Prisonnier
Chapitre 1
Tout s'était passé si vite. L'arrestation, pour quelques grammes de haschisch, la garde à vue avec sa fouille au corps, slip baissé, tousser trois fois pendant que le flic me faisait un toucher rectal avec son index, la nuit passée dans une cellule puante, puis la mise en examen.
Puis le passage en flag, vite fait, vite expédié. J'avais pris 6 mois ! De retour dans la cage qui sentait la pisse et où l'on parquait les prévenus au tribunal, je m'effondrais en larmes, toute honte bue, devant les autres, qui me regardaient fixement avec un rictus sur leur visage de brute endurcie, comme si j'étais une proie...
C'est vrai que je ne leur ressemblais pas du tout. Look " baba cool ", mince, voire gracile, le visage fin, de longs cheveux aux reflets blonds de fille, le nez aquilin, des yeux verts, qui me donnaient pas mal de succès au près des filles.
Tous me fixaient. Et je sentais comme un malaise... Oui, je me sentais vraiment très mal...
Ensuite le dépôt, se déshabiller pour une nouvelle fouille au corps, le slip à nouveau baissé devant un gardien vicieux n'a pas hésité à me rentrer cette fois deux doigts dans mon anus serré, bien sûr sans aucune préparation, ce qui m'a fait pousser un cri de douleur.
"Oh, nous avons là une petite chatte sensible ! Il va falloir qu'elle s'assouplisse ! Marcus va s'en charger... Tu vas voir pétasse... Il va être ravi d'avoir une nouvelle avec lui pour la dresser... "
Ces propos m'ont horrifié. Ils annonçaient le pire. J'avais déjà entendu ce genre d'histoire, mais je n'y croyais pas vraiment.
Après de multiples portes cadenassées, grilles, couloirs sinistres, je fus jeté dans une cellule minuscule qui était déjà occupée par un noir énorme, de plus de 1,80 m avec des muscles énormes et pesant au moins 120 kilos.
Il y régnait une odeur qui me prit tout de suite
à la gorge, une forte odeur de sueur, une odeur de Black
pas lavé depuis des jours, avec des relents de pisse et ce
que je crus être une forte odeur de sperme. D'ailleurs il
n'y avait pas beaucoup de doute à avoir, car mon compagnon
de cellule portée un survêtement très
épais et surdimensionné comme aiment à en
porter les black, molletonné, qui avait dû
être blanc à l'origine, mais qui était
maintenant grisâtre, avec de larges auréoles encore
humides aux aisselles, et devant, au niveau du bas ventre, autour
d'une énorme bosse qui tendait le pantalon du
survêtement vers l'avant, une large tache humide au milieu
d'autres auréoles jaunâtres qui ne laissaient aucun
doute sur l'activité à laquelle venaient de se
livrer cet individu juste avant mon arrivée. 
Ce type venait juste de ce branler et il avait visiblement éjaculé dans son pantalon de survêtement, sans prendre même la peine de s'essuyer, et vu les nombreuses tâches à ce niveau on pouvait penser que c'était là son habitude. Son éjaculation avait du être abondante, car malgré l'épaisseur du molleton, une énorme tâche s'étalait à l'avant. Un bombement énorme qui tendait le tissu pourtant épais et ample, ne disait long aussi sur la taille de son membre, et sur ses pensées du moment. Il me regardait avec un sourire vicieux, sans dire un mot.
Ecœurés, faisant une grimace, n'osant pas me boucher les narines, vu la carrure du type, je jetai mes affaires sur le lit qui était libre, qui était celui du bas, car visiblement ce sale individu occupait celui du haut.
Ce type devait avoir un rang élevé dans la hiérarchie invisible de cette prison, car les gardiens qui m'accompagnaient lui avaient témoigné un respect inhabituel. Il ne dit pas un mot à mon arrivée, se contentant de masser sa grosse bosse et ses parties génitales à travers le pantalon de survêtement.
À peine suis-je dans le lit que l'extinction des feux arriva et la lumière s'éteignit immédiatement. Je me retrouvais seul avec ce malade, sale et puant qui ne disait pas un mot. Effrayés je me mis dans mon lit sans même me déshabiller et je me tournais contre le mur, très inquiet de ce qui risquait arriver, n'osant même pas fermer les yeux.
Le type continuait à rester assis et je l'entendais s'astiquer bruyamment dans le noir.
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