Daryl, 'Régresseuse' professionnelle

Chapitre 9

Il m’a rejoint sur le lit, ma couche, dernière protection bien illusoire face à son désir est défaite, sa main joue avec la CB et mes testicules pendant qu’il embrasse mon visage, mon cou en cherchant mes lèvres que je persiste à lui refuser. Par chance, je ne bande pas, car les POIS m’auraient massacré la verge avec un tel malaxage. Au milieu de ses baisers fougueux je l’entends parler de biberon sans comprendre.

Le sens de ses propos murmurés devient rapidement clair, quand il se relève pour se mettre à quatre pattes au dessus de mon visage en tirant sur sa couche pour en extraire une verge bandée qu’il me présente aussitôt. J’ouvre la bouche pour lui faire la fellation attendue, sa verge est belle, de bonne taille mais pas énorme. Longue et douce parfaitement décalottée, elle expose à ma langue un gland fort agréable à sucer je l’avoue. Sa main passe derrière ma nuque et saisit ma tête pour guider le mouvement puis m’empêcher toute fuite lorsqu’il s’enfonce jusqu’au fond de ma gorge. Pourvu qu’il n’éclate pas dans ma bouche, je n’aime pas ça, je risque de vomir.

Il se tourne pour s’installer dans la position du 69 en prenant au passage le lait pour la peau de bébé sur la table de nuit et dont je comprends la destination. André finit de retirer ma couche et force l’ouverture de mes jambes qu’il bloque de ses gros bras sous ses aisselles. Menotté à la tête du lit sous cet homme forçant ma bouche de sa verge, je ne peux que m’abandonner à ses attouchements. Son doigt chargé de lait de bébé lubrifie l’orifice qu’il va sous peu forcer.

Ah, oh, hummm il l’enfonce en moi pour faire pénétrer le lubrifiant, au plus il agite son index, au plus il me procure des agréments si puissants je me perds en suçant son sexe dur comme du marbre. Je me surprends à le désirer, je me surprends effectivement à me penser femme offerte dans ces instants. Quand soudain il se lève pour prendre position entre mes jambes qu’il soulève, je le supplie d’être doux, il se fait rassurant. Dans la table de nuit, il prend un préservatif, je ne savais pas qu’il y en avait, mon dieu, j’ai de la chance, je me serai perdu.

Du gland il cherche la faille entre mes fesses, la trouve, s’y appuie et commence à exercer la pression qui va faire s’ouvrir la porte de mes reins. La position et la préparation sont propices à la pénétration qui se fait avec douceur. La douleur initiale de la sodomie est faible et vite compensée par la sensation de possession quand il s’enfonce profondément en moi de tout son long. A cet instant, je ne suis plus qu’un cul, toutes mes pensées, toutes mes terminaisons nerveuses, tout mon être est centré sur ce point de mon anatomie. Ces premiers mouvements m’arrachent un râle mi-plaisir, mi-douleur.

Je me surprends à pousser mes fesses contre lui pour le sentir plus encore en moi. Entre ses mains je suis rapidement son objet, son jouet à plaisir, je vis un moment trouble de bonheur et de honte, l'instant d’une seconde j'ai envie de lui crier que je suis à lui, en plein paradoxe j’ai maintenant envie de jouir de son sexe en moi. J'ahane à chaque coup de queue, tortille du bassin, vais à sa rencontre en me cambrant. Je suis d'une indécence folle, je lui offre mes fesses et l’encourage par un « oui » de plaisir. Il tient longtemps, en me limant toujours aussi lentement. Je n'en peux plus, c’est trop bon, trop fort, pas assez fort.

Il accélère l'allure. Je garde les yeux fermés pour mieux savourer ma jouissance, je gémis comme une chatte en chaleur et m’offre à ses coups de butoir. Le plaisir est tellement intense que j’en arrive presque à regretter de ne pas être une femme ! Il lâche mes jambes, s’allonge sur moi et cherche ma bouche avec ses lèvres. Sa langue entre en moi et cherche la mienne, c’est fou mon aversion a totalement disparue, je me laisse aller à lui rendre son baiser. Je m’offre totalement à lui, mes jambes passent autour de sa taille lui offrant ainsi mon fondement sans réserve. Ma verge et mes testicules souffrent un peu d’écrasement mais complètement conquis, je supporte sans problème ce désagrément jusqu’à sa jouissance. Il ne bouge plus, savoure son plaisir, mon anus se contracte tout seul autour de son visiteur.

Quelques minutes s’écoulent avant qu’il ne se retire puis se lève pour attraper une couche qu’il m’enfile avec un professionnalisme surprenant avant de se coucher contre moi. Il s’endort rapidement, moi non, tout ce qu’il vient de se passer et ce que je vis depuis mon arrivée ici me trotte dans la tête. Une voix sonne soudain, la lumière est allumée, non, c’est le soleil. Daryl lange le gros bébé à côté de moi. Il quitte la chambre en compagnie de sa nurse, je suis seul, j’ai presque envie de pleurer et le pire, c’est que je ne sais pas pourquoi.

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