaires fassent preuve à mon égard d'un peu de compassion.
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