Histoire de la famille Mouriau
Chapitre 2
Après avoir lu et relu le texte, Gabrielle avait levé les yeux sur moi tout en semblant réfléchir à la manière dont elle allait m'en parler.
- Claude, c'est assez délicat cette histoire... le médecin du collège constate chez toi un important retard pour ne pas dire une absence de puberté.... en fait, pour être franche, il se demande même carrément si tu es une fille ou un garçon.
La question est grave car il suggère de te faire rapidement subir un traitement hormonal mais, à ce stade, il ignore lequel. Faire de toi un garçon n'a peut-être pas de sens et faire de toi une fille pose les problèmes classiques du transsexualisme car tu es né garçon et on ne peut provisoirement rien y changer.
Approche-toi, Claude...tu vas baisser ton pantalon et me montrer tout cela... je veux en avoir le coeur net.
Rouge de honte, je m'étais approché d'elle mais sans faire un geste pour me déculotter.
- Allons, Claude... arrête tes simagrées... j'en ai vu d'autres... baisse immédiatement ta culotte et montre-moi cela...
Au bord des larmes, j'avais fini par descendre mon pantalon et mon slip pour exhiber ce qu'elle voulait examiner de près.
Gabrielle souriait de manière sarcastique, probablement amusée de voir le fils de son ancienne patronne obligé de se déculotter et de s'exhiber devant elle.
Elle eut un petit mouvement de surprise puis un léger rire en découvrant ce sexe de bébé que je cherchais tellement à dissimuler.
- Mon pauvre Claude, ce n'est effectivement pas avec cet engin que tu vas remplir tes devoirs d'homme. C'est un zizi de bébé avec quelques poils follets mais je ne vois pas ce qu'une femme pourrait en faire. C'est juste bon à faire pipi ton machin....
Est ce que tu le caresses parfois dans ton lit ? Est ce qu'il devient dur ?
- C'est mon problème... je préfère ne pas parler de cela..
- Il faudra bien que tu m'en parles. Je dois savoir si tu ressens quelque chose quand tu te caresses ou quand tu regardes les filles ? Est-ce que les filles t'attirent...
- Je n'en sais rien, je crois que oui mais je n'ai jamais connu de fille.
- Et au collège, est ce que ce ne serait pas plutôt les garçons qui t'attirent... avec tes airs de fille, il y a peut-être un garçon qui a essayé de te caresser dans ta culotte ?
Cet interrogatoire était insupportable. Je sentais le sol se dérober sous mes pieds car elle venait de toucher juste.
Un mois plus tôt, mon voisin de classe, Marc, m'avait
longuement caressé la cuisse sous la tablette avant
d'ouvrir ma braguette pour y plonger la main et me tripoter le
sexe. 
Effaré, je n'avais pas osé souffler un mot durant le cours et le professeur n'avait visiblement rien remarqué d'anormal.
La caresse avait duré une éternité malgré mes nombreuses tentatives de me dégager sans attirer l'attention. Marc ne lâchait pas prise. J'ai dû renoncer à me libérer et finalement me laisser faire.
Ce n'était d'ailleurs pas désagréable d'abdiquer et de s'abandonner à ce garçon qui était le plus fort de la classe. Je me consolais en pensant que personne n'en saurait jamais rien.
Pendant qu'il me tripotait, Marc me soufflait des petites phrases avilissantes tout en faisant semblant de lire son cours pour ne pas éveiller l'attention
-Laisse-toi faire, Claudine... donne bien ta pissette...tu vas voir comme c'est bon de mouiller ta petite culotte... écarte mieux les cuisses pour dégager ton clitounet... tu sens comme c'est excitant, mes doigts sur ton bouton... entre tes fesses....
Rouge de confusion, j'avais écarté les cuisses pour permettre à Marc de prendre complètement possession de ce petit sexe ridicule. Au bout de longues minutes, j'avais senti une raideur inconnue dans ma culotte puis une sensation nouvelle et, soudainement, un éclair de jouissance qui m'avait projeté sur la tablette du banc pour mieux cacher mon trouble.
Je venais de vivre ma première expérience du plaisir sexuel.
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