Un mari qui disparaît, un esclave qui apparaît

Chapitre 4

L'histoire aurait pu s'arrêter là. J'aurais pu redevenir un homme libre…

Les jours de la semaine passèrent, nous parlâmes peu. Mon épouse rentrait tard, très tard… j'étais donc souvent seul, faisant ma part d'entretien de la maison, repensant souvent à cet épisode d'esclavage " improvisé "….

Je m'apercevais que mon esprit, mon corps, sauf par moment (très courts), étaient dans un état second. J'étais réellement soumis, réellement esclave, c'est à dire dépendant entièrement d'elle. Je ne me posais aucune question existentialiste, ne remettais pas du tout en cause ces demandes, sa légitimité, son autorité.

Mais la question que je devais me poser était : " ai je été heureux pendant ces deux jours ? "… une partie de mon esprit refusait de répondre. Je me souvenais de l'excitation extrême de tout mon corps, de l'ivresse de mon esprit, mais était ce du bonheur ? De la peur ? Je n'avais pas de nom à mettre sur ces sensations…

La conclusion de toutes ces réflexions fut que si je n'étais pas plus " heureux ", je n'étais pas malheureux pour la simple raison que mon bonheur n'existait plus, n'existait plus qu'à travers elle… j'étais entièrement orienté vers elle et c'est SON bonheur, en tout cas sa satisfaction, qui m'importait !


Vendredi vint.

Je rentrais vers 18h, avec l'espoir de faire un peu de ménage dans la maison afin que nous puissions nous évader un moment pendant le week-end…

Sur la table de la cuisine, je trouvais une enveloppe kraft format A4 et un mot…un mot d'elle !

" Je vais sans doute rentrer assez tard, comme d'habitude. J'ai beaucoup réfléchi cette semaine et je n'ai pas envie de me lancer dans un débat sans fin avec toi. Aussi, j'ai écrit un certain nombre de choses dans l'enveloppe jointe. Je te demande de les lire et de noter ta réponse à chaque question posée. Tu seras sans doute couché quand j'arriverai, je ne veux pas qu'on en parle, je lirai tes réponses et après, nous aviserons ! Merci de prendre en compte les demandes que j'exprime ici. "

Je ne comprenais pas tout… aussi décidais je dans l'instant d'ouvrir l'enveloppe …

" Je te propose de trouver ci dessous :

l'analyse, en ce qui me concerne du week-end dernier,

l'analyse de ce week-end en ce qui te concerne (ce que j'ai compris que tu ressentais)

des propositions qui découlent de ces analyses.

Tu risques d'être très surpris. Je te demande de donner une réponse à toutes les questions. J'ai dû me souvenir de tous les délires dont tu m'as parlé au cours de notre vie commune et peut être ai je un peu déformé quelques unes de tes pensées…. Tant pis. J'ai dû aussi aller sur Internet pour mieux comprendre…. J'ai perdu beaucoup de temps, mais je crois que cela est nécessaire pour que nous puissions prendre des décisions claires et qui puissent s'inscrire dans la durée.

Je désire une réponse ce soir (je ne rentrerai pas avant au moins une heure du matin). En l'absence de réponse ferme, je pense que nous ne pourrons continuer à vivre ensemble. "


Je sentais une boule se former au niveau de mon estomac…. Je tournais la page…


" Première partie : ce que j'ai ressenti, vécu !

La première journée fut pour moi un véritable cauchemar. Je n'ai éprouvé aucun plaisir, aucun soulagement à te voir ainsi travailler comme un fou. J'ai éprouvé presque du dégoût à te voir ainsi à moitié nu à genoux à coté de moi, véritable lavette, tellement soumis que cela m'a presque donnée envie de vomir !

Je t'ai enfermé à la cave pour ne plus te voir, pour ne plus voir l'état lamentable de notre couple ! Pour être sûr que tu ne viendrais pas dans la nuit.

Je me suis couchée et j'ai essayé de dormir… les événements de la journée ont tourné dans ma tête, je les ai vu sous un autre angle. Je me suis imaginée jouant ce jeux, ce jeux qui ne me plaisait pas, que l'ai toujours refusé et que tu as fini par m'imposer… quelques scènes vécues m'ont troublée, presque excitée…

Oui, je te l'avoue, ce soir là, seule dans le lit, je me suis masturbée. Ma main doucement est descendue vers mon sexe, je l'ai trouvé humide, chaud, dans ma tête je te revoyais à genoux devant moi mais mon regard était chargé de pouvoir, d'excitation. Ma main a commencé un mouvement doux sur mon clitoris, puis de plus en plus rapide et fort… j'ai joui, très fort, comme je n'avais pas joui depuis des années… Et j'ai bien dormi !

Tu as bien dû t'apercevoir que le lendemain, je n'avais pas le même comportement. Oui, le coup de pied que je t'ai donné m'a plu, il m'a donné du plaisir. Lorsque je t'ai vu manger comme un chien, à quatre pattes, sans les mains, j'aurais voulu que tu le fasses nu, avec des marques de cravache sur les fesses, avec un collier de chien ! J'étais excitée et je prenais plaisir à te voir ainsi humilié !

Oui, j'ai pris un immense plaisir à te punir avec la cravache, le pied sur ton cou ! A te sentir souffrir pour moi, à te voir accepter cette douleur, cette humiliation simplement parce que moi, j'avais décidé que tu méritais cette sentence ! Je ressentais le pouvoir et le trouble d'une excitation sexuelle inconnue.

Cela me fit peur, cela m'attrista… Peur de ne pas savoir s'arrêter, tristesse de voir notre vie prendre ce virage… Je n'aurais donc plus de mari, plus d'homme sur qui compter, plus de douceur, de tendresse… ? En tout cas, pas avec mon esclave !

Depuis l'instant où j'ai réalisé ce plaisir intense, je ne cesse de chercher à le comprendre, à lui donner un nom, à savoir ce qui a changé en moi, et surtout, si je souhaite revivre cela ou non.

Je crois que ce que j'ai aimé, c'est le pouvoir, presque de vie et de mort. Et cela a été transcendé par une excitation sexuelle nouvelle, sans doute proche de celle que tu éprouves en tant qu'esclave !

C'est vrai, cela résout des problèmes important (pour moi), ma maison a été entretenue, j'ai pu me détendre tranquillement (même si je n'étais pas dans un état le permettant réellement, si cela devait recommencer, je sais que j'aurai le temps nécessaire). Cela me donne une liberté que je n'avais plus. Cela m'ouvre beaucoup de perspectives….

Ceci pour le coté positif.

Le coté négatif est bien simple, en te prenant pour esclave, je n'ai plus de mari. Je n'ai plus personne qui me serre contre lui, je n'ai plus de confident, plus de tendresse, sauf celle d'un chien…

Et puis, j'ai réfléchi à notre vie ces deux dernières années… Travail, encore et toujours, si peu de complicité et de bonheur commun que souvent, nous avons pensé à nous séparer…

Je n'aurais plus de mari, mais j'aurais une sorte d'être, mi chien, mi serviteur. Quelqu'un sur qui je pourrais passer mes nerfs, qui me servira jusque la mort (je n'ai pas de doute sur ta capacité de soumission, elle m'a suffisamment écoeuré le premier jour). Je pourrai éprouver une sorte d'amour, comparable à celui qu'on a pour un bon chien, pour un objet de valeur….

Sexuellement, ce que j'ai ressenti lors de ma masturbation et lundi soir est bien plus fort que tout ce que j'ai ressenti jusque ce jour… donc je ne suis pas inquiète, mon esclave me donnera plus de plaisir que celui que m'a donné mon mari ! ! !

Voilà l'analyse de ces deux jours et des pensées qui ont été les miennes cette semaine…. Cela fait un peu fouillis, mais je n'ai pas eu le temps de les mettre en forme ! "

Je relisais deux fois cette page…. Oui, j'étais surpris, même si j'avais bien vu que quelque chose avait changé.

Surtout, ce qui me sidéra était la faculté qu'elle a eut à s'adapter, et à parler de sexe, sujet hautement tabou entre nous.

Cela m'excita… je me revoyais léchant le sexe de ma Maîtresse…

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