Comment faire de votre mari un Travesti docile

Chapitre 29

Dans la voiture assise au côté de Madame je regardais le paysage, j'essayais de me situer car mon arrivée c'était faites dans le coffre de la voiture de Maîtresse et là je pouvais enfin voir dans quel coin Maîtresse m'avait conduit. C'était un petit village de la Somme à mi chemin entre Abbeville et Amiens.

Madame commença par me dire où elle me conduisait :

- "Nous allons dans un grand centre commercial dans la banlieue d'Amiens. Je t'ai préparé une liste de choses que tu devras rapporter. Ca se passera comme un jeu, une sorte de rallye. Tu dois acheter les choses de la liste dans l'ordre et en respectant les indications ou remarques que j'ai noté sur la liste. Moi je ferais semblant de ne pas te connaître mais je resterais toujours derrière toi à proximité pour valider tes achats et contrôler que tu suis bien mes indications. Je t'ai préparé un sac à main, il est sur la banquette arrière. A l'intérieur tu y trouveras la liste, ta carte bancaire et un peu d'argent de poche. Prends le sac et regardes ! ".

Il y avait bien un sac à main avec une grande bandoulière, je me retournais pour l'attraper avant d'en sortir la liste, je pensais à l'air que j'aurais avec cet accessoire purement féminin sur l'épaule mais il me semblait que cette dernière découverte n'était rien à côté de ce qui m'attendait dans la liste.

Madame me demanda :

- "Lis la liste à haute voix, ainsi si tu ne comprends pas quelque chose je pourrais te l'expliquer avant qu'il ne soit trop tard ! ".

Je débutais la lecture :

"Jeu de piste pour Edith le mercredi 6 Août au centre commercial Auchan :

Premièrement, aller dans le super marché, flâner lentement dans le rayon confection homme.

Deux, direction le rayon des légumes, y acheter et faire peser cinq légumes différents dont la forme évoque un phallus, demander à la vendeuse de garder ces légumes le temps de sortir du super marché pour prendre un panier à l'entrée.

Trois, retour au rayon légumes récupérer la marchandise en passant par le rayon lingerie féminine.

Quatre, après avoir récupéré les légumes flâner dans le rayon des bas et collants. Rester dans le rayon jusqu'à mon signe.

Cinq, direction le rayon hygiène, y choisir une boite de tampons maxi absorbant avec applicateur.

Six, aller dans le rayon chaussures femme en passant par le rayon lingerie féminine, y essayer trois paire de chaussures à talon, en garder une paire.

Sept, aller au rayon confection femme, choisir deux robes taille trente six et aller les essayer dans les cabines.

Huit, bien entendu elles ne seront pas à ta taille donc retourner en choisir une autre à ta taille et une mini jupe aussi, retourner les essayer.

Neuf, garder celle que tu préfères et ranger l'autre dans le rayon puis direction le rayon hygiène.

Dix, choisir une boite de préservatif et la placer dans le panier bien en évidence, retourner au rayon bas et collants.

Onze, choisir cinq paires de bas de couleurs et de marques différentes.

Douze, sortir du magasin pour déposer tes achats dans la voiture en passant par le rayon lingerie et choisir la caisse moins de dix articles.

Treize, aller chez Darty acheter un épilateur à cire chaude, en se faisant expliquer la différence entre les modèles par une vendeuse.

Quatorze, faire les magasins de chaussures de la galerie commerciale et trouver une paire de mules rose à talons hauts avec pompon en plume sur le devant.

Quinze, aller dans une parfumerie et acheter deux parfums, un parfum de femme pour toi et une eau de toilette pour Alain.

Seize, déposer les mules et le parfum à la consigne du super marché en mettant bien les mules en évidence.

Dix sept, entrer de nouveau dans le super marché et trouver cinq accessoires que tu pourras porter le jour de ton mariage.

Dix huit, acheter dans le super marché une lotion décolorante pour tes cheveux.

Dix neuf, acheter dans n'importe quel magasin mais absolument, une guêpière blanche et une combinette blanche aussi.

Vingt, direction le magasin Phildar pour y acheter une paire de bas en tulle dentelle blanc, une jarretière fantaisie et enfin du voile blanc de mariée ".

Madame ne m'avait pas épargné, c'était un véritable chemin de croix où je ne pourrais pas me défiler. Je me souvenais d'un samedi où Maîtresse m'avait fait faire des achats à Lille et ensuite n'avait emmené chez le tatoueur pour marquer ma fesse et bien ce jour pour les achats j'avais prétexter au vendeuse que les accessoires et vêtement que j'achetais était pour me déguiser pour le carnaval de Dunkerque mais cette fois avec mon look de travelo, aucune excuse ne m'était permise.

Madame me voyant sans réaction ajouta :

- "Bien entendu, il n'est pas besoin de te dire que chaque étapes non respectées fera l'objet d'une punition Edith ! ".

C'était encore pire que prévu, et de retour à la maison je devrais me dédouaner de mes erreurs. Je restais avec la liste pliée en quatre dans la main tout le long du trajet qui me conduisait vers l'enfer. Nous faisions notre entrée dans le parking et le passage à l'acte était imminent pour moi. Pour compliquer encore la chose, Madame stationna près d'un parc à caddie, lieu fortement fréquenté par les clients.

Je sortais de la voiture la première en baissant le plus possible la tête afin de ne pas faire remarquer mon visage. Madame alors qu'elle verrouillait sa porte m'interpella comme jamais elle ne l'avait fait :

- "Passes devant, Bruno ! Je te suis n'est pas peur ".

C'était la première fois qu'elle m'appelait par mon véritable prénom, et Madame l'avait fait dans l'intention de me faire remarquer par les clients, d'ailleurs une fillette me regarda et malgré mon visage baissé, je l'entendis dire à sa mère :

- "Tu as vu maman, la dame, elle s'appelle Bruno ! ".

Afin d'éviter le regard de la jeune femme, je n'enfuyais vers l'entrée de la galerie marchande, le sac en bandoulière, la liste dans la main. Je ressentais la présence de Madame derrière moi et une fois à l'intérieur, j'ouvrais la liste pour voir ce que je devais faire tout en continuant d'avancer en slalomant entre les clients.

En premier aller dans le super marché et flâner dans le rayon confection homme. Une fois le portillon du super marché franchis j'étais sous les éclairages puissants ce qui contrastait avec la relative obscurité de la galerie. Pour le moment j'avais l'impression que l'on m'avait peu remarqué et à part la fillette, je n'avais pas eu à me plaindre.

Ici c'était une autre paire de manches. Fort heureusement je trouvais rapidement le rayon en question en ayant évitée de traverser l'allée centrale. Malheureusement pour moi il y avait au moins trois couple dans le rayon. Je plongeais dans les présentoirs feignant de chercher un pantalon pour mon mari comme le font les épouses. Je restais près des pantalons hommes, faisant glisser les cintres sur les barres comme ci je cherchais une taille particulière. J'avais l'impression que les autres couples ne me regardaient pas, les hommes peu intéressés écoutaient leurs épouses et comble de chance ils se tenaient plutôt au fond du rayon.

Tant que je pourrais garder la tête baissée, je pensais que je pourrais passer inaperçue, mais l'obligation de flâner un moment dans le rayon poussa inévitablement une cliente à me dévisager. Elle me regarda avec insistance, sûrement qu'elle me trouvait hommasse, mais je suis sûre qu'elle n'eut aucun doute sur ma féminité.

Je pouvais maintenant exécuter la deuxième étape en direction du rayon des légumes y acheter et faire peser cinq légumes, une fois dans les étales, j'avais le sentiment qu'il ne serait pas trop difficile de choisir les légumes, la seule difficulté résidant dans la pesée devant la vendeuse.

Pourtant loin s'en faut, le premier légume qui me vint à l'esprit fut le concombre, puis côte à côte la courgette et l'aubergine, enfin de belles carottes feront l'affaire. Je ne sais si c'était par pure masochisme ou perversion, je choisissais les légumes les plus durs possibles ainsi si Madame avait l'idée de me sodomiser avec, la douleur, voire l'excitation n'en serait que plus intense.

Il me fallait en trouver un cinquième et à part l'image de la banane, qui venait à mon esprit, je ne voyais pas d'autres légumes à sélectionner. Le problème, la banane n'était pas un légume et gare aux punitions, puis parcourant les étals du regard sans me préoccuper des clients qui m'entourait j'eus un flash ; une botte de poireaux fera l'affaire.

Le plus dur était à venir, me diriger vers les bascules et demander à la vendeuse de garder mes achats. Je pris une voix la plus douce possible afin de ne pas éveiller les soupçons de la vendeuse sur mon identité. La tâche me fut facilitée car d'emblée alors que je posais mon premier sachet sur la balance la vendeuse me dit :

- "Bonjour Madame ! ".

D'une voix claire, tout en faisant semblant de regarder l'indicateur de la pesée, je répondais :

- "Bonjour Madame. Excusez moi, mais serait il possible que vous me conserviez mes sachets le temps de sortir prendre un panier à l'entrée du magasin ? ".

Je ne sais si la vendeuse était myope ou qu'elle faisait semblant de croire à ma féminité mais elle me répondit positivement et après l'avoir remercié, je ne demandais pas mon reste et disparaissais le plus vite possible du rayon légumes. Dans le bout d'une allée, les mains encore tremblantes, comme si je venais de dérober quelque article, je dépliais la liste pour connaître la suite.

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