Comment faire de votre mari un Travesti docile

Chapitre 28

13ème jour Mercredi 6 Août 2003

Shopping pour le "mariage"

Madame me réveilla vers huit heures et me présenta le déroulement de la journée :

- "Tu vas te dépêcher de faire ton ménage ce matin car j'ai une surprise pour toi cette après midi Edith ! ".

Le mot " surprise " ne m'évoquait rien de bon de la part de Madame mais en ce début de journée je prenais la chose avec philosophie en répondant :

- "Bien comme Madame le voudra".

- "Tu ne me demande pas qu'elle est la surprise ? Eh bien j'ai décidé de t'emmener avec moi faire du shopping. Nous allons toutes les deux faire les magasins pour te trouver une tenue pour ton mariage ! ".

Par mariage Madame entendait le pacte de servitude où elle me livrerait à Alain. Par contre l'idée de sortir de cette maison ne me disait rien qui vaille. En effet si je n'étais pas dans ma région d'origine, sortir en compagnie de Madame avec mes cheveux décolorés, permanentés et sûrement vêtue d'une robe allait encore intensifier mon humiliation.

Jusque là, à l'exception d'un samedi à Lille avec Maîtresse, ma féminisation ne s'était faite qu'en privée. Seul Maîtresse, Madame et Alain m'avait vu travestie et soumise. Mais cette fois comment cacher mon état de soumise aux passants. Avec Maîtresse mes cheveux étaient naturels car pour avoir une coupe féminine je portais une perruque et une fois en dehors de la maison, hormis le port d'une culotte ou un string de femme, Maîtresse m'autorisait à porter mes vêtements d'homme.

Cette fois j'étais arrivée chez Madame sans vêtement masculin et ayant fait la lessive et le repassage, j'étais pratiquement sure que Madame ne détenait pas d'habit d'homme. Cette après midi j'allais donc devoir subir les regards moqueurs, les réflexions et les railleries des promeneurs, mais je devais pour le moment essayer de ne pas y penser et me dépêcher de m'habiller afin de faire le ménage.

Madame me voyant me diriger vers la coiffeuse me dit :

- "Ce n'est pas la peine de t'habiller correctement Edith ! Tu n'as qu'à enfiler un body et une paire de bas auto fixant pour ce matin ! Je te l'autorise. Je te donnerais une tenue descente pour cet après midi ".

J'enfilais donc une paire de Dim Up de couleur rouge et devant Madame je pris soin de changer de Tampax avant d'enfiler mon body. Alors que je chaussais des escarpins assortis Madame me félicita :

- "Je vois que tu commences à être propre et à changer régulièrement tes tampons. Je considérerais que tes règles seront finies ce soir, tu pourras dès demain matin bouger avec le cul vide jusqu'au prochain mois ".

C'était enfin une bonne nouvelle car il y avait bientôt quatre jours que j'avais ces maudits tampons dans le cul jour et nuit. Je descendais en petite tenue faire mes tâches domestique, je me découvrais encore plus ridicule que d'habitude avec mes bigoudis sur le crâne, sans maquillage dans cette tenue.

Ce matin je passais l'aspirateur dans toutes les pièces, époussetais tous les meubles et bibelots, nettoyais les sanitaires, cirais les parquets du salon pour enfin préparer le repas de Madame, faire la vaisselle et remettre en ordre la cuisine. Je n'eus pas une minute à moi, prenant comme collation les restes du repas de Madame.

Il était treize heures trente lorsque je dus rejoindre Madame dans ma chambre pour me préparer en vue de faire du shopping. Madame me fit mettre nue totalement, me demanda de changer de tampon et de retirer mes bigoudis. J'effectuais ses ordres sans rechigner et après avoir ôté mes bas, mon body et mes faux seins, je m'asseyais devant la coiffeuse pour enlever les rouleaux que j'avais sur les cheveux.

Madame partit un moment et à son retour me dicta ma tenue :

- "Je t'ai dégotté un de mes anciens jeans et je pense qu'il fera l'affaire ! Avant tout enfiles moi cette culotte ! ".

Ses paroles me réconfortèrent, j'allais pouvoir porter un pantalon et au moins sur ma tenue, je ne devrais pas subir les regards moqueurs des promeneurs. C'était la première fois que Madame me faisait porter une culotte, une fois sur moi elle m'enveloppait la croupe et c'était une sensation bien différente des minis slips et autres strings ficelles.

Madame constata :

- "Cette culotte gainante noire en Lycra met tes fesses en potiron joliment en valeur ! Cela t'ira très bien car elle est insoupçonnable sous un pantalon ".

J'étais satisfaite car même si la dentelle ou la forme était loin d'un caleçon d'homme au moins on ne remarquerait pas que je porte des sous vêtements de femme une fois dans la rue.

Pourtant c'était me réjouir un peu vite car une fois la culotte bien ajustée, Madame me donna le jean en question. Je découvrais avec d'énormes regrets qu'il s'agissait d'un jean pour femme. Pas un jean unisexe hélas, mais un jean extensible taille haute avec un empiècement fantaisie devant, sans poche ni braguette, fermé par glissière sur le côté et avec une rehausse à laçage fantaisie à l'arrière.

Comble de l'horreur, une fois glissée dedans non sans mal, la matière extensible me moulait les fesses faisant ressortir mon cul et la base du pantalon arrivait à peine au dessus de mes chevilles. v Madame se plaça derrière moi et après m'avoir peloté les fesses elle régla le laçage fantaisie à l'arrière tout en commentant :

- "On dirait que ce jean à été fait pour toi, tu es hyper craquante dans ce pantalon moulant ".

Le constat que je fis dans la glace me désola, on ne pouvait en aucun cas le confondre avec un pantalon d'homme et la bosse que faisait la cage de chasteté devant ne laisserait aucun doute à la première personne qui me regardera d'un peu plus près.

Madame continua :

- "Pour la discrétion pas de soutien gorge, tiens enfiles cette chemise Edith ! ".

Là encore, ce n'était pas une chemise loin s'en faut mais un chemisier blanc légèrement translucide en popeline avec un col pointes, des manches longues et poignets mousquetaire. Je le mettais, et une fois bien mis en place dans le jean, la vision de ma silhouette de dos était très équivoque.

En effet de dos avec ma chevelure décolorée et la taille haute de mon jean extensible ne laissera pas les promeneurs dans le doute, ils penseront sûrement être derrière une femme et mon buste dans ce chemisier translucide laissant mes épaules bien apparentes sans aucune vision de bretelles de soutien gorge, les mêmes ne manqueront pas de ce retourner, j'avais d'ailleurs cette attitude lorsque j'étais encore un homme libre.

Cette fois je devrais subir les regards insistants et moqueurs chaque fois qu'ils me doubleront. C'était encore une épreuve de plus, une épreuve de soumission psychologique très dure.

Il fallait que je sois forte pour ne pas craquer devant des inconnus cet après midi. Mon accoutrement n'était pas totalement terminé et en guise de chaussures Madame me donna une paire d'espadrille. Dans cette tenue, j'avais un physique d'androgyne, ni femme, car sans poitrine, sans maquillage et non vêtue d'une robe, mais pas non plus homme, car vêtue d'un jean de femme et surtout avec ma chevelure ondulée et décolorée digne d'une Marilyn de banlieue.

Madame était contente d'elle, elle me toisait en disant :

- "Je t'ai fait habiller comme cela, car pour moi tu n'es plus un homme, mais tu n'es pas encore une femme. Pour le moment une sorte de troisième sexe, une larve qui devra se métamorphoser en papillon après ton stage chez moi. Si tu te comportes comme il faut un jour nous pourrons sortir entre copines, pour le moment tu dois faire tes preuves. Nous allons prendre la voiture, en chemin je t'expliquerais ce que tu devras faire cet après midi ".

Je suivais Madame dans la cour pour monter dans sa voiture. Au passage je jetais un coup d'œil dans le miroir du hall qui me renvoya une pitoyable image de ma personne et dans cet état je regrettais même de ne pas être habillée et fardée comme les jours précédents.

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