Histoire de la famille Mouriau

Chapitre 18

Le lendemain, j'ai retrouvé Marc dans la cour de récréation. Il m'avait fait signe de le rejoindre.

- Claudine, j'ai lu attentivement ton programme... j'ai réfléchi... Il faut d'abord que j'en parle avec Françoise Dumont... ensuite je vais appeler Gabrielle pour une stratégie possible... tu imagines bien que cette féminisation dans un collège comporte pas mal de difficultés... il faut régler une série de questions... Françoise peut nous aider...

Il s'était approché de moi pour me passer la main dans le dos, puis sous mon veston avant de la plonger dans la braguette de mon pantalon... j'ai eu un mouvement de recul.

- Laisse toi faire... je dois vérifier ta tenue... mais tu deviens folle Claudine... pas de soutien-gorge... pas de bas... pas de corset...

- Mais Marc, je n'ai pas eu le temps ce matin... puis j'ai tellement peur que ce soutien-gorge et le corset ne se remarquent en classe.

- Gabrielle a donc parfaitement raison... si tu n'es pas contrôlée au collège comme à la maison, tu finiras par rejouer au petit mâle prétentieux... je vois Françoise ce matin... j'appelle Gabrielle... on en reparle ensuite... en attendant, file dans ta chambre et habille-toi correctement pour aller en classe...

- Marc, je t'en supplie...

- Tu cesses tes simagrées, Claudine... file t'habiller et que je n'aie plus à te le dire.

- Marc, j'espérais que tu allais me protéger... m'aider...

- Mais Claudine, c'est ce que je fais... je te protège contre toi-même... tu dois accepter ta nouvelle condition... te féminiser... vivre en femme et cesser de croire que tu es encore un garçon...

il faut te soumettre, obéir... entrer dans ta nouvelle réalité... Gabrielle a raison... elle connaît tes faiblesses et elle a besoin de notre aide pour réussir cette féminisation délicate dans un collège de garçons.

- Marc, arrête... c'est de la folie...

- Tu vois, tu recommences... ne discute pas et file dans ta chambre.

Consternée, je suis retournée dans ma chambre pour passer les vêtements manquants. Je me suis longuement regardée dans la glace... en chemise, le soutien-gorge marquait clairement et la rigidité du corset se devinait aussi.

Même les rubans élastiques et les attaches des jarretelles se décelaient sous les jambes du pantalon. Il ne me restait plus qu'à beaucoup remuer pour éviter les regards fixes sur un point précis de mes vêtements... pour détourner l'attention...

Marc était absent à la première heure de cours. J'imaginais bien qu'il était à l'infirmerie en discussion avec Françoise Dumont. Elle lui donnerait une autorisation de s'absenter du cours.

Impossible de fixer mon attention sur le cours... je pensais à tout sauf à ce professeur qui tentait de nous faire traduire du latin... chaque fois que son regard venait dans ma direction, j'avais l'impression qu'il me transperçait... qu'il devinait mes sous-vêtements... je baissais les yeux honteusement.

Un jeune garçon est venu remettre un petit mot au professeur qui a levé les yeux sur moi.

Claude Mouriau... vous devez vous rendre à l'infirmerie immédiatement.

Rouge de confusion... j'ai dû me lever devant toute la classe... sous tous les regards perçants... affronter des sourires qui me semblaient autant de coups de poignard... je me sentais plus nue que nue... savaient-ils quelque chose... En route vers mon destin de féminisée.. corsetée, gainée, bouchée...

A l'infirmerie, j'ai retrouvé Marc en discussion animée avec Madame Dumont. Ils se tutoyaient comme de vieilles connaissances. Ils avaient l'air de bien s'entendre. Je n'y comprenais plus rien... mais il y avait quelques jours que je ne comprenais plus rien... Madame Dumont m'a longuement regardée.

- Enlève moi tous ces vêtements de garçon manqué et assieds-toi, Claudine. Nous devons te parler sérieusement.

Tremblante, j'ai retiré mon veston, délacé mes souliers, puis avec hésitation baissé mon pantalon. J'étais devant eux, humiliée, en tenue de féminisée.

- La décision est donc prise, Claudine... nous avons téléphoné à Madame Gabrielle pour lui faire part de notre intention de l'aider dans la transformation qui t'attend et pour prendre ses avis.

J'ai pris connaissance de ton programme. Marc me l'a communiqué. Je ne puis qu'y adhérer totalement. Nous devons absolument obtenir ta collaboration, ta soumission et ta parfaite obéissance pour réussir ce que nous entreprenons.

Il faut donc mater tes révoltes pour éradiquer ton reste de masculin et obtenir cette conduite de soumission qui sied aux femmes dans ton genre.

Le traitement prévu par ta gouvernante n'est pas possible dans ta chambre actuelle à l'internat. De même, les séances de déshabillage public aux douches ou à la gymnastique sont évidemment à proscrire.

Je vais donc t'installer dans la seule chambre qui dispose d'une petite salle de bains et d'une toilette. Tu n'iras plus aux douches avec les autres élèves et je te ferai dispenser du cours de gymnastique pour raison médicale.

Cette chambre mieux équipée te permettra de prendre tes lavements du matin en toute discrétion... elle rendra possible ta maintenance disciplinaire qui est indispensable pour t'aider à accepter ta nouvelle idenité... c'est aussi plus facile pour recevoir tes petits copains.

Tu dois bien comprendre, Claudine, que tu vas devenir femme... une femme un peu spéciale tout de même... dans le monde du transsexualisme on pratique toujours les partenaires multiples... c'est du sexe libertin... c'est pas du sexe vanille...Il est donc inutile pour toi de rêver d'une grande histoire d'amour avec mariage et enfants... tu me suis Claudine...

- Plus ou moins, Madame.

- Je ne suis pas Madame, je suis 'Maîtresse' pour toi... c'est clair ?

- Oui, Maîtresse.

- T'attacher à un seul garçon n'a pas de sens... Madame Gabrielle insiste pour que tu profites de ce qui te reste de temps à l'internat du collège pour rencontrer un maximum de garçons... avec des rapports sexuels évidemment...

Nous sommes tous bien d'accord la dessus... tu dois inverser et apprécier ta nouvelle sexualité... elle doit devenir ta norme... Marc organisera et surveillera cette partie de ton éducation... tu comprends que je ne peux pas prendre un tel risque et jouer avec ma situation au collège.

Par contre, je passerai chaque matin dans ta chambre te faire ta piqûre d'hormones féminines et te donner les cachets que tu dois avaler... tu m'attendras, purgée et nue, pour ta maintenance disciplinaire. Je m'en chargerai à moins que Marc ou un de ses copains...

- Un de ses copains, Maîtresse ?

- Pourquoi pas, Claudine... je viens de t'expliquer que tu auras de multiples partenaires... tu écoutes ou pas.... il peut y en avoir qui apprécient de te fouetter... c'est cela le libertinage... de toute façon, c'est décidé et c'est notre décision qui compte... compris.

- Oui Maîtresse.

J'étais déjà au bord des larmes devant cette nouvelle humiliation alors que Marc se taisait. Il acceptait donc.

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