Un mari qui disparaît, un esclave qui apparaît
Chapitre 2
Le temps passa, je ne dormais pas, toujours heureux de ce choix, de cette chance, j'avais froid, mais mon corps tremblait à cause d'autre chose, peur, humiliation, honte, bonheur ? je ne savais pas et m'en moquais!
Le temps, aucune lumière, aucun indice de l'heure.
Je ne dormais toujours pas, j'avais vraiment froid, je ne bandais plus.
La nuit alors se fit longue, longue à n'en plus finir, je somnolais, parfois dormais un peu, mais ma tête était trop mal, j'avais trop froid, le sol était trop dur.
J'eus envie d'uriner, cela m'empêcha de dormir, je finis par uriner dans le seau, sans pouvoir secouer mon sexe, incapable de m'essuyer, honteux.
Je paniquais, j'essayais de me détacher, sans y parvenir, et la couverture chaque fois glissait et si elle ne revenait pas avant demain, me laissait là, mais oui, elle doit dormir maintenant !!!
Je me rendormais et chaque fois me réveillais, nuit de cauchemar !
Dans un brouillard complet, j'entendis la porte s'ouvrir. Je la vis en peignoir.
Elle s'approcha, détacha les deux cadenas. Contempla d'un air triste le seau.
" Il est sept heures, je vais me recoucher. J'espère que tu as compris la leçon ! Nettoie le seau, lave-toi au garage dans le lavoir, chauffe la salle de bain et prépare mon petit déjeuner ! Passe l'aspirateur à la grande pièce, tu as le droit de manger quelque chose, mais range et nettoie tout. Viens te mettre à pat ventre au pied de mon lit quand tu as fini! Et ne fais pas de bruit ! Et mets un slip j'ai horreur de voir ce truc devenu inutile pendre ! "
J'étais trop endormi pour pouvoir réagir.
Elle repartit et je reprenais doucement conscience de la réalité, transi de froid.
Je reprenais doucement conscience, frigorifié, courbatu. J'étais sa chose, encore jusque demain matin… Elle me demandait si j'avais compris la leçon… Compris ? Compris qu'elle voulait me dégoûter ? Oui sans doute…. Je ne voulais pas passer une nouvelle nuit comme ça et commençais à m'activer. Je ramassais le sceau et montais au garage… Ici aussi il faisait plutôt froid et j'étais nu... je vidais le sceau et faisait couler de l'eau chaude, je le javellisais et entrais dans le lavoir… Il n'y avait qu'un savon de Marseille et … rien pour s'essuyer.
Je repérais un vieux chiffon. A peine réchauffé par l'eau chaude, je me frictionnais avec pour m'essuyer… Je retournais à la cave, repliais la couverture, rangeais chaîne et cadenas.
Me voilà esclave, lavant le sceau dans lequel j'ai uriné, me lavant au lavoir comme un chien, m'essuyant avec un chiffon… mais à cette époque, je ne réalisais que le coté fantasme, je n'avais pas conscience ni des conséquences, ni de la réalité, j'étais dans un nuage…. Et quand on " appartient " physiquement et moralement à une femme, est on encore dans le monde réel ? N'est on pas d'avantage créature de son monde à Elle ?
Puis j'allais à la cuisine, mon ventre criait famine et je mangeais debout du pain avec de la confiture, me faisais un café tout en mangeant … je faisais attention de ne pas faire trop de bruit. Pendant que le café coulait, j'allais mettre à chauffer la salle de bain et mettais un slip.
Je revenais boire mon café, je nettoyais tout, préparais son petit déjeuner et sortais l'aspirateur. Je donnais un coup à la grande pièce, j'avais toujours froid mais avoir mangé m'avait redonné de la force et je me sentais mieux….
Enfin, je vins sans bruit me coucher au pied du lit, sur le ventre. Elle semblait dormir…. J'eus envie en la voyant de découvrir ses pieds et de poser mes lèvres dessus, complètement sous sa coupe, enivré d'elle, ne vivant en cet instant que pour la satisfaire…
Mais je m'endormis rapidement, je n'étais pas couvert et le sol était froid, mais moins qu'à la cave.
Ce fut elle qui me réveilla en posant ses pieds sur mon dos… elle se leva et je sentis tout son poids… Mon corps écrasé par elle se révoltait, mon esprit se réjouissait de mettre un nouveau nom sur l'esclave que j'étais, " descente de lit "…
Elle descendit et se dirigea vers les toilettes. J'entendis son jet d'urine, rêvant qu'un jour peut être… un autre usage de l'esclave.
Elle revint vers la salle de bain et passant devant moi me jeta :
" Viens ! Mets toi à genoux les mains sur la tête dans le coin, face contre le mur et ne t'avise pas de regarder ! "
Je me mettais en position et entendis qu'elle se déshabillait et entrait dans la douche… elle se lava tranquillement, se sécha et passa ses dessous. J'avais mal aux genoux mais pouvais enfin me réchauffer et j'imaginais son corps nu derrière moi. Je bandais déjà. Je ne savais pas combien le manque sexuel peut agir sur l'esprit, combien elle usa par la suite de ce manque pour me faire obéir.
Elle sortit de la salle de bain me laissant là et s'habilla…
Elle me cria de la chambre " Nettoie la salle de bain à fond ! Et ne fais pas les mêmes erreurs qu'hier, sinon, ça va te coûter cher ! Quand tu auras fini, tu ouvres la chambre, défais le lit, mets les draps à laver, fais la chambre à fond en aérant bien. Ensuite, tu te mettras au repassage jusque 11h30. Et que je ne te voie pas faire une pause ! Après ça tu me prépareras le repas. Repas pour une personne, pour toi j'ai mon idée ! Allez au boulot... Esclave ! "
Je m'activais, obéissais sans hésiter…. Le jeu tout entier était en moi, je vivais mon fantasme, pas comme je le croyais, je n'avais ni gifle, ni punitions humiliantes, ni excitations, elle ne me faisait pas lécher son sexe ou son anus… rien de sexuel, mais j'y croyais, j'étais dedans et heureux….j'étais sa chose.
Je trimais comme un fou et descendis vers 11h30, j'avais fait les trois quarts du repassage. Tout était impeccable et j'étais fier de moi.
Elle était dans la grande pièce et lisait…
J'allais à la cuisine, j'ouvris le frigo et vis qu'il y avait un steak, je le préparais en faisant chauffer des haricots verts, elle adorait et je n'aimais pas ça.
Lorsque le couvert et le repas furent prêts, je vins
m'agenouiller, mains sur la tête et attendis. 
"Viens te mettre à quatre pattes à la place de la chaise ! Tu m'avais dit une fois que tu trouvais cela amusant de servir de meuble et bien on va voir…. "
Elle s'assit sur moi. Sentir ses fesses sur moi, avoir vue sur ses jambes, ses pieds et l'entendre manger… quel rêve pour un esclave… Je ressentais à cet instant pour elle une véritable vénération. Je l'admirais, elle m'aurait demandé de me cogner la tête contre le mur, je l'aurais fait !
Elle commençait à vraiment peser sur mon dos, mais j'endurais cette souffrance avec un réel plaisir.
Sa main parfois s'égarait entre mes cuisses et au dessus du slip pressait mes testicules, comme si de rien n'était… et elle se tortillait beaucoup, faisant exprès de bouger, accroissant ainsi mon malaise.
Enfin, elle se leva…. Elle prit son assiette et la posa par terre dans un coin….
" il reste quelques bout de gras et des haricots vers, je vais t'ajouter une banane et ça ira… essaies de ne pas en mettre partout. Tu ranges ensuite et tu vas continuer le repassage ! Quand tu auras fini, rejoins moi… "
Elle commença à éplucher une banane, se ravisa à la moitié et la posa avec la peau à moitié enlevée dans l'assiette, avec la viande et les haricots. Satisfaite, elle se recula en souriant… J'étais toujours à quatre pattes…
" Allez, viens manger ! ! "
Je m'approchais, ne sachant si je pouvais prendre l'assiette, utiliser mes mains ou une fourchette…. J'allais pour prendre l'assiette…
" Ah non ! ! Un bon esclave, c'est comme un chien ! Ça mange à quatre pattes et sans les mains… dépêche toi qu'au moins je m'amuse un peu… allez ! " Elle accompagna le dernier mot d'un coup de pied dans mes fesses, ce fut le premier coup que je reçus. J'eus mal, d'abord parce que le coup était fort, ensuite parce que j'étais vexé ! ! Je m'apercevais que je sortais du jeu… peut être était elle allée trop loin… peut être était ce volontaire… J'eus encore un moment d'hésitation…
" Obéis esclave ! Obéis où tu vas vraiment découvrir ce qu'est la vie d'un esclave ! ! ! ! On a dit jusque demain et je tiendrai et tu tiendras ! C'est clair ? "
Je cédais, m'approchais et commençais à attraper les morceaux avec la bouche, la viande (le gras plutôt) et les haricots d'abord, poussant la banane avec la langue, enfin je mangeais la banane, essayant de l'extirper de sa peau, j'en avais sur toute la figure.
Elle me regarda tout ce temps. Je jetais quelques coups d'œil furtifs et décelais dans son attitude un changement… Son visage paressait différent, hier indifférent, voir haineux, là, je discernais autre chose… Elle ne me quittait pas du regard, même son corps changeait de position, son souffle était plus profond… Ces seins me semblait il plus gonflés… hallucinations ?
Enfin, je léchais l'assiette et elle s'en alla…
| Précédent... | Suivant... |
Contact: webmaster@soumischaste.net
