Histoire de la famille Mouriau

Chapitre 45

Après le déjeuner, Mario avait longuement discuté avec Pascal tandis que Christine était retournée s'allonger sur son matelas. Que pouvaient-ils bien se raconter. Mario était finalement revenu.

- Demain, Pascal te fera visiter la réserve dans laquelle il range le matériel de plage. La pièce est vide durant la journée. Il y laissera quelques matelas pour te permettre de t'allonger. Il compte te tester personnellement demain matin avant de te permettre de rencontrer quelques clients de la plage. Il y en a plusieurs qui t'ont remarquée et qui souhaiteraient vivement faire ta connaissance.

Effondrée, Christine ne réagissait plus.

Ils avaient quitté la plage vers quatre heures pour retourner à l'appartement et s'allonger sur la terrasse. Christine était plongée dans ses rêveries.

- Mais, tu m'aimes encore, Mario ?

- Evidemment que je t'aime encore... mais je te veux différente et il y a du travail... par exemple, je t'ai déjà dit vingt fois que tu dois être nue pour bronzer sur la terrasse... enlève ce maillot immédiatement... mets-toi à poil... à poil... tu comprends cela... à poil tout de suite...

Christine acceptait mal le langage crû de Mario. L'idée de se mettre nue sur cette terrasse ne lui venait même pas à l'esprit. Elle hésitait encore.

Mario leva un oeil inquisiteur de son journal.

- Alors, tu attends quoi... je t'ai dit à poil, Christine...

- Mais Mario, on pourrait me voir... Amanda pourrait monter...

- Personne ne peut te voir sur cette terrasse et Amanda ne va pas venir en plein après-midi... cesse de te conduire en bourgeoise chichiteuse... je veux une maîtresse qui s'affiche, qui s'exhibe... qui montre qu'elle aime le sexe, qu'elle en redemande.

Avec moi, tu vas apprendre à te conduire en amoureuse soumise... à en être fière... tu dois te discipliner... je vais te discipliner...

Christine ne comprenait plus rien.

- Me discipliner... mais que veux tu dire, chéri...

- Il n'y a pas de chéri qui tienne... je veux simplement que quand je te demande quelque chose, tu obéisses sans discuter... si ce n'est pas le cas, tu seras punie et disciplinée à la cravache ou au martinet... est-ce clair... 'ma chérie' ?

- Punie ? Disciplinée à la cravache... au martinet ? Non mais je rêve... tu deviens complètement fou Mario...

- Pas du tout... 'ma chérie'... une femme désobéissante doit être fouettée comme une sale gamine jusqu'à ce qu'elle se soumette avec enthousiasme aux ordres de son amant.

Dans mon pays c'est comme cela que ça se passe et je compte bien en user avec toi... je n'ai aucune envie de vivre avec une prétentieuse qui joue les allumeuses... maintenant fous-toi à poils ou j'appelle Ahmed pour te fouetter le cul.

Christine sentit le sol se défiler sous ses pieds. Mario devenait fou. Sans réfléchir, comme une automate, subjuguée, elle retira son maillot de bain une pièce pour exhiber ses gros seins et la petite toison soigneusement épilée en triangle.

- Caresse tes seins et ta chatte... tire tes bouts de seins... fais-les pointer... comme une salope... rentre deux doigts dans ta chatte.

- Mario... pas cela... je t'en supplie... pas ici... allons dans la chambre...

- Je t'ai demandé de te caresser ici... j'attends...

Mario s'était levé pour aller dans l'appartement. Il était revenu sur la terrasse avec un gros sac de sport. Christine le regardait, hébétée, tandis qu'il retirait du sac des paires de menottes, des bracelets de contrainte, plusieurs martinets de longueurs diverses, une longue cravache de dressage.

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