Daryl, 'Régresseuse' professionnelle
Chapitre 10
Le retour de Daryl me réconforte, elle me change, me lave, je n’ai plus honte, je me sens bien parce qu’elle s’occupe de moi. A la cuisine, le bambin en grenouillère qui monte tout seul sur sa chaise haute c’est moi. J’ai l’impression d’être dans un état second. La journée se passe dans le calme, sans rebondissement. Repas, biberon, sieste, changes, jusqu’à la fin de l’après-midi. Quelqu’un arrive, oh mon dieu, c’est la femme d’hier, celle d’une trentaine environ, vêtue d’un tailleur strict, celle que je voyais bien en chef de service. Pourquoi est-elle là ?
Pourquoi, je ne saurai dire mais quelque chose me chagrine.
Son regard fourbe, ses sourires amusés et la conversation
pleine de sous-entendus avec Daryl ne laissent présager
rien de bon. Je ressens comme un grand frisson lorsqu'elle
s’approche de moi et m’annonce qu’elle va me
changer. Le bambin tiré par la main se lève donc de
son tapis de jeu pour prendre la direction de l’immense
table du salon. Ma couche est changée, ma
grenouillère remplacée par la longue robe en
flanelle rose avec un Dingo sur le devant. 
La surprise vient d’abord du collant qu’elle m’enfile, il s’agit d’un collant noir qui n’a aucun rapport avec la régression, ouvert à l’entrejambe et avec de jolis motifs je dirai même que sur de jolies jambes, cela serait plutôt la progression de mon Popaul qu’il génèrerait. La deuxième surprise vient de Daryl, qui lui donne un magnifique panty bouffant en satin orné de froufrous sur le derrière. Je suis troublé par cette lingerie et le contact des collants sur mes jambes, bien que la tension soit palpable, il se passe quelque chose dans ma cage de chasteté. Les POIS me rappellent aussitôt qu’il m’est interdit d’avoir une érection sous peine de sanction .
Je sens bien que cette garce de chef de « sévices » prénommée Cathy s’amuse avec moi comme le chat et la souris. Ces caresses sur mes jambes qu’elle dit « jolies sont chargées d’hypocrisie.
- Tu es belle comme ça en bébé travestie, franchement tu me fais bander. Il est beau mon bébé, il va bien chanter tout à l’heure le bébé à sa maman. Me lance-t-elle en me collant la sucette dans la bouche avec une force ne correspondant pas à la douceur de ses propos.
Elle me plante sur la table avec mes interrogations et mes inquiétudes pour aller s’asseoir dans le canapé à la demande de Daryl qui vient s’occuper de moi. Sa présence me rassure un peu car cette furie en tailleur me semble terriblement dangereuse. Daryl m’invite à me lever puis me guide vers le canapé pour me donner un biberon de jus de fruits dégueulasse mais je prends sans discuter avant de me conduire au chevalet de punitions qui soudain me terrifie. Devant ma résistance physique, elle n’exerce aucune effort et se contente de m’expliquer de sa voix douce qu’elle sait que j’ai été vilain cette nuit et que l’emballage du préservatif qu’elle a trouvé par terre n’a pas du servir à contenir baballe….
- Tu veux que je raconte à Cathy ce que vous avez fait cette nuit en plus des cinq coups de canne que je vais te donner ? André m’a tout raconté et a reçu une fessée, toi cela sera seulement cinq coup de canne, plus après avoir fait des cochonneries tu ne vas pas en me faire un caprice ?
Même si les voyants d’alarme de mon tableau de bord de prudence clignotent tout azimut, je me laisse installer sur le chevalet de punitions. Les genoux posés sur les solides supports recouverts de cuir, je m’allonge sur la barre centrale rembourrée. Elle entrave aussitôt mes poignets, mes pieds et mes cuisses sont solidement fixés, présentement, fuir ne m’est plus possible même si j’y mettais toute mon énergie.
Même si je suis un adepte du bondage, dans les flux et reflux de mon masochisme mon désir secret de découvrir les effets de la canne se mêle à une sourde appréhension. Mes neurones embrumés l’attribuent à la présence de la mégère en tailleur, dans l’intimité je suis assez fou pour avoir envie de tout découvrir. Daryl baisse le panty, la couche puis se place de côté et caresse mon fessier de sa canne, sûrement pour me permettre de me préparer psychologiquement. Le premier coup tombe soudain, le sifflement de la canne ne m’a pas laissé le temps d’anticiper la douleur, ouf, sans être insupportable, cela est saisissant. La même puissance avec une cravache aurait été peut-être plus douloureux, mais là, les effets s’inscrivent sur les deux fesses en même temps en un long trait de feu. Le visage souriant de la chef service apparaît dans mon champ de vision castrant aussitôt ma concentration.
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