Entre de bonnes mains

Chapitre 45

France me quitta et je me remis à l'écriture de mon texte. Je repris la narration de mon récit là où je l'avais laissé la veille.

"Je me retrouvais maintenant à l'extérieur du salon avec France et Manon qui me tenaient chacune par le bras. Je me sentais embarrassé de me retrouver à l'extérieur exposé aux regards des personnes qui pouvaient passer dans la rue. Il est vrai que j'étais transformé mais je n'étais pas persuadé qu'on ne pouvait pas me reconnaître. Nous avons commencé à marcher et rendu au trottoir, on tourna vers la droite. Il faisait beau et la température était confortable."

Je me rappelais comment je m'étais senti gêné cette première fois où France et Manon m'avaient obligé à parader en public déguisé en femme. Cela s'était passé il y a 17 jours. Et je pensais que ce petit jeu se serait terminé cette journée là. Bien que France m'avait annoncé qu'elle voulait poursuivre ma féminisation, je ne voulais pas vraiment y croire.

Je réalisais maintenant que je m'étais royalement trompé et que j'avais été réellement bien piégé. Je connaissais la force de caractère de France ainsi que sa détermination. Je savais maintenant de quoi elle pouvait être capable. Je participais ä ces aventures dont j'étais le héros (maintenant, je devrais peut-être plutôt dire l'héroïne) sans en être pour autant le maître d'oeuvre (Le rôle de maîtresse revenant à France).

Chaque frappe de mes longues et solides griffes recourbées de 2 pouces si spécialement décorées me confrontait à mon triste sort. J'avais paradoxalement parfois l'impression d'y trouver mon plaisir. Je maîtrisais maintenant beaucoup mieux le clavier. J'avais atteint une vitesse de frappe plus respectable (20 mots /minute) et mes erreurs de frappe avaient significativement diminué. J'étais à terminer la rédaction de ce passage lorsque France vint me retrouver.

"Je savais trop bien que je n'avais guère le choix puisqu'elles avaient pris le contrôle total. Je roulai dans le lit vers la gauche, m'assis sur le bord du lit puis je me levai. Je me trouvais devant le mur sur lequel se trouvaient les 4 portes miroirs du garde-robe. J'étais de nouveau confronté à mon image féminine ambiguë qui laissait encore deviner que j'étais bien un homme mais avec des caractères féminins anachroniques.

Il n'y avait aucun doute que j'étais homme puisque je pouvais voir mon membre viril emprisonné et mis en valeur dans son harnais. Il y avait aussi mon corps avec sa pilosité encore bien masculine sur mon torse, le haut de mes bras, le haut de mes jambes et aussi mon visage où apparaissait maintenant ma barbe d'un jour.

Et il y avait ces nouveaux attributs féminins : ma nouvelle coiffure, mes faux seins, mes longues griffes permanentes de 2 pouces superbement décorées, mes avant- bras et la partie inférieure de mes jambes parfaitement épilés au laser, ma taille affinée par ce corset victorien dont j'étais prisonnier, mes bas nylon, mes talons haut de 4 pouces et ce déshabillé noir de dentelle et de satin."

- (France) Je t'apporte un petit apéro (un Kir). Le souper est à cuire et sera prêt dans une petite demi-heure. Je peux jeter un coup d'oeil?

France lut ce passage que je venais d'écrire en caressant mes épaules.

- Oh! C'est bien! Vraiment intéressant et si bien écrit en plus. Tu as un bien beau style d'écriture Daniella. Je dirais même que tu as beaucoup de talent.

- Je ne fais que raconter mon histoire. Ce n'est pas réellement un acte créateur. Je n'ai pas à chercher mon inspiration.

- Mais ton style littéraire est très bien. Tu sais choisir tes mots et décrire tes sentiments. Je suis certaine que ton histoire aura bien du succès sur Fictionmania.

- Tu veux dire que tu as l'intention de faire publier tout ce que j'écris sur ce site pour homo pervers.

- Tu ne devrais pas dire cela Daniella. Les "homos" sont pour la plupart de gens biens et ne sont pas pervers. Je suis bien une "homo". Me considères-tu perverse?

- Je ne croyais pas que tu l'étais. Mais maintenant OUI! Je te considère comme une maîtresse perverse. Moi qui croyais bien te connaître. Si j'avais su que tu pouvais être une maîtresse tortionnaire qui m'humilierait, je ne me serais pas retrouvé entre tes griffes.

- Et tu n'aurais pas non plus eu la chance de connaître le plaisir d'avoir d'aussi belles griffes et de découvrir ta féminité.

- Tu parles bien plus là de ton plaisir que du mien.

- Ha! Pourtant tout à l'heure, tu semblais bien prendre ton pied. Tu ne me feras pas croire que tu n'as pas ressenti un intense plaisir en te donnant ainsi en spectacle devant 6 jolies femmes.

- Je simulais le plaisir.

- Ha Oui! Je vois. Tu veux dire comme ces femmes qui simulent parfois l'orgasme pour ne pas décevoir leur conjoint incompétent au lit?

- Oui! Je simulais. Je voulais vous convaincre que je pouvais feindre d'être une femme en chaleur. Je voulais surtout réussir mon examen et m'éviter de subir une autre humiliante punition.

- Et tu as vraiment très bien réussi. Mais ne me prends pas pour une petite fille naïve. Si tu n'avais pas porté ton harnais génital qui inhibe le plaisir à l'approche de l'orgasme, je suis convaincue que tu aurais éjaculé sur le plancher au Salon. Et il aurait fallu sortir la moppe pour laver le plancher.

- Tu exagères un peu France.

- Oui! C'est vrai. Je l'admets. J'ai parfois le sens de l'exagération. Disons qu'il aurait quand même fallu une bonne grosse guenille pour ramasser les dégâts. J'ai vraiment craint que ton harnais ne puisse retenir ton explosion de plaisir.

- Si cela te fait plaisir d'y croire France.

- Je suis convaincue Daniella que tu y as trouvé ton plaisir. Et à propos des "homos" comme tu dis, le site de Fictionmania n'est pas que pour les homos. Regarde, toi par exemple, tu es bien un hétéro. Aimerais-tu qu'on te traite d'hétéro pervers? Je ne sais plus trop si on devrait plutôt dire de pute perverse à te voir avec tes longues bottes à talons aiguilles, tes belles jambes galbées dans leurs bas nylon noirs, ta mini-jupe fendue en cuir, ton corset moulant faisant aussi guise de bustier, tes bijoux clinquants, tes griffes félines et ce visage maquillé si séducteur. Je commence à croire que toi aussi tu es une fille perverse. Et je pense même que cela te plaît ma belle Daniella.

- Si cela te plaît d'y croire

France me retira ma veste de cuir et la déposa sur le dossier du fauteuil. Doucement, elle se mit à caresser mes épaules.

- Continue à écrire Daniella. J'ai bien hâte de lire la suite.

Je me remis à l'écriture. Je croyais que France allait m'annoncer qu'elle allait repartir pour finir de préparer le souper. Mais elle resta là. Je continuais d'écrire.

- (France) On va passer à la cuisine pour déjeuner et après on se préparera pour retourner au salon à 10h00 où toute l'équipe nous attendra.

- Comme je comprends ma journée est déjà toute planifiée.

- (Manon) Tu as tout saisi ma belle Daniella. Et ce sera une journée bien agréable.

- (France) Tu vas être encore une fois bien choyée par nos bons soins.

- Je dirais que ce sera certainement bien agréable pour vous. Et pour ce qui est d'être choyé, je dirais plutôt que je vais être encore une fois bien humilié.

- (France) Et ça ne te plaît pas?... Pauvre trésor!...

- Bon!... Passons!... Puisque de toute manière, je sais très bien que je n'ai pas vraiment le choix.

Précédent... Suivant...