L'Effet Papillon

Chapitre 9

L'introduction de petites culottes toutes plus féminines les unes que les autres ne fit qu'intensifier notre vie sexuelle.

Maintenant que je portais des strings de « salope », qualificatif qui revenait de plus en plus souvent au cours de nos débats sexuels, Franck n'hésitait plus à me traiter comme telle.

Tout se fit progressivement, un élément à la fois. Mais aux caresses, sodomies et fellations de nos premières semaines, vinrent s'ajouter de nouvelles pratiques que j'appréciais tout autant.

Pour commencer, mon homme se mit à varier les endroits où nous étions amenés à baiser. La cuisine succéda au lit, la voiture à la cuisine, la forêt à la voiture et la ville à la forêt.

Que ce soit une porte cochère, une cabine d'essayage ou les toilettes d'un bar, nul endroit n'était tabou. Nous nous étions fait prendre en flagrant délit à plus d'une occasion. Se faire surprendre en train de sucer dans une cage d'escalier est un vrai moment de solitude, et ce n'est pas le sucé qui est le plus honteux à cet instant là!

Franck aimait m'honorer partout et à n'importe quel moment ce qui n'allait pas sans causer de petits soucis en termes « d'ouverture ». Après tout, nous n'étions pas forcément aussi excités en même temps. Généralement, nos galipettes en extérieurs se passaient de préliminaires. Pas le temps de mettre un lubrifiant ou quelques doigts pour préparer le temps quand quelqu'un peut surgir d'un instant à l'autre.

Franck avait sa petite idée sur ce problème. Il m'offrit un petit gode pour que je me détende comme il disait. Puis ce fut un plus gros, puis un vibromasseur et ainsi de suite…

En l'espace de quelques mois, l'ex hétéro que j'étais en était donc arrivé à se faire offrir des vibros entourés de petits strings en dentelle rose, tout un symbole!

Après les godes, vinrent « les plugs ». Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette merveille de l'ingéniosité humaine, il s'agit en quelque sorte de godes portables, à insérer dans son intimité pour rester « ouvert » en toutes circonstances.

S'il faut reconnaître que le port d'un de ces ustensiles rendait les pénétrations sauvages de mon bel amant moins douloureuses, c'était loin d'être confortable. Quand j'en portais, il m'était impossible de ne pas le sentir, surtout dans les escaliers. Ma démarche en était un peu différente, plus coulée, plus douce. Dès que je m'asseyais ou que le terrain devenait plus escarpé, j'étais dans un état pas possible. Une vraie petite folle qui tortillait du cul!

Franck m'initia aussi aux liens. Tout doucement, en me mettant en confiance. Avec un bandeau sur les yeux alors qu'il me caressait. C'était très excitant car tous mes autres sens s'en trouvaient décuplés.

Puis il m'attacha les mains sur les bords du lit, avec des morceaux de tissus, puis des cordelettes jusqu'à finir par des menottes. L'idée d'être sans défense, entièrement à la merci de l'ardeur de mon mâle avait un effet sur moi que je n'aurais jamais pu soupçonner. Ca m'émoustillait énormément, et Franck le fit de plus en plus souvent.

Lorsque j'étais attaché, il n'hésitait pas non plus à me claquer les fesses et à multiplier les mots crus. Il insistait sur le fait que j'étais sa salope, son esclave sexuel, que j'étais fait pour prendre des bites, bref, il utilisait un langage fleuri qui finalement décrivait assez bien ce que j'étais en train de devenir, pour lui.

Si notre vie sexuelle était au beau fixe, il en allait de même pour le reste. Nous affichions une complicité sans failles, de chaque instant. Elle se manifesta au moment de nos anniversaires. Hasard du calendrier, nous étions nés à deux jours d'intervalles, à des années différentes.

Pour mes vingt ans, il me demanda ce que je voulais. Ma première réponse fut bien sur qu'il continue à m'aimer. Mais vous savez comme sont les gens, ils se rattachent plus facilement à des choses matérielles. Mon cadeau fut une montre, une très belle montre d'ailleurs, tout en argent! Elle était très fine, très discrète. Pour un peu, c'était presque une montre de femme, en tout cas c'est un peu l'impression qu'elle donnait sur mes poignets rachitiques.

Après un tel cadeau, je ne voyais pas trop comment rendre la pareille à Franck. J'étais toujours fauché comme les blés, et il était exclu de me ruiner.

« Tu sais mon chéri, je ne pourrais jamais te faire un cadeau aussi beau. En fait, je ne sais même pas quoi t'offrir ».

« Tu n'as pas besoin de me faire de cadeau. Continue d'être un tel amour et cela me conviendra ».

« Demande-moi ce que tu veux, si je peux le faire, je le ferai même, et surtout si c'est en nature , j'insiste ».

« A bien y réfléchir, il y a quelque chose que tu pourrais faire qui me plairait énormément. Mais tu n'es pas obligé de dire oui ».

« Quoi ? Vas-y je veux te faire plaisir! »

Je n'aurais peut-être pas du insister autant. La demande de Franck était assez inattendue, et bien loin de ce que j'étais prêt à faire pour lui. Il voulait que je me fasse poser un piercing sur la langue!

Les applications étaient évidentes. Cela rendrait nos baisers plus intéressants, et surtout pimenterait mes fellations. En soi, me faire charcuter la langue n'était pas forcément effrayant. Mais un piercing n'était pas forcément quelque chose de discret.

Toutefois beaucoup de garçons en portaient, et j'avais toujours la possibilité de l'enlever en cas de visite chez mes parents.

J'ai donc accepté, et quelques heures plus tard, j'étais la bouche ouverte en train de me faire poser une petite boule dorée au milieu de la langue.

Je vous passe sur les quarante huit heures qui suivirent, où ma langue avait triplé de volume. Je n'osais même plus sortir!

C'est à ce moment que Franck me fit une proposition pour le moins surprenante.

Il devait se rendre à Rome pour un séminaire où tous les dirigeants ce sa multinationale seraient présents. Trois jours dans un palace dans l'une des plus belles villes du monde.

Il pouvait venir accompagné et avait pensé à moi, sachant que visiter la capitale italienne était l'un de mes rêves.

Il y avait cependant un hic, et sérieux : il ne pouvait pas venir accompagné d'un garçon.

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