Le mari de Nadia
Chapitre 5
Le matin suivant Nadia et moi dormîmes tard. Nous étions tous deux fatigués après les événements de la nuit passée, et Nadia ne se réveilla pas avant onze heures.
Je m'étais réveillé avec une superbe érection vers neuf heures et demie, mais je ne m'étais pas soulagé, me rappelant ce que Nadia avait dit à propos de l'interdiction de me masturber : je ne voulais pas risquer de la mettre en colère. Ainsi je restai allongé dans le lit, à côté de ma femme et Maîtresse pendant plus d'une heure, m'empreignant de la chaleur douce de son corps si féminin, et pensant à elle et Frédérico , son amant de la veille.
J'avais décidé qu'il m'était agréable d'obéir à Nadia, même quand elle m'interdisait le sexe, mais j'avais beaucoup moins de certitudes à propos du rôle de Frédérico dans cette nouvelle situation. *Il* avait dit à Nadia qu'il ne me permettrait pas d'avoir du plaisir sexuel sans *sa* permission ? Qui était-il pour dire une telle chose ?
Il était évident que Nadia était très attirée par son corps, mais j'étais toujours son mari, me disais-je. C'était une chose que d'attendre une période indéterminée avant d'être autorisé par sa femme à avoir du plaisir sexuel, mais c'était une chose bien différente quand c'était dicté, même de façon indirecte, par son amant.
De toutes manières que pouvais-je y faire ? Rien ! Cependant le temps était de mon côté, pensais-je. Notre voyage de noces allait toucher à sa fin d'ici quelques jours, et nous devrions rentrer en France pour retrouver le ciel triste et gris de Valenciennes avec sa vie routinière.
Au moins laisserions-nous ce Frédérico loin derrière nous ! Nadia continuerait sans aucun doute à affirmer son droit maintenant établi de baiser de temps en temps avec les personnes de son choix, mais je me serai habitué à cette idée à ce moment, et peut-être réussirai-je même à trouver des trucs pour mieux supporter cette situation.
Quand Nadia s'éveilla, elle me rappela sa proposition de courses.
Puis elle me donna une chiquenaude sur le bout de mon membre turgescent avec ses longs ongles vernis, ce qui la fit éclater de rire. "Laisse donc Popaul tranquille," me dit-elle. "D'ailleurs à ce sujet je ne voudrais que quelqu'un apprenne que mon mari a un sexe d'une taille insuffisante !"
Je grimaçai sous l'insulte, mais je pensai qu'il valait mieux pour moi rester silencieux.
"Ne t'inquiète pas," me rassura-t-elle. "Bien sûr, tu n'as pas le droit de te tripoter, mais nous allons faire en sorte aujourd'hui que cette chasteté temporaire soit un peu plus supportable pour toi".
Je n'en sus pas plus : Nadia a toujours adoré rester mystérieuse !
Après un petit déjeuner tardif, nous prîmes le chemin du centre commercial local. "Les boutiques ne sont vraiment pas terribles ici chéri," me dit Nadia en faisant la moue, "mais je suis quasiment sûre que nous trouverons ce que j'ai en tête pour commencer ton dressage."
J'avais été trop occupé à admirer les lèvres parfaitement maquillées de Nadia pour bien me concentrer sur ce qu'elle disait, mais ce mot "dressage" attira mon attention. "Maintenant marche juste un pas derrière moi, et ne prends la parole que si on s'adresse à toi, à moins que ce ne soit vraiment nécessaire."
J'entendis ces mots, mais j'avais du mal à croire qu'elle me parlait ainsi, et en public en plus ! Une partie de moi ressentit de la colère, mais ce traitement provoquait également chez moi un début d'érection, aussi je me contentai d'approuver de la tête avec soumission.
Après quelques minutes nous arrivâmes devant une boutique de lingerie et de vêtements de mariage pour femmes. Après un bref coup d'oeil à la vitrine, Nadia m'entraîna à l'intérieur. J'adorais regarder les dessous féminins, comme la plupart des hommes, et mes yeux se baladaient sur les délicates petites culottes et soutiens gorges ornant les mannequins du magasin.
La plupart de ces mannequins avaient des perruques, et quelques-uns avaient même le visage maquillé, ce qui les rendait presque réels. Alors que mon regard vagabondait sur l'un d'eux, avec de longues jambes fines gainées de bas résille et d'une culotte de satin noir, Nadia attira l'attention d'une vendeuse. "Je recherche une gaine de maintien, de taille standard," l'entendis-je dire. "Je voudrais un modèle couvrant une large partie du corps, mais dans une petite taille, du 38 ou peut-être du 36." La vendeuse disparut rapidement derrière le comptoir et revint après quelques secondes avec plusieurs paquets.
"Voici la Berlei, Madame," expliqua-t-elle. "Elle a une bande extra ferme sur le devant. 79 % nylon polyamide, 21 % élastane, disponible en noir ou blanc uniquement."
Je ressentis un grand froid dans l'estomac. Nadia avait l'intention de contrôler mon sexe en le maintenant comprimé, me semblait-il ! Ceci dit, je préférais la noire.
"La blanche sera parfaite," décida Nadia. "Je vais en prendre deux, une de taille 36 et une de taille 38." Je restais silencieux, n'osant pas me manifester. Nadia m'ordonna ensuite de payer, et une demie heure après nous étions rentrés à l'hôtel.
"Très bien," me félicita ma femme lorsque nous
eûmes regagné notre chambre. "Tu n'as pas
protesté, ce qui était préférable
pour toi, parce que sinon j'avais l'intention de dire à la
vendeuse à qui était destiné ces deux gaines
!" 
Tout de suite elle me les fit essayer, par-dessus mon slip de coton. Je réussis à enfiler la première, avec beaucoup de difficultés dues à son étroitesse. A ma grande surprise Nadia mit alors sa main entre mes jambes, empoigna mon pénis en demi érection, et le poussa rudement vers l'arrière, de façon à ce que le bout de mon sexe se retrouve tout près de mon anus.
Puis elle tira ma gaine vers le haut encore de quelques centimètres : mes testicules semblaient avoir disparus à l'intérieur de mon corps. C'était très inconfortable, jusqu'à ce que mon début d'érection disparaisse. Vu de devant, mes hanches avaient pris maintenant un aspect féminin.
"Tu devras toujours porter une de ces deux gaines sur toi à partir de maintenant," m'indiqua-t-elle. "Porter ainsi une gaine en dessous de ton pantalon devrait de faire passer toute idée de draguer d'autres femmes, n'est ce pas chéri ? Et de même, je pense que cela devrait t'aider à combattre toute velléité de défier un de mes amants en cherchant à te battre avec lui, où une idiotie de ce genre, n'est ce pas ? Maintenant tu ne pourras plus pisser debout, et tu devras utiliser des toilettes fermées pour ça. Et attention, je vérifierai à tout instant que cette jolie gaine est bien en place, et que ton sexe est bien sous contrôle, alors ne triche pas, sinon je ne te ferai plus jamais l'amour, compris ? Plus tard tu pourras peut-être t'acheter toute une panoplie de lingerie, mais ces gaines feront l'affaire pour l'instant. Même au lit tu devras en porter une, que je sois là ou non. Cela t'aidera à résister contre tes envies dégoûtantes de te tripoter sans arrêt. Mon petit mari se doit de réserver pour sa femme toute sa production de sperme, n'est-ce pas chéri ?" conclue-t-elle en m'embrassant voracement sur les lèvres, avec sensualité. Mon sexe comprimé était douloureux, alors que je ressentais une poussée de désir envers le corps de Nadia.
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