Monica

Chapitre 17

Le sol semblait se dérober sous mes pas, et je dus prendre appui sur l'accoudoir d'un fauteuil pour ne pas tomber.

Raoul sentit ma faiblesse et me saisit par l'avant bras. Sa main était immense. Sa prise, d'une fermeté exceptionnelle. Je me retournai vers lui avec un sourire, pour le remercier de son attention. Mais j'eus aussitôt peur, tant son regard était chargé de vice.

Il ne relâcha pas sa prise mais tira au contraire vers le sol. Je n'eus pas le choix, et me retrouvai à genoux devant lui. J'entendis Monica quitter la pièce, pendant que Raoul, déboutonnant sa braguette, en fit sortir un pénis circoncis d'une incroyable dimension.

J'ouvris mes lèvres peintes en rouge trop vif, et commençai à explorer avec la langue l'organe de cet athlète exceptionnel.

Ghyslain vint s'asseoir sur le fauteuil situé juste à côté de nous, de façon à avoir une vue de la scène en gros plan. De coin de l'œil, je pus voir qu'il avait commencé à se caresser le sexe.

Mais Raoul ne laissa guère plus de temps pour observer l'autre. De sa main immense comme un continent, il enveloppa ma tête, et son sexe gonflé vint se coller au fond de ma gorge. Jusqu'à m'en étouffer, en quelques spasmes incontrôlables. Je crus que j'allais vomir.

Raoul relâcha sa prise.

"Monica n'a pas eu le temps de t'entraîner à jouer les gorges profondes, ma petite putain. Faudra apprendre, car tu verras que nous sommes des étalons exigeants. N'est-ce pas, Ghyslain?"

Je n'entendis pas la réponse de l'autre, s'il y en eut. J'avais de nouveau le sexe gigantesque qui explorait l'intérieur de ma bouche, s'y avançait profondément, s'en retirait en partie, pour s'y avancer encore, dans un jeu d'allers-retours successifs que je ne contrôlais pas, ma tête prisonnière, entre sa poigne énergique et son sexe dont la taille me semblait croître encore avec l'excitation.

J'essayai d'oublier qui j'étais. Ne plus penser. N'être qu'une bouche, à la merci de ce sexe, question de perdre mes dernières réticences, pour peu qu'elles puissent encore compter, de toute façon ! C'est une question de survie, je crois : lorsque l'être humain se voit réduit aux pires bassesses, sous une contrainte qu'il ne peut éviter, quelque chose en lui décroche; il devient docile et prêt à tout pour sauver sa peau. Prêt à jouir de son humiliation, même.

Dans ma bouche la colonne de chair était devenue immense, à un tel point que j'arrivais à peine à la glisser entre mes gencives, à l'envelopper dans mon palais sans que mes dents ne le meurtrissent. Mais Raoul semblait ne guère s'en soucier, et dirigeait ma bouche en tenant ma tête entre ses deux mains. J'étais devenue sa marionnette. Ne plus penser! Faire le vide.

Puis je sentis un doigt glisser le long de la fente qui séparait mes fesses et s'insérer doucement dans mon orifice anal. J'eus alors un instant de panique. Non. Ce n'était pas par crainte de la douleur éventuelle : je savais depuis la veille quels plaisirs le viol anal pouvait m'apporter. Mais je me demandais ce que Ghyslain allait trouver au plus profond de moi. M'étais-je bien lavée? Allait-il découvrir un tunnel souple et accueillant? Quelle pensée ridicule ! On était en train de me violer, aux deux orifices simultanément, et ma seule préoccupation en était une d'hygiène ! Étais-je assez propre pour mes agresseurs?

Puis cette pensée toute hygiénique fit place à une douleur soudaine. Deux doigts, trois doigts, puis bientôt toute la main, me semblait-il du moins, voulaient entrer par le passage trop étroit de mon anus. Et comme le corset trop serré que madame Monica m'avait imposé comprimait déjà mes viscères, cette intrusion ne pouvait être possible sans un déchirement de mes organes internes.

Bien malgré moi, j'essayai de dégager mon derrière de l'emprise de l'obèse. Mais le sadique n'entendait pas me laisser faire: il me saisit d'une main par la taille et immobilisa de force mon fessier, tout en augmentant la pression de l'autre main. Ses doigts bougeaient comme des couleuvres, et se faufilaient lentement le long de mes muqueuses en sang. Je ne pus m'empêcher de serrer les dents sous la douleur, et mordit ainsi, bien malgré moi, le sexe de l'autre.

J'entendis le hurlement de Raoul.

"Ah ma petite garce ! Celle-là, tu vas me la payer !"

Je ne vis pas venir la gifle qui balaya mon visage. Puis une autre encore. Raoul était furieux. Il fallait que j'arrête sa colère. Je ne pus trouver mieux que de fondre en larmes, et demander pardon.

- "Pardon, monsieur... Mais il me fait si mal !"

- "Et alors? T'es là pour notre plaisir... Et si on veut que t'aies mal, tant pis pour toi. T'as qu'à souffrir en silence. Mais c'est pas une raison pour mordre la graine qui va te nourir."

- "Pardonnez-moi monsieur! Je vous promet que je vais lui donner tous les soins qu'elle requiert... Toute ma tendresse... AAAArgggh !"

L'autre entrait encore ses doigts de plus en plus loin dans mon anus, et ses jointures cherchaient maintenant à se frayer un passage dans l'anneau trop serré de mon sphincter. Je n'arrivais plus à reprendre mon souffle. Je sentis une bouffée de chaleur me monter à la tête. La marque des gifles sur mes joues devient brûlante.

Je reçus une troisième gifle et perdis la vision des couleurs, puis le sens du haut et du bas. Je me sentis chavirer, au moment où dans un relâchement brusque, mon anus avala toute la main de mon agresseur. Ce fut ma dernière sensation avant de perdre connaissance.

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