Entre de bonnes mains
Chapitre 31
Je venais tout juste de sortir du Salon après cette longue journée pendant laquelle s'était poursuivie ma métamorphose. Je marchais sur la rue en compagnie de France et Manon en direction de chez elles. Je n'avais qu'une petite marche de 10 minutes à faire. Je me doutais que cette courte marche me paraîtrait tout de même bien longue et qu'il me serait pénible de marcher avec ces talons aiguilles de 4 pouces. Je fus surpris de constater que j'avais pris de l'assurance sur mes hauts talons et que ma démarche était déjà devenue plus naturelle. Je faisais de moins en moins de faux pas et je pouvais suivre le rythme de France et Manon sans trop de difficulté.
Sur le chemin, nous avons croisé d'autres piétons... des femmes mais aussi quelques hommes. Je dus affronter leurs regards qui ne laissaient pas de doute sur l'effet que je provoquais. Je savais que c'était moi qui attirait plus spécifiquement leur attention. France et Manon, quoique bien charmantes, portaient encore leur uniforme bleu pâle du salon. Mon apparence était beaucoup plus flamboyante et ne pouvait pas faire autrement qu'accrocher le regard des personnes sur ma route.
Comment aurais-je pu ne pas attirer l'attention avec mes souliers blancs aux talons métalliques hauts de 4 pouces qui signalaient chacun de mes pas à leur contact au sol, mes jambes parfaitement épilées bien galbées dans ces bas nylon soyeux blancs et légèrement lustrés, ma nouvelle robe moulante aux jolis motifs fleuris si affriolante dont le tissus léger semi transparent laissait deviner que je portais un corset sculptant parfaitement mon corps, mon visage angélique et séducteur joliment maquillé, mes oreilles parées de 6 paires de boucles d'oreilles et bien sûr mes exceptionnelles griffes de tigresse recourbées et si originalement décorées d'une longueur incroyable de 2 pouces...
Cela semblait bien amuser France et Manon qu'on me porte une telle attention. Elles paraissaient fières de m'exhiber ainsi comme un trophée ou devrais-je plutôt dire comme une jolie poupée.
(France) - J'ai comme l'impression qu'on tombe littéralement sous ton charme ma chère Daniella.
(Manon) - Je dirais même qu'il semble pratiquement impossible de te résister. Tous les regards que j'ai pu observer ont succombé à ton indéniable beauté.
(France) - Ha!... Que je suis contente!... Cela me rend vraiment fière de réaliser comment tu peux être irrésistible.
(Manon) - Cela nous confirme aussi que ta féminité et ta beauté se sont bien épanouies.
(France) - J'ai peine à imaginer quel effet tu provoqueras lorsque ta métamorphose sera complétée.
(Manon) - Je suis convaincue que personne ne pourra te croiser sans se trouver envoûté par ton charme séducteur.
Cela amusait vraiment France et Manon et elles se plaisaient à constater mon embarras. Je ne me permis pas de commenter leurs réflexions puisque je savais que cela ne ferait que confirmer leur triomphe. Elles prenaient un vif plaisir à m'humilier en éliminant progressivement les signes de mon identité première et je savais trop bien que ma métamorphose n'était pas encore complétée à leur satisfaction.
Nous arrivâmes enfin à la résidence de France et Manon qui était d'une certaine façon aussi devenue ma nouvelle habitation. Elles me firent entrer en premier et refermèrent la porte en prenant soin de bien la barrer. Puis elles m'invitèrent à prendre place sur un des fauteuils du salon.
J'étais content d'être arrivé et de pouvoir enfin me reposer. Cette petite marche de 10 minutes en talons hauts était bien suffisante. France s'assit elle aussi sur un fauteuil face à moi alors que Manon se dirigea vers la cuisine.
(Manon) - Je vous reviens dans 2 minutes...
(France) - D'accord Manon. Je vais tenir compagnie à Daniella... Tu es vraiment très jolie Daniella... De plus en plus jolie... Et il semble que je ne sois pas la seule à avoir cette opinion... Tu sembles contente de pouvoir te reposer... Il est vrai que ce fut une longue journée... Ah! Que cela m'amuse de voir comme tu es devenue mignonne... Et qui pourrait dire qu'un homme se cache sous cette apparence si féminine?...
- Moi, je le sais que je suis encore un homme... Mais il semble que toi tu l'ais déjà oublié...
(France) - Je le sais moi aussi que tu es un homme ma jolie... Je ne l'ai point oublié... Mais cela m'amuse tellement... C'est comme jouer à la poupée... Je suis convaincue que tu vas finir par t'adapter et même à oublier ta masculinité... Nous allons faire en sorte que ta nouvelle identité s'épanouisse pleinement... Tu peux en être certaine...
Manon revint vers nous en portant un plateau sur lequel se trouvait 3 verres.
(Manon) - Je vous ai apporté de l'eau... On oublie trop souvent comment il est important de boire de l'eau... Et cela est tellement bon même si bien des gens prétendent que l'eau n'a pas de goût... Oh!... Que tu parais fatiguée Daniella... Mais quelle est cette façon disgracieuse de t'évacher... Un peu de tenue s'il te plait...
(France) - Manon a bien raison... Cette position que tu as est indigne d'une femme et me fait trop penser à celle d'un homme sans classe... Ça manque vraiment de grâce... Allez Daniella!... Redresse-toi un peu et tiens toi droite...
Je ne tolérais pas que France cherche à contrôler mes moindres gestes. J'étais fatigué et même exténué et ma position nonchalante le reflétait bien. Et bien que France ait décrit cette position comme étant trop masculine et sans grâce, elle me convenait parfaitement. Je ne me redressai pas et je me permis même de m'avachir encore davantage.
(France) - Ha!... Je vois... Tu te permets de me défier Daniella... Mais cela ne m'impressionne aucunement... Je saurai bien te faire entendre raison.
Quelques instants plus tard, France mit la main dans sa sacoche et y saisit quelque chose. Je compris rapidement de quoi il était question. Je ressentis tout à coup un choc électrique dans ma région génitale qui me fit hurler de douleur.
(France) - Est-il nécessaire que je continue Daniella?... Je te demande encore une fois de prendre une posture plus adaptée à ton nouveau statut et tu as intérêt à t'exécuter sur le champ... Sinon, je ne me gênerai pas pour te faire expérimenter encore cette fonction déplaisante de ton nouveau harnais... Je ne suis pas une tortionnaire et je t'aime bien Daniella... Mais s'il le faut, je n'hésiterai pas récidiver.
- Non!... Non!... France... J'ai compris... J'ai compris... Je vais obéir...
(France) - C'est mieux ainsi... Ces petits chocs électriques bien qu'inoffensifs sont tout de même très désagréables... Et combiens efficaces pour mâter un homme rebelle...
Je me relavai et me remis dans une position droite bien adossée au fauteuil.
(Manon) - C'est mieux ainsi mais tu pourrais faire encore mieux... Assis-toi comme on t'a enseigné tantôt... les jambes croisées et tes mains bien exposées sur tes cuisses...
Je n'osais plus prendre le risque de subir encore un choc électrique. Je croisai mes jambes en gardant mon dos bien droit et j'étendis mes mains sur mes cuisses en exposant mes longues griffes.
(Manon) - C'est bien Daniella... Tiens... Voilà ton verre d'eau...
(France) - J'avais bien soif moi aussi... Merci Manon.
(Manon) - Je vais préparer le souper et je reviens dans pas longtemps... 15 minutes tout au plus.
(France) - À tantôt Manon...
Je demeurai seul en compagnie de France. Je terminai mon verre d'eau en ne pouvant faire autrement que de remarquer encore mes superbes griffes de tigresse si longues et si solides. France remarqua que j'y portais attention.
(France) - Tes longues griffes semblent vraiment te fasciner Daniella... C'est vrai qu'elles sont bien jolies...
- Dis-moi France... Tu m'as fait marcher quand tu m'as annoncé qu'elles étaient permanentes et qu'il n'y avait aucun moyen de m'en débarrasser?...
(France) - Mais non!... Pas du tout... C'est la pure vérité... Ce sont réellement des griffes permanentes que tu conserveras toute ta vie... Et même si je voulais t'en débarrasser, je ne le pourrais pas.
- Je suis certain que tu me fais marcher... Je ne suis tout de même pas naïf à ce point...
(France) - Daniella!... Tu viens de commettre une erreur de syntaxe... Répètes donc ce que tu viens de me dire là... Et assure toi de l'énoncer correctement cette fois...
Je venais de saisir ce que France voulait et je ne souhaitais pas expérimenter de nouveau ce choc électrique. Je me repris aussitôt.
- Excuse-moi France... Je me reprends... Je suis certaine que tu me fais marcher. Je ne suis quand même pas si naïve...
(France) Ha!... C'est mieux ainsi Daniella... Mais moi je crois que tu es un peu naïve... Sinon, tu ne serais jamais tombée dans ce petit piège que je t'ai tendu. Tu es une bien naïve fille mais surtout tu es tellement jolie. Tu portes si bien ton nom...
- Si j'avais su... Si j'avais su...
(France) - Tu aurais certainement évité ce piège... Mais voilà!... Tu y es tombée et c'était mon but. Je suis tellement fière de moi... Mais ne crains pas Daniella... Je vais faire de toi la plus belle des femmes et je vais prendre soin de toi avec amour... Après tout, ne suis-je pas ta meilleure amie... Tu seras ma meilleure copine... Voilà Manon qui revient.
(Manon) - Allons Mesdames... Le souper est prêt. Si vous voulez bien passer à table...
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