L'Effet Papillon
Chapitre 5
Après avoir joui en moi, Franck ne mit pas bien longtemps à reprendre des forces. Il faut dire que Elodie n'avait pas traîné. A peine rentrée, elle s'était vite changée dans quelque chose de plus confortable, un ensemble de lingerie très échancré qui ne cachait rien de sa superbe anatomie.
Franck se jeta sur elle avec la même ardeur que celle qu'il avait manifestée sur moi quelques instants auparavant. Je restais là un peu hébété, partagé entre le plaisir post coït, la fatigue et une petite dose de culpabilité.
Franck pénétrait Elodie, ma propre copine devant moi et cela ne me gênait pas. Pire, je guettais ses yeux. Je voulais au fond de moi qu'il me regarde en lui faisant l'amour. C'est d'ailleurs ce qu'il faisait. Plus il me voyait, plus il s'activait.
Elodie m'invita à participer. Mon sexe se trouva vite à la hauteur de sa bouche, tandis qu'elle se mit à quatre pattes pour profiter encore plus de Franck.
Tandis qu'elle me suçait, j'essayais de me tordre pour atteindre les lèvres de mon bel amant. Je les voulais, je le voulais en moi et tant pis si je devais me contenter de sa langue.
Nous explosâmes tous les trois à quelques secondes d'intervalles.
Le reste de la nuit fut très tendre, nous avons dormi les uns contre les autres et j'occupais la position centrale entre ceux qui étaient maintenant devenus mes deux amours.
J'ai un souvenir assez flou des semaines qui suivirent cette première expérience. Pourtant elles furent inoubliables, peut être même les plus heureuses de ma vie. Mais, c'était comme flotter dans du coton, anesthésié par le bonheur et le bien être. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Cependant notre couple à trois prenait peu à peu une tournure étrange.
Au début, tout était vraiment rose. J'aimais Elodie et Franck, et c'était réciproque. Puis, je me mis à jalouser Elodie et je crois qu'elle en fit de même à mon encontre. Une compétition s'installait entre nous pour gagner au maximum les faveurs de notre bel amant.
Quand Elodie s'affichait dans une tenue sexy, j'embrassais Franck plus fort. Quand elle offrait sa vulve, je suçais encore plus goulûment. Quand elle criait de plaisir, je me mettais en levrette, j'avalais mon homme, j'hurlais toujours plus fort.
C'est à peine si je la touchais, elle. Je ne me sentais plus de poid face à la virilité de Franck. Quand nous avions des relations, je me contentais le plus souvent de cunnilingus endiablés. C'étaient juste des échauffements, car ma langue était désormais plus utile autour de la bite de mon Franck.
Ce qui devait arriver, arriva.
Un jour Elodie et moi avons rompu. Comme ça, sans anicroches, tout naturellement. Elle m'avoua ne plus tout à fait me percevoir comme son copain, et elle sentait bien que quelque chose se passait avec Franck.
Elle ne tenait pas non plus à prolonger sa relation avec lui. Après tout, c'était du réchauffé entre eux-deux. Il valait mieux qu'elle tourne la page. Néanmoins elle resterait une bonne amie pour tous les deux.
C'est ainsi qu'après mon hétérosexualité, ma bisexualité s'acheva à son tour.
J'étais maintenant en couple avec un homme. Cela allait même plus loin que ça. Ce n'était pas une relation d'égal à égal. C'était mon mec, et moi j'étais ... c'était ça, j'étais comme sa femelle, sa chose.
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