Monica

Chapitre 21

Quand j'eus léché jusqu'aux dernières gouttes de son sperme, Ghyslain replaça son sexe mou dans le triangle de cuir de son slip. Cela me rendit un peu triste. J'aurais aimé recommencer aussitôt à jouer les allumeuses.

Reprendre ce sexe rétréci entre mes lèvres rouges, aspirer, caresser de ma langue, envelopper, lécher le gland et les peaux flasques de sa bourse, lui redonner vie, sentir à nouveau les veines se gonfler à mesure que l'excitation reviendrait, sentir la verge s'allonger sous mon palais, dominer à ma façon cet homme en somme, en contrôlant son sexe.

Mais il ne l'entendait pas ainsi. Il avait au contraire repris le contrôle total de lui-même, et avec la semelle de sa botte au talon étroit, il me repoussa avec violence contre le dossier de la chaise dont j'étais encore prisonnière.

Il retourna au placard, et y prit un large collier de cuir qu'il me serra autour du cou. Il y attacha une laisse, défit les ganses qui retenaient mes poignets et mes chevilles, et tira violemment la laisse vers l'avant et vers le sol.

En équilibre difficile, sur mes sandales dont les talons devaient bien faire douze ou treize centimètres, je tombai à quatre pattes.

- "Allez ! À quatre pattes, Fido. T'a été une bonne chienne docile. T'as bien léché le pipi de ton maître. Maintenant, il faut que tu lui sentes le cul. C'est comme ça que les chiennes font, pour reconnaître leurs proches. Tiens, Fout ton nez dans mes fesses, et sent la bonne odeur."

Si il y avait une odeur, c'était plutôt celle du cuir et de la transpiration. L'obèse était, fort heureusement, un homme plutôt propre, et son cul ne sentait pas la merde. Je m'y risquai avec confiance, en reniflant avec force pour qu'il apprécie mon obéissance.

- "Maintenant, rentre ta langue profondément dans mon anus. T'as déjà honoré un cul de ta langue? Hien?"

- "Non, monsieur", mentis-je avec calme, oubliant que Monica m'avait demandé la même chose la veille.

- "Ah, c'est bon ! Tu verras : quand tu auras connu ça, quand tu y auras pris goût, le sexe avec ton pénis, t'en auras plus rien à foutre. Je te dis : pour les petite pervertie comme toi, y a que la langue qui fasse jouir. Viens. Lèches-moi. Ouiiiii. Ouiiiii. T'es une bonne chienne. Lèches encore. Ouiiii... Rentre plus loin, maintenant. Force. Force l'entrée de mon cul. Tu vas voir comme c'est agréable. Allez, ma petite chienne servile. Ouiii... Rentre ta langue encore."

Je sentis ses fesses s'entrouvrir, et ma langue fut enserrée dans son sphincter. Sur mes papilles, je perçus la consistance molle des muqueuses, et un peu du goût et des odeurs de défécations. Ce n'était pas répugnant, pourtant.

Au contraire, ce contact intime avec l'humus de cet homme, la sensation de son sphincter anal qui se contractait comme pour expulser ma langue, le communication animale entre nos muscles, tout ça me paraissait grisant.

Sous ma jupe de cuir, mon pénis était devenu douloureux de trop d'excitation. Douleur adorable. De celle qui rendent l'homme animal, fou de désir, et pourtant prêt à tout pour ne pas jouir, pour que dure infiniment cette tension aussi pénible qu'inoubliable. Jamais de ma vie, je crois, je n'ai été aussi totalement possédé par ma pulsion sexuelle.

Je n'étais plus un homme. Je n'étais plus une femme. J'étais la chienne que Ghyslain voulait que je sois, et une machine docile prête à tout pour plaire, et prolonger ce moment d'extase.

Puis, le sphincter anal se resserra et ma langue fut expulsée de l'anus. Je poursuivis pendant quelques instants mon exploration de cet orifice maintenant refermé, jusqu'à ce que Ghyslain repousse ma tête.

- "Aaaahh... Ca va bien ma petite chienne. Viens, on va aller voir Raoul; c'est pour lui que je t'ai fait vêtir cette blouse et cette jupe. Ca lui rappelle des souvenirs. Toutes les putains qu'il encule, c'est comme ça qu'il les habille."

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