Monica

Chapitre 6

En attendant Monica, je fis les cent pas et me retrouvai devant un miroir. Sauf pour le rouge autour des lèvres, défraîchi par les caresses orales que Monica venait de m'exiger, j'avais devant moi l'image d'une femme superbe. Et cette vision érotique de celle que j'étais devenue provoqua une nouvelle érection.

Une bosse révélatrice fit saillie au milieu du fourreau, déformant la pureté des lignes de cette magnifique robe droite. Je fis un effort pour replier ma queue entre les jambes, mais Monica, qui descendait l'escalier à ce moment précis, vit le geste et me gronda :

"Qui t'a permis de te toucher, petite vicieuse?"

Je me retournai vers elle, pour qu'elle puisse voir la déformation disgracieuse de ma robe. "C'est que je n'ai rien pour cacher cela !"

- "Ma pauvre fille, si j'avais voulu cacher ton sexe d'homme, j'aurais pu l'enfermer plus solidement dans un harnais ou dans une cage. Si je l'ai laissé libre, c'est que je veux que tu apprennes à mieux contrôler ton organe. Et puis, le moment venu, si jamais il te prend envie de séduire quelques proies, mieux vaut qu'ils sachent au plus tôt à quelle petite dégénérée ils ont affaire. Sinon, la violence d'un homme trompé peut devenir dangereuse, crois-moi ! Alors, t'es mieux de porter ton sexe en évidence !"

Monica s'était vêtue d'une robe blanche sans manches, aux plis amples, à la jupe courte, comme la tunique d'une vestale grecque. Elle portait des sandales légères à talons hauts et des accessoires de métal délicats. Une fille sage en apparence.

Cela contrastait avec ma tenue à la fois raffinée et provocante, avec cette jupe fendue très haut et mon maquillage manifestement érotique qu'elle s'empressa de rafraîchir. L'ensemble de mon corps se présentait comme une invitation sexuelle claire alors que le sien, au contraire, était d'une pudeur exemplaire.

"Ce soir, petite fille, c'est toi qui va servir d'appât. Je veux que les hommes te regardent, te désirent."

Je me sentais effectivement désirable. Et je perçus comme un éclair d'envie dans le regard de Monica.

"Mais il est trop tôt pour sortir maintenant, reprit-elle. J'ai encore quelque préparation à te faire subir."

Elle me poussa avec douceur dans la pièce qui m'avait servi de chambre à coucher (bien que le mot "coucher" soit abusif : j'y avais passé la nuit debout, adossée au mur), me fit écarter les jambes, en pliant le tronc vers l'avant, les paumes apposées sur le mur.

J'ai compris que j'aurais droit à la pénétration complète lorsque je la vis lever sa tunique, et apposer sur son sexe un godemiché à courroie, qu'elle attacha solidement en place.

"Si jamais nous faisions, ce soir, d'adorables rencontres, Claudia chérie, il serait dommage que ta petite chatte culière refuse de s'ouvrir. Alors, on va préparer le passage, maintenant."

Elle approcha d'abord de ma bouche son pénis de latex. En me penchant un peu plus (ce qui ne fut pas facile, avec ce corset trop rigide qui m'emprisonnait toujours), je parvins à enfoncer la prothèse entre mes lèvres, puis au fond de ma gorge.

- "Vas-y avec ta salive, ma jouisseuse, car ça sera ta seule lubrification," me dit-elle, en commençant à retirer tranquillement le membre synthétique.

Puis elle vint se placer derrière moi et m'enfonça son pénis dans l'anus. Je sentis la même douleur, la même brûlure que j'avais expérimentée plus tôt, juste avant ma flagellation. Comme si le trou de mon cul refusait encore de s'ouvrir. Mais pourquoi n'avait-elle pas pris le temps de relâcher mes muscles avec des caresses?

Si j'ai, une fois, détesté cette femme cruelle et sensuelle, c'est bien à ce moment, alors qu'elle poussait de toutes ses forces sur mon anus en flammes, que je sentais prêt à déchirer sous la pression. Mais il s'ouvrit soudain, et je la sentis pénétrer d'un seul coup jusqu'au fond. Choc électrique d'une violence insupportable. La douleur monta par vagues le long de ma colonne.

Et pendant qu'elle faisait l'aller- retour dans mon cul défoncé, s'excitant elle-même, du même coup, jusqu'à l'orgasme, j'eus comme un coup de barre au ventre. C'était le stress de mes muscles emprisonnés dans ce corset démoniaque, la position inconfortable de mes jambes tendues, et cette pénétration trop subite qui bousculait tout à l'intérieur de mon corps cintré... et à l'intérieur de ma tête surtout.

Oui ! Je venais d'être violée une seconde fois en quelques heures. Le geste de Monica avait la même brusquerie, la même haine. Je me remis à pleurer, et sentis mon corps trembler en grandes vagues incontrôlables.

Monica n'en poursuivit pas moins son manège, va-et-vient jusqu'à l'orgasme, puis retira lentement l'objet de mes tortures et se laissa choir sur une chaise, détendue, en s'achevant avec les doigts. Je m'effondrai sur le sol, vidée, tremblante, en larmes, honteuse, comme le sont toujours les femmes violées.

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