Monica

Chapitre 8

Il y eut un silence :

"Oui, ma petite Claudia, mais pas tout de suite. Ce soir, nous irons dans un "salon" que je fréquente. Nous y lèverons tes premiers clients. C'est sans risque. Seulement des gens que je connais et qui savent quel genre de femmes je leur amène. Des gens aux goûts bizarre, mais ils sont safe, côté médical. Et puis je serai là avec toi. Je veux superviser tes débuts. Après, quand tu leur auras rendu tous les services sexuels qu'ils auront demandés, nous rentrerons chez moi. Tu devras encore boire mon urine, je te préviens, et me faire jouir comme hier. Et tu passeras encore une fois la nuit attachée, mais je suis sûre que cette fois, épuisée comme tu l'es, tu trouveras le moyen de dormir..."

"Demain, poursuivit-elle, c'est dimanche, et je reçois deux vieux clients à domicile. Je leur ai promis une surprise, et ma surprise, c'est toi, ma petite Claudia ! C'est pour ça que je suis allée te chercher dans ce bar de travelos, hier soir. C'est pour eux que j'ai commencé ta transformation. Ils m'ont demandé une novice ! Tu devras nous servir toute la journée. Et j'aime autant te dire tout de suite que ce sont deux boucs, ces deux là. Attends-toi à devoir les sucer quatre ou cinq fois chacun. Et ton petit cul va en connaître de toutes les couleurs demain. Je vais peut-être te faire passer la nuit avec un godemiché, d'ailleurs, pour leur ouvrir le passage."

"Je ne sais pas quand ils vont partir. Mais après seulement, je te rends tes fringues de mâles si tu veux, et tu pourras me quitter. Dimanche soir. Pas avant! À ce moment là, tu auras le choix de rester chez moi comme esclave, de retourner chez toi, mais en femme, avec le droit de revenir quand tu veux, ou d'effacer tout le week-end et rentrer chez toi bien sagement dans tes fringues d'homme, cet homme ordinaire, un peu minable, celui que j'ai connu hier, l'homme qui passait ses soirées dans les bars de travelos à rêver sans oser. Oui, je te laisserai le choix, mais tu verras qu'on ne renonce pas facilement à la perversion. Tu ne seras plus jamais capable de vivre comme avant, Claudia. Je te regarde, et je sais qu'il est déjà trop tard. Tu es déjà devenue Claudia, mon esclave sexuelle !"

Ce qu'elle venait de me dire me faisait profondément peur : mon initiation ce soir, cette terrible nuit en perspective, puis cette journée d'esclavage où j'allais devenir le jouet sexuel de deux obsédés de la baise. Plus que de la peur, en fait : de la répulsion! Et pourtant, je me sentis fondre devant le regard presque tendre qu'elle me fit, lorsqu'elle m'annonça que je n'allais sans doute pas être capable de la quitter. Une journée seulement ! Et elle avait raison : j'étais devenue Claudia. Je me suis mise à pleurer.

- "Allez ! Ne pleures pas, Claudia. Ton maquillage va couler !"

- "J'ai peur."

- "T'as peur de quoi? Pas de moi, j'espère?"

- "J'ai peur...hhnnff… de ne pas... pouvoir... partir! De ne pas vouloir !"

- "Bien sûr que tu ne voudras pas... Tu serais bien folle ! Allez, essuie tes larmes et regarde-moi dans les yeux. Et écoute bien ce que je te dis. Tu es devenue Claudia, femme, esclave, et objet sexuel. Il est trop tard pour revenir en arrière. Et si tu l'es devenue si vite, c'est que cette Claudia dormait déjà au fond de toi. C'est elle qui t'a traînée dans ce bar minable où je t'ai trouvée, hier. Et t'étais déjà moitié en femme, sous tes vêtements d'hommes. Je l'invente pas ça !"

- "Non, bien sûr." - "Alors, répond-moi honnêtement. Tu es là, assise devant moi, et tu fais une très belle femme. Regarde les deux hommes, à la table voisine : ils n'ont pas cessé de te regarder depuis une heure. C'est pas moi qu'ils regardent, c'est toi, parce que, arrangée comme tu l'es, ma petite, tu dégages un sacré aura de sexualité ouverte. Alors dis-moi : quand tu te sais regardée comme ça, est-ce que ça te fait paniquer, ou que ça t'exite?"

- "Ça m'excite; c'est bien sûr..."

- "Regarde-les, les deux, là, à côté."

J'ai tourné la tête vers eux. Ils me regardaient eux aussi. Alors, l'envie de pleurer m'a comme passé d'un seul coup. Je leur ai souri. Presque trop. J'ai eu un peu honte de ce racolage évident à l'excès, mais j'avais follement envie de séduire. Et sans pouvoir m'en empêcher, j'ai baissé le regard vers leurs pantalons. Ils étaient tous deux bandés.

Entre mes jambes, je me sentis bander à mon tour. Mais c'est curieusement dans mon cul, là où Monica avait inséré le godemiché cet après-midi là, que je perçus comme une bouffée de chaleur.

"Merde, dis-je en me retournant vers Monica, je suis en train de développer des réflexes de femme. Je te jure : j'ai jamais été attirée par des gars, sauf les travestis... Et bien là, je vois ces deux là, et je me sens toute drôle à l'intérieur. J'aimerais ça avoir un vagin. J'aimerais ça qu'ils me caressent les seins."

- "Y rien de drôle dans ça, Claudia. T'es une femme-objet, au plus profond de toi. Et en tant que femme-objet, t'as le droit de te laisser aller, parce que ton état, tu l'as choisi. T'es devenue une vraie obsédée sexuelle, ma petite garce. Alors regarde toi en face, et accepte ton destin. Et y a pas de honte à avoir. C'est un destin enviable, que je te permettrai de vivre jusqu'à l'extase !"

- "Monica !... J'ai peur de pas savoir... J'ai peur de sombrer... Vas- tu me protéger? Vas-tu rester avec moi?" lui demandai-je avec une panique évidente dans le regard. La panique de celle qui ne comprend plus ce qui lui arrive.

Un large sourire illumina son visage. Je ne l'avais pas encore vue aussi accueillante, et aussi menaçante en même temps, tant la satisfaction qui émanait de ce sourire marquait son triomphe total. { Oui je vais t'aider. Oui je vais rester près de toi. Mais c'est tout. Pour le reste, je n'ai absolument pas à te consulter. Tout ce que je te dis de faire, tu le fais sur-le-champ, sinon c'est le fouet. Compris?"

- "Compris."

- "Mais pour cette fois, je veux bien te consulter, ma petite, parce que c'est ta soirée. Ces deux hommes, à côté, est-ce que tu les trouves beaux?"

- "Oui, très beaux..."

- "Est-ce que tu les désires?"

- "Je sais pas..."

- "Allez, Claudia ! Tu mens. Regarde ton pénis. Tu brûles de désir..."

- "...Oui. Peut-être, madame. Mais j'ai peur."

Précédent... Suivant...