L'Effet Papillon
Chapitre 4
Je passais le reste de la journée à rêvasser en cours sur le moyen d'éviter les probables avances de Franck. Je pouvais bien sur prétendre à une soudaine baisse de forme ou à un devoir à rendre pour ne pas être présent.
Mais c'était aussi éviter Elodie. Et cette situation serait amenée à se reproduire, car ce ne serait jamais que partie remise.
Je pouvais aussi faire face et décliner poliment tout acte sexuel avec Franck. Là j'étais sur de pourrir la soirée pour tout le monde à commencer par ma copine.
Ou alors je pouvais toujours faire jouer ma curiosité. Qui sait, peut être n'était-ce pas si désagréable. Franck était bel homme et si je devais essayer une partie de jambes en l'air avec un mec, c'était loin d'être un mauvais choix.
J'essayais de m'imaginer ce que pourrait donner la soirée. Il faudrait que je le caresse, que je le laisse me caresser. Ce n'était pas insurmontable.
Il faudrait que je l'embrasse et que je le laisse m'embrasser. Mon expérience du matin m'avait révélé que c'était loin d'être désagréable.
Restait le problème du sexe. A ce que j'avais compris, je l'avais sucé. Rien que cette idée me donnait la nausée. Il faudrait pourtant que je remette ça. Un sexe d'homme dans ma bouche! Ma langue s'activant autour. Non ce n'était vraiment pas possible.
Et le reste! Il m'avait pénétré et j'en gardais quelques séquelles à en juger mon anus douloureux. Comment s'y était-il pris? En me mettant à quatre pattes, debout, sur le dos?
J'avais été complètement possédé et ça me mettait vraiment mal à l'aise.
Des rires me sortirent de mes rêveries. C'était ceux de mes voisines d'amphis. Je ne m'en étais pas aperçu mais j'étais en pleine érection! J'avais beau avoir un sexe relativement petit, la bosse de mon pantalon était vraiment très visible et n'avais échappé à personne autour de moi.
Seule la sonnerie marquant la fin du cours permis de mettre fin à cette séance d'humiliation.
Je ne sais pas ce qui m'a le plus vexé. Les moqueries ou le fait de bander à la perspective d'être "sauté".
Cette fois c'était décidé. J'irais à la soirée pour me rassurer. Etre sur que je n'aimais pas ça, être sur que je n'aimais pas Franck.
Comme me l'avais demandé Elodie, je passais à la pharmacie. Je ne remercierais jamais assez les films pornos. En faisant entrer la sodomie dans les mœurs, ils m'évitèrent d'être trop embarrassé avec la vendeuse. J'ai même senti une certaine compréhension quand je lui ai demandé un gel pour la première fois de ma copine. Evidemment elle ne pouvait pas savoir que ce soir, c'était mes fesses qui y passaient.
J'arrivais chez Elodie en début de soirée partagé entre l'appréhension et l'envie d'en finir. A ma grande surprise, ce ne fut pas ma copine qui ouvrit la porte, mais Franck.
"Pierre, je suis content de te revoir. Entre. Elodie m'a confié ses clés, elle rentrera plus tard. Elle a du s'absenter pour une urgence."
Ce que je redoutais par-dessus tout: être seul à seul avec lui. J'étais piégé. Comme s'il avait fallu confirmer mes craintes, il m'enlaça dès que la porte se fut refermé derrière moi.
Il m'embrassa à pleine bouche en me serrant fort contre lui. Encore une fois, je restais sans réaction, subissant les événements. Pire, je crois que je voulais les subir.
"On a pas besoin d'Elodie pour commencer à s'amuser. Tu m'excite beaucoup, tu sais."
Je sentais effectivement qu'il se passait quelque chose au niveau de son entre jambes. Il bandait! Et pas qu'un peu.
"Viens on va dans le salon, met toi à l'aise. Je t'apporte à boire."
S'en suivirent quelques brefs instants où il fit mine de me faire la conversation. Les banalités d'usage, ce que je faisais, d'où je venais, la famille, la météo.
Il faisait mine de s'intéresser à mes réponses tout en laissant aller ses mains sur mes cuisses et mes avant-bras. Peu à peu, ce furent de vraies caresses, et nous échangions des baisers.
Puis nos tee shirts volèrent dans la pièce. Nous nous frottions l'un à l'autre. J'étais résigné et commençais à accepter l'idée de m'abandonner à cet homme. Ses gestes, ses baisers me rassuraient de plus en plus.
J'entrepris de lui embrasser le torse tout en douceur, en m'attardant sur ses tétons. Cela produisit son petit effet. Moi-même j'appréciais son goût, son odeur.
C'est alors, qu'il déboutonna son pantalon et orienta ma tête vers ce qui s'y trouvait.
C'était la première fois que je me trouvais ainsi face à un pénis en érection, et celui-ci était vraiment impressionnant. Je n'ai pas un compas dans l'œil, mais il devait facilement dépasser les vingt centimètres. C'est surtout son épaisseur qui me fascina dès le premier coup d'œil. Il faisait bien une dizaine de centimètres de circonférence. Roco Sifredi pouvait aller se rhabiller, il y avait de la concurrence.
Je ne savais pas par quel bout commencer. Techniquement c'était ma première pipe.
"N'aie pas peur, embrasse-la."
Ce que je fis. Des baisers sur la verge suivis de petits coups de langue. Ce n'était pas si terrible. Et la réaction que cela provoquait chez Franck m'encourageait à continuer. Moi aussi j'étais désormais excité. J'attaquais le gland. Il était énorme et semblait encore grossir à chaque succion. J'enchaînais les va et vient, prenant tout son sexe dans ma bouche, à la limite de l'étouffement.
"C'est encore meilleur qu'hier. Tu sais que tu as un don."
Une info à mettre sur mon CV. Non seulement j'étais désormais bi, mais je suçais bien.
"Déshabilles toi, j'ai envie de toi."
Nous y étions, le passage à la casserole. Et je le voulais.
Franck attrapa un préservatif et me demanda de lui mettre. Pas si évident que ça quand ce n'est pas sur son propre sexe.
"Un jour il faudra que tu apprennes à le faire avec la bouche."
Il s'occupa de mon postérieur en le caressant. Chaque mouvement de sa main se rapprochait de mon orifice. En quelques dizaines de secondes, je sentis une intrusion. L'un de ses doigts commençait à œuvrer en moi. Puis ce fut un second, un troisième.
Je grimaçais, pas seulement par douleur. J'aimais ce qu'il me faisait. Il me passa une bonne dose de lubrifiant.
"Tu es encore serré, mais je vais y aller doucement pour commencer. Mets-toi sur le dos."
Aussitôt dit, aussitôt fait. Il se mit au-dessus de moi et entreprit à nouveau de m'embrasser avec fougue. Je fermais mécaniquement les yeux, et c'est à ce moment que je le sentis entrer en moi.
A la douleur initiale, succéda une intense sensation de plaisir. J'aimais être enculé!
Franck s'activa alternant puissance et tendresse. J'étais tout à lui, lâchant de temps à autre de petits gémissements. A moins que ce ne furent des soupirs.
C'est bien sur à ce moment qu'Elodie fit son entrée. Occupés comme nous l'étions, nous ne l'avions pas entendu arriver.
"Je vois que vous avez déjà largement commencé. Pierre, tu pourrais en laisser aux copines tout de même!"
Les humiliations choisissent toujours le pire moment pour frapper. A peine avait-elle commencé sa phrase que Franck jouit en moi. Moi aussi j'étais en plein orgasme.
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