Monica
Chapitre 4
En entrant dans la chambre, je fus abasourdie par le luxe. Lit à baldaquins, douillette couverte dentelles, draperies somptueuses, miroirs.
"Ça t'impressionne, n'est-ce pas, petite sotte? T'aimerais bien dormir ici avec ta maîtresse Monica, non? Allez ! Déshabilles- toi !"
Pendant qu'elle m'aidait à enlever ma robe, je parvins avec peine à enlever les chaussures étau qui me torturaient depuis la veille. Quel soulagement, mais quelle atroce douleur, en même temps, que ce brusque relâchement des ossements, en liberté retrouvée ! Elle me fit enlever mes bas, mon porte-jarretelles et le soutien gorges rembourré qu'elle m'avait prêté la veille.
Quand je fus nu comme un ver, elle me fit accroupir sur le dossier d'une chaise, attacha mes deux poignets à ses pattes avant et mes deux chevilles à l'arrière. Et dans mon orifice anal, brandi, prêt à recevoir le fouet, elle enfonça lentement mais sans véritables précautions, un formidable godemiché de latex.
Mon cul était vierge et la douleur me fit presque hurler. Elle m'ordonna de me taire et, par assurance sans doute, plaça sa main devant ma bouche. Je sentis mon anus résister à la brutale intromission de ce sexe de latex rigide. Alors le godemiché se laissa refouler, puis, comme une vague, reprit l'assaut avec une pression accrue. La douleur fut terrible.
Ce fut comme un déchirement atroce au niveau de mon sphincter anal, mais je parvins à garder silence. Les larmes qui mouillèrent alors mes yeux furent le seul témoignage de la douleur du viol.
Une fois l'orifice ouvert, par contre, la brûlure fit place à une étrange sensation de plénitude, à mesure que le gland de latex caressait mes parois de plus en plus profondes. Je me sentis ridicule de m'être laissée attacher dans cette position vulnérable, et de subir ainsi ce viol de mon orifice culier.
Mais il était trop tard. Et je n'avais désormais d'autre choix que d'attendre le fouet. Pourquoi m'être ainsi laissée faire? Il me vint pour la première fois à l'idée que j'étais probablement plus forte que cette femme cruelle, au corps délicat, somme toute. Alors, pourquoi cette détresse et cette soumission? Combien de fois aurais-je pu m'échapper depuis le matin?
J'entendis le fouet claquer faiblement dans l'air de la pièce. Pourquoi étais-je devenue si soumise? "forte", "soumise"… Voilà que je parlais spontanément de moi au féminin. Je sentis que j'étais en train de vivre une transformation beaucoup plus brutale que je ne l'avais d'abord cru. Non, je n'avais pas voulu fuir ma tortionnaire. Non, le fouet ne me faisait pas peur; je le désirais même, je crois. Oui, je rêvais du moment où Monica m'accorderait son pardon et me prendrait dans ses bras pour me consoler.
- "Combien de coups tu mérites, Claudia chérie?" demanda-t-elle, presque avec douceur.
- "Vingt, madame. J'ai été une mauvaise fille."
- "J'aime ton attitude, maintenant. J'aurais envie de te laisser filer pour cette fois, mais je pense qu'il est bon que tu goûtes à mon fouet, pour la prochaine fois où tu auras des sautes d'humeur. Ou aussi parce que, des fois, il m'arrivera d'avoir envie de te frapper sans raison. Alors, tu dois apprendre à recevoir les coups avec le sourire et me remercier ensuite. Mais 20, c'est trop, ma chérie. Pour la première fois, tu ne le supporterais pas. Disons une dizaine?"
J'entendis la lanière siffler dans l'air de la pièce et sentis mes deux fesses se déchirer d'un coup sec. Je n'eus pas le temps de retenir mon cri qu'un second sifflement vint marquer une seconde déchirure. La brûlure se répandit sur tous le bas de mon dos, puis jusque dans mon cerveau ou tout se mit à déraper.
"Nnnooonnn ! Aaahh ! Meeerde ! Nonnn !"
Une troisième déchirure, puis une autre. Je sentis alors mon pénis se dresser, ridicule, entre les barreaux de la chaise, et je ne pus retenir une formidable poussée de sperme. Éjaculation précoce, violente et désespérée, dans un tel mélange de douleur, d'angoisse et de jouissance.
J'encaissai encore deux coups du fouet. Je crois que j'ai dû perdre vaguement connaissance, bien que je m'entendis crier encore, d'une voix étrangement aiguë, comme si je la voulais féminine :
"Monica. Arrêtez ! Maîtresse ! Je vous aime ! Pitié... Je ferai ce que vous voulez. Je suis votre esclave. Arrêtez... Non ! Non ! Continuez, plutôt. J'en veux d'autres. Ouii! Frappez. Je suis votre esclave."
Le supplice prit fin. Monica détacha mes jambes et mes poignets.
"Mais tu as éjaculé, petite stupide ! Qui t'en avais donné la permission? Et t'as sali ma chaise, mon tapis ! C'est pas très féminin, ça. Si t'apprends pas à te retenir, va falloir un jour te couper la queue. Ca serait dommage non? Car c'est beau un pénis dans une culotte de dentelle transparente. Allez. Lèches-moi tout ce sperme. Je veux pas un cerne sur ma chaise, et plus rien sur le tapis. Et attention ! si je vois la moindre trace de rouge sur le tapis, on recommence avec le fouet !"
- "Bien madame !" répondis-je, en commençant à lécher mon propre sperme sur le siège. Pendant une fraction de seconde, l'odeur me parut repoussante; mais comme pour l'urine de Monica que j'avais dû boire la veille, je savais qu'il me fallait exécuter ses ordres. Et je trouvais dans cette situation de soumission totale une certaine extase.
J'eus soudain envie de ce sperme, comme d'une récompense délicieuse. Je m'imaginai en train de sucer quelque pénis engorgé, en me demandant si Monica allait un jour m'initier au plaisir de la fellation.
- "Tu aimes ça?"
- "Hmmm."
- "T'es aussi bien d'aimer ça car dans les prochaines semaines, tu vas avoir un entraînement intensif : une vraie esclave doit savoir sucer autant un sexe d'homme que de femme. Et toi encore plus que toute autre. Puisque tu possèdes encore ton sexe d'homme, tu devrais savoir mieux que toute femme comment plaire à ces messieurs, non? Alors, j'ai l'intention d'inviter bien des hommes qui paieront cher pour t'initier à la nouvelle vie de prostituée de luxe !"
Je me remis à pleurer. Ma maîtresse venait de briser mes dernières résistances. Le projet qu'elle entretenait à mon sujet ne m'attirait en rien. J'étais catastrophée. Comme ces putains qu'on voit dans les films, incapables de résister au chantage de leur souteneur. Je savais qu'elle allait me demander de faire des choses immondes et que j'allais obéir. Je savais que je les ferais, la plupart du temps, sans goût, sans passion, avec rien d'autre que l'écœurement, la honte de moi.
Et que je n'allais pourtant rien pouvoir refuser à cette femme araignée qui m'avait enveloppée dans sa toile. Je pleurais. Je me sentais victime honteuse, vulnérable, soumise... et nue.
| Précédent... | Suivant... |
Contact: webmaster@soumischaste.net
