Monica
Chapitre 27
Monica et les deux hommes reculèrent un peu, pour regarder de loin la femme à la jupe relevée, plantée là devant eux.
"Vue d'ici, on devine même pas qu'elle a un sexe d'homme", fit remarquer Ghyslain.
- "Tu pourrais faire un strip-tease et confondre tous les clients d'un cabaret", ajouta Raoul.
- "Sauf si tu montres ton cul, bien sûr", ajouta Monica. "Allez ! Montre nous ton cul !"
Je me retournai dos à eux, et me penchai vers l'avant. La courroie de cuir qui tenait ma verge repliée vers l'arrière exerça une tension additionnelle sur l'emprise de mon sexe. Je crus que mon scrotum allait se déchirer. Je gardai quand même la position, sachant bien que la moindre initiative de ma part me vaudrait le fouet.
En position repliée, je ne pouvais plus du tout respirer. Quelques secondes encore, et j'allais perdre connaissance. C'est alors que j'entendis la voix de Monica :
"Bon, Assez ! Relèves-toi, baisse ta jupe et va chercher notre lunch."
La tension diminua sur mon organe. Une fois encore, la peau avait tenu bon. Mais en marchant vers la cuisine, je réalisai que la marche était devenue un exercice encore plus pénible. Au problème d'équilibre et de respiration difficile, s'ajoutait une douleur immense entre les jambes.
Il y avait encore cette sensation de brûlure apparue au moment de l'éjaculation interne, mais quelque chose de plus global aussi, comme cette douleur que ressentent les hommes, après avoir reçu un coup dans
les couilles. Dans mon sexe, quelques veines avaient sans doute éclaté. Dans la cuisine, je ne pus retenir plus longtemps mes larmes, et c'est avec les yeux plein d'eau que je plaçai sur un grand plateau, l'assiette de charcuteries et de fromages, le champagne et les couverts pour trois personnes.
Juste au moment où je pénétrais au salon, je sentis comme une gouttelette humide couler à l'intérieur de ma cuisse. Je pensai à ces femmes qui, après l'amour, sentent avec plaisir couler sur leurs cuisses le sperme liquéfié de leur amant. Mais c'était mon propre sperme qui se libérait désormais goutte à goutte du tube de métal où mon sexe était emprisonné. J'eus peur de souiller le tapis du salon et demandai à Monica la permission de prendre congé.
- "Puis-je retourner à la cuisine, madame?"
- "Non, Claudia. Tu restes avec nous. Assieds-toi."
- "C'est que, madame... J'ai une urgence. Si je m'assoies, je vais salir vos meubles."
Monica comprit ce qui se passait. Elle me fit retourner, essuya le liquide sur mes cuisses, plaça un kleenex à l'extrémité de ma verge, entre mes fesses, et m'ordonna de m'asseoir. Cette fois j'obéis. Mais ce qui aurait dû être un soulagement pour mes pieds se révélait au contraire une torture additionnelle.
Quand j'étais assise, cela tendait encore plus la lanière maintenant mon pénis couché contre mes fesses et augmentait la traction ressentie par mes chairs. En outre, mes testicules tendus se retrouvaient coincés sous mon poids contre le cuir du fauteuil, menaçant d'éclater.
Je cherchai en vain une position confortable, mais chaque mouvement de mon corps ajoutait au supplice. Je resserrai les dents en m'efforçant de ne pas trop laisser paraître ma douleur.
N'eût été de cette souffrance, le repas m'aurait paru plutôt sympathique. En fait, leur repas, aurais-je dû écrire, car ils ne m'offrirent pas la moindre bouchée. D'ailleurs, ceinte comme je l'étais dans mon corset, je n'aurais rien pu avaler. Je restais là, simplement, à souffrir en écoutant Raoul et Ghyslain échanger des souvenirs ou raconter à Monica les anecdotes et les banalités de leur vie quotidienne.
J'ai compris que Ghyslain était un ancien ami du mari de Monica. Il était de ceux que cet homme avait amené à la maison pour qu'ils fassent l'amour à sa femme, pendant que lui, en tenue d'esclave féminisé, allait servir les amants et se laisser humilier. C'est de cette époque que Ghyslain, comme Monica d'ailleurs, avait acquis ce goût pour les esclaves travestis.
Après le départ du mari, Ghyslain avait continué à fréquenter Monica et ils avaient fait l'amour à l'occasion. Mais l'absence de l'homme-femme servante à leurs côtés enlevait beaucoup à l'érotisme de la chose. Alors, quand Monica avait découvert qu'elle ne pouvait plus se passer de cet aspect de sa sexualité, quand elle avait commencé à jouer les maîtresses autoritaires, Ghyslain avait été parmi les premières victimes choisies.
Comme il n'était pas, malgré quelques fantasmes, du genre à apprécier la soumission totale, en dehors des courtes sessions amoureuses, Monica lui avait bientôt refusé son corps, tant et aussi longtemps qu'il ne deviendrait pas son esclave à 100 pour cent. Depuis deux ans au moins, ces deux là ne faisaient donc plus l'amour ensemble, ce qui n'empêchait pas Ghyslain de désirer follement Monica, et Monica de le considérer comme un ami proche auquel elle continuait d'offrir le luxe de la baise avec ses nouveaux esclaves, s'il acceptait de payer, bien sûr.
Raoul était un professeur d'éducation physique que Monica avait rencontré dans un bar particulier, où il lui arrivait de rechercher des clients pour ses sessions érotiques. Monica avait été séduite par la beauté de ce corps de géant, ce que je comprenais fort bien, étant moi aussi tombée sous le charme.
Ils avaient sans doute souvent fait l'amour, bien qu'en présence de Ghyslain, leurs allusions à ce sujet n'étaient qu'habilement suggestives. Ce qui est sûr en tout cas, c'est que si Monica adoptait des attitudes de dominatrices, ou du moins distantes, avec Ghyslain, un ami de longue date pourtant, il en allait tout autrement avec Raoul. Elle semblait même, parfois, prête à le servir. Et Ghyslain en ressentait une jalousie profonde.
| Précédent... | Suivant... |
Contact: webmaster@soumischaste.net
| > |
