Histoire de la famille Mouriau

Chapitre 25

Après quatre mois de traitement aux hormones, il a fallu changer la taille de mes soutien-gorges. Informée, Madame Gabrielle a préféré acheter tout de suite des bonnets de taille C, considérant que mes seins allaient encore grossir. On pouvait faire l'économie des bonnets B.

Mes cheveux poussaient. On les avait d'abord réunis en un petit catogan. Aujourd'hui, je promène une queue de cheval blonde qui allait permettre une véritable coiffure de femme dans les prochaines semaines.

Je cachais mes seins tant bien que mal sous mes vestons en rentrant la poitrine. Je me déplaçais rapidement pour éviter les regards fixes sur un détail précis de mon anatomie.

Plus mes seins ont grossi, plus mon succès augmentait... les garçons adoraient les peloter, les malaxer, étirer les pointes... Marc exigeait que je les sorte des bonnets pour les présenter, nus, aux caresses... il a pris quelques photos de moi, accroupie sur le pot... tous seins dehors... il y avait d'autres clichés, bites en bouche, appliquée, souriante, levant humblement les yeux sur mon partenaire pour vérifier la montée de son plaisir.

Au mois de juin de cette année scolaire, après neuf mois de traitement aux hormones , mes seins avaient atteint leur taille actuelle. Je remplissais mes bonnets C.

Naturels, bien formés, les deux gros seins remuaient doucement sur mon torse. Ils faisaient la joie des internes...

C'est alors que Françoise Dumont a estimé qu'il n'était plus possible de cacher une telle poitrine. J'allais devoir quitter le collège de garçons, retourner à la maison, rejoindre Madame Gabrielle et Maîtresse Marie.


Un vendredi midi, j'ai quitté le collège pour la dernière fois, sans trop de regrets, sachant pourtant que la vie à la maison ne serait pas un long fleuve tranquille.

Ma tenue décidée pour le voyage était toute blanche avec des bas blonds satinés.

- On te renvoie chez toi en jeune vierge, tout de blanc vêtue...

J'ai été dispensée du corset qui projetait trop les seins et j'avais heureusement une gabardine ample pour tout dissimuler.

Marc et Françoise m'ont remis un exemplaire de mon dernier press-book et une lettre ouverte pour Madame Gabrielle.... Françoise m'a donné une provision de médicaments pour continuer mon traitement hormonal à la maison.

Après avoir vérifié ma tenue, ils m'ont conduite à la conciergerie du collège en insistant encore pour que je rentre bien ma poitrine durant le voyage.

- Ne te fais pas trop remarquer dans le train, Claudine. Un jeune homme avec des longs cheveux et des gros seins... c'est un spectacle étonnant qui pourrait te valoir de fâcheuses rencontres... à propos, Madame Gabrielle et Maîtresse Marie nous demandent de te signaler que tu as tes menstrues jusqu'à mercredi prochain... un nouveau programme... elles te l'expliqueront elles-même... donc pas de rapports sexuels jusqu'à mercredi prochain.... Elles t'attendent avec impatience... avec plein d'idées intéressantes pour toi... ce sont des expertes en la matière... elles te raconteront maintenant que vous êtes entre femmes... tu comprendras mieux ce qui t'arrive comme ce qui est arrivé à ton père et à ta mère...

- Mon père et ma mère ? Que voulez-vous dire ?

- Plus tard, Claudine... chaque chose en son temps... file maintenant... on viendra te dire bonjour le week-end prochain... Gabrielle nous a invité à dîner.


J'ai quitté le collège pour la gare, perplexe, en repensant à cette histoire de menstrues. Qu'allaient elles encore imaginer ? Et mon père et ma mère... que venaient ils faire dans cette histoire... quelle était le lien avec Gabrielle ?

Confortablement installée dans le train, je me suis retrouvée en face de deux femmes qui ne cessaient pas de me dévisager fixement.

Je n'osais pas les regarder. Affreusement gênée, je me sentais nue, persuadée qu'elles devinaient mes sous-vêtements, qu'elles remarquaient le gonflement de mes seins que je dissimulais maladroitement sous mon manteau.

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