Monica

Chapitre 34

- "Qu'est-ce qui va pas, Claudia chérie?"

- "Je suis morte, madame... Je suis épuisée... J'ai rien mangé. J'ai souffert. J'ai été prise de toutes les façons. J'ai failli être étouffée. Je vais perdre connaissance, je crois. Je vous en supplie, madame. Laissez-moi un peu de répit. Je vais perdre connaissance."

- "Pauvre Claudia. Pauvre petite Garce ! Tu t'imagines que t'es la première que je prends en charge de la sorte ! T'en fais pas. Au début, elles pensent toutes qu'elles vont mourir. Mais la nature est bien plus forte que ça. Je pourrais te laisser une semaine encore dans ce corset, avec ton sexe enfermé dans ce petit tuyau ridicule. Oh ! Tu souffrirais, bien sûr. Le martyre ! Mais tu crèverais pas."

- "Je vous en prie, maîtresse..."

- "Tais-toi, petite polissonne ! C'est moi qui parle, ici", lança-t- elle avec un ton soudainement rageur. "D'abord, il te reste deux tâches à faire, et tu vas les faire habillée comme tu l'es. Et t'es mieux de bien les faire parce que, sinon, tu devras tout recommencer. La première, c'est le lavage des draps et du couvre-lit que tu as souillés cet après midi. Ça, on avait convenu que tu le ferais ce soir. Ensuite, y a le ménage complet de cette chambre, du salon et de la cuisine. Puis, on va descendre tous les deux dans ma salle de torture, en bas. Mon petit donjon est un peu en désordre, après la visite de cet après-midi, et je t'indiquerai où mettre les choses. Mais ensuite, quand tu auras fini le ménage, avant de te libérer, tu auras droit à ces quelques coups de fouet que je t'ai promis pour ton dégât de cet après-midi, tu te rappelles? J'ai pour toi une belle grande verge de cuir qui laisse de jolies marques sur les peaux tendres. Tu verras comme c'est sexy ! Tu peux le considérer comme une punition mais, en fait, c'est plutôt une marque d'affection : j'aime bien que mes esclaves emportent avec elles des souvenirs de leur maîtresse, en quittant ma demeure. D'autant plus qu'avec de grandes cicatrices rouges sur les fesses, ça vous coupe l'envie d'aller baiser ailleurs !"

"Alors, c'est ça ton programme, ma petite. Après ça, seulement, tu rentreras chez toi."

J'aurais sans doute dû me sentir terrifiée par ce programme. Mais en fait, je savais que je n'avais plus le choix. Qu'elle ferait tout ce qui lui semblait amusant et cruel. Alors, seule la perspective de me libérer enfin de ce cauchemar ne parut digne d'intérêt, comme une lueur, enfin, après une longue nuit. J'en fus profondément heureuse et c'est avec une sincérité non feinte, un bonheur profond, je crois, que je lui répondis;

"Oh ! Merci, Madame Monica... Merci beaucoup !"


C'est ainsi que je dus passer encore deux bonnes heures debout, dans mes vêtements de suppliciée. Je fis tout de même les tâches à la satisfaction de Monica, qui m'annonça donc que la punition promise serait réduite à cinq coups de verge.

Elle me fit d'abord passer dans la pièce qui m'avait servi de chambre, la première nuit. Elle m'y fit enlever mes vêtements de soubrette. Puis délaça (enfin !) mon corset. Quel soulagement ! Je sentis soudainement l'air entrer dans mes poumons. Puis une étrange douleur intérieure, au moment où toutes mes viscères reprenaient ensemble leur place normale, après ces longues heures de compression à la limite du tolérable. Je ressentais surtout une terrible douleur au dos. Je voulus masser mes reins, de mes mains aux ongles rouge vif.

Monica nota le geste : "T'as mal au dos, petite? T'en fais pas : c'est toujours comme ça, avec un corset très serré. Et c'est ça qui est magnifique avec ces petits chefs d'œuvre de la mode victorienne : plus tu vas en porter, plus ton corps va se mouler aux formes de ses baleines, et plus les muscles du dos, qui n'auront plus rien à soutenir, vont s'affaiblir. Après quelques mois, non seulement tu trouveras ces corsets confortables, mais tu ne pourras les enlever que pour t'étendre. Parce debout, sans corset pour te soutenir, ton mal de dos deviendra insupportable."

Monica me fit ensuite signe de m'asseoir. Elle prit de ses mains si fines mon appendice urinaire, toujours enfermée dans sa gaine de métal. Elle desserra les vis qui refermaient le tube, qu'elle fit ensuite glisser pour dégager la ridicule petite chose flasque qui s'y terrait. Malgré cette main si douce, l'organe demeura inerte. Je n'avais même plus, je crois, l'énergie pour bander. Monica s'en réjouit : "Ca fait bien plus féminin comme ça. Juste une petite bosse, comme un clitoris."

Puis, comme si elle était séduite par la docilité de ce sexe qui avait pourtant si souvent bandé et éjaculé sans permission depuis le matin, elle ajouta :

"T'es un petit animal facile à dompter, Claudia chérie. Je sens qu'avec toi, il sera possible de pousser l'exploration très très loin. Tu ne regretteras pas le jour où je t'ai tirée de ta merde pour t'initier à ta nouvelle personnalité. Tu réalises? Deux jours à peine ! Et regarde comme t'es déjà entièrement possédée. Crois-moi : tu vas bientôt être la plus heureuse et la plus servile des esclaves sexuelles !"

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