Monica
Chapitre 26
Je revins au salon environ cinq minutes plus tard. La marche sur ces talons acrobatiques était difficile. À chaque pas, je devais retrouver mon équilibre.
Cela conférait à mon corps un étrange balancement érotique. J'avais déjà admiré cette démarche périlleuse, dans le cas des prostituées du centre-ville. Je me rappelle avoir souvent été excité devant ces femmes fragiles qui s'offraient aux hommes de la nuit. Excité non pas en tant que client (je n'ai jamais accepté les avances de ces femmes publiques) mais par fantasme, lorsque je m'imaginais, moi, chaussée de la sorte et vêtue d'une jupe ultra courte laissant entrevoir jusqu'à la naissance de mes fesses, compagne imaginaire de ces filles de la rue.
Et bien voilà ! Je vivais maintenant mon fantasme. Et j'en fus tout aussi excitée.
En m'approchant de Monica et de ses deux invités, je sentis mon pénis vibrer. Puis en voyant le corps parfait de l'athlète noir, presque nu, avec seulement une serviette jetée sur ses hanches, et avec la masse énorme de son sexe que je devinais sous la ratine, ma verge fut de nouveau en érection.
Même l'autre, le clown ridicule avec ses hautes cuissardes blanches, son slip de cuir et sa cape, même lui, l'obèse, m'excitait. Monica souleva ma jupe d'un coup sec et montra aux deux hommes l'objet de sa colère :
"Mais bon Dieu ! Cette petite conne ne comprendra donc jamais. Regardez-moi ça, les gars. Elle est encore bandée. C'est à croire qu'elle fait exprès pour me défier avec cette chose ridicule qu'elle a entre les jambes."
Alors Monica prit sur la table un objet de métal et de cuir. Il s'agissait d'un tube étroit d'environ sept centimètres, ouvert sur toute sa longueur. Au niveau de cette ouverture, le métal se recourbait vers l'extérieur, et deux trous de chaque côté permettait d'y insérer des tiges.
Elle prit mon pénis et essaya de force de le faire entrer dans le tube. Elle n'y parvenait qu'avec peine et Raoul s'offrit pour l'aider.
Tenant mon derrière d'une main et le tube de l'autre, il procéda d'un coup très sec, avec une force inouïe. Je crus qu'on allait déchirer la peau sensible de ma verge, qui s'inséra malgré tout dans ce tube d'acier au gabarit pourtant trop petit. Monica installa ensuite les deux tiges, puis de petites vis qu'elle commença à serrer, refermant alors l'ouverture du tube, comme un étau comprimant mon sexe.
La douleur était abominable. À l'intérieur de ma verge gonflée, la pression aurait dû, normalement, refouler le sang hors de l'organe. Mais cette pince de métal exerçait aussi une pression énorme sur le sphincter qui empêche justement ce reflux du sang. Le résultat était insupportable : comme si tout voulait éclater de l'intérieur.
Monica savait-elle bien ce qu'elle faisait? La torture présentait-elle un danger de mutilation réelle. J'étais atrocement inquiète. Mais l'esclave a-t-elle d'autre choix que de faire confiance à sa maîtresse? J'avais envie de hurler. Seuls des petits soupirs de souris captive s'échappaient de ma bouche. J'avais le souffle coupé, autant par la douleur que par le corset, l'autre, celui qui emprisonnait ma taille. Je crus que j'allais une fois de plus défaillir.
Combien de temps pourrais-je supporter cette compression qui s'accroissait encore, à chaque tour de vis? Puis je vis mon gland qui faisait désormais saillie, à l'extrémité du tube : une masse de chair bleu foncée, gorgée de sang, qui allait bientôt éclater, j'en étais sûre.
Monica cessa de serrer. Elle ramassa sur la table un capuchon de métal grillagé et le déposa sur mon gland rendu hypersensible par la tension de la peau. Au contact du grillage de métal, le gland devient encore plus douloureux. En même temps, la tension devint telle que je commençai à subir de véritables spasmes sur toute cette région de mon sexe. Des convulsions... d'orgasme ! Un orgasme de douleur, plus que de plaisir, mais un orgasme quand même !
- "Regardez-moi comme elle jouit," fit remarquer Ghyslain, avec un amusement évident.
- "Ça, c'est pas une bonne idée, ma petite Claudia. C'était la dernière chose à faire, si tu veux mon avis", répondit Monica.
Et je compris aussitôt pourquoi. Au cœur de ma verge, le canal séminal était à ce point comprimé qu'aucun liquide ne pouvait y circuler. Alors le sperme refoulé, loin de diminuer la tension sur mon organe encapsulé de métal, venait au contraire accroître la pression et provoquer une véritable brûlure intérieure, à la base de l'urètre.
L'orgasme n'avait pas encore cessé d'imprimer à mon bas ventre ses incontrôlables convulsions que je sentis comme de véritables coups de poignard, au creux même de ma verge et dans mes glandes séminales engorgées. Je ne pus m'empêcher de pousser un long gémissement de douleur, et des larmes emplirent mes yeux.
- "Tais-toi, ou c'est le fouet" lança Monica, avec impatience.
Puis elle demanda à Raoul de l'aider à nouveau. Mon gland était trop gonflé. Elle n'arrivait pas à visser la capsule grillagée sur l'extrémité du tube. Raoul y alla de ses mains fortes et en moins de quinze secondes, la masse de chair violette était à son tour comprimée vers l'intérieur.
Puis, Monica prit les deux lanières qui pendaient à l'arrière du tube, les enserra autour de mes deux testicules. Mon pénis devint ainsi une masse de métal et de chairs aussi dure qu'un os. "Voilà, Claudia. Attaché comme ça, le tube pourra pas s'enlever même si tu débandes."
Je regardai mon sexe. Il avait l'apparence d'un petit tomahawk : un manche de métal d'environ huit centimètres, sur trois ou quatre de diamètre et, à sa base, deux boules bleues tendues comme des peaux de tambour. En principe, l'extrémité grillagée aurait dû permettre d'uriner, mais la tension était telle dans cet organe réduit à des dimensions ridicules, que rien ne pourrait y passer, tant que je n'aurais pas entièrement débandé. Heureusement, mon éjaculation interne, si douloureuse encore, commençait à porter conséquence et je sentais peu à peu la pression diminuer dans mon organe emprisonné.
Ce fut un soulagement bien relatif. Monica n'attendait que ça, elle aussi, pour attacher une autre lanière, sur l'extrémité grillagée de mon pénis. Elle profita alors de la souplesse relative que la fin de l'éjaculation donnait à mon organe pour le tirer vers le bas puis vers l'arrière, au moyen de cette lanière. Nouvelle douleur. Nouveau gémissement.
Nouvelle perte d'équilibre vers l'avant, mais Monica avait prévu ma réaction et empêcha ma chute. Elle tendit alors la courroie de cuir à Raoul, et lui demamda de tirer, aussi fort qu'il le pouvait vers le haut. Entre mes jambes et jusqu'à la base de mes fesses, je sentis le contact froid de mon sexe de métal, désormais entièrement dissimulé vers l'arrière. On attacha la dernière courroie à un anneau de mon corset, je crois. En tout cas le dispositif tenait en place.
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