Comment faire de votre mari un Travesti docile

Chapitre 31

Je ne pouvais pas exécuter la totalité de la neuvième étape car avant de retourner au rayon hygiène j'aurais du remettre les vêtements que je ne gardais pas dans le rayon, ici impossible c'était les vendeuses qui s'en chargeait.

Dix, au rayon hygiène ce n'était pas bien difficile, seul le fait de placer dans le panier bien en évidence une boite de préservatif au dessus de la robe me vaudrait peut être des commentaires ici ou là.

J'avais fait la moitié du parcours et retournais au rayon bas et collants effectuer le onzième ordre de Madame en empruntant le plus possible les allées désertes et en baissant la tête. En me retournant au détour d'un rayon je voyais Madame qui suivait de loin toujours à l'affût. Il me fallait choisir cinq paires de bas de couleurs et de marques différentes. Vu la multitude de choix cela ne me semblait pas trop difficile et pourtant loin s'en faut.

Une première paire de bas mousse, beige de marque Bomo, une seconde de bas voile noir quinze deniers à couture de marque Golden Lady, une troisième paire en maille dentelle noire de marque Le bourget, mais pour la quatrième paire et la cinquième, je dus me rabattre sur les auto fixants faute de choix avec une paire de Dim up argent et une paire de clip Well couleur écureuil.

La dernière paire trouvé je quittais le rayon, sortant la liste de ma poche pour voir où elle me mènerait.

Douzième étape, sortir du magasin pour déposer mes achats dans la voiture en passant par le rayon lingerie et choisir une caisse bien embouteillée. Passer par le rayon lingerie n'était pas bien difficile, il se trouvait dans l'allée immédiatement après les bas et au point où j'en étais un passage de plus ou de moins ne me chagrinait plus, pour la caisse c'était plus difficile. Je pris l'option de la caisse moins de dix articles, qui est souvent encombrée mais où les clients ne reste pas trop longtemps.

Me plaçant au bout de la file discrètement, je fouillais mon sac à main pour en sortir le porte monnaie que Madame m'avait préparé. Hélas pour moi, un groupe d'adolescents chahuteurs prirent place derrière moi. Je baissais la tête regardant mes pieds comme plongée dans mes pensées. Au bout d'un moment j'entendis l'un d'eux dire :

- "T'as vu le meuf ? Elle a pas de soutif ! ".

Aussitôt un autre ayant remarqué les bas dans mon panier renchérit :

- "J'aime bien les femmes qui mettent des bas, ça m'excite, j'ai les couilles qui vont éclater ! ".

Ils essayaient de me faire réagir en m'agressant verbalement, mais dans la situation où j'étais je restais silencieuse la tête baissée, avançant au rythme de la file avec le seul espoir de pouvoir au plus vite quitter ce supermarché. Lorsque je fus en mesure de vider le contenu de mon panier sur le tapis roulant, ce fut l'apothéose des railleries, du genre :

- "T'as des capotes ! Viens me tailler une pipe aux chiottes. Si tu veux, je veux bien te rentrer le concombre dans la chatte. Ou encore, ça m'embête pas si t'as tes règles, t'as pas besoin de Tampax… ".

Leurs chahuts et leurs réflexions eurent pour effet de braquer tous les regards des alentours sur nous et alors que la caissière me demanda :

- "Voulez vous que j'appelle le vigile Madame ? ".

Je dus leur faire face après avoir répondu à la caissière :

- "Non ce n'est rien ! ".

Lorsque les ados virent mon visage l'un deux s'écria :

- "On laisse tomber, t'as vu sa gueule, c'est un boudin ! ".

Heureusement personne ne s'aperçut que j'étais un " homme ", et je réglais mes achats le plus rapidement possible direction la voiture sur le parking. En retraversant la galerie marchande j'avais l'impression que tout le monde parlait de moi, pourtant j'avançais vers le parking bien décidée de les ignorer. Arrivée au pied de la voiture Madame m'ouvrit le coffre en me disant :

- "Tu t'en sorts bien pour le moment Edith, mais tu n'as pas fini, direction Darty ".

C'était en effet de plus en plus difficile, la deuxième partie de ce rallye m'obligeait à avoir de nombreux contacts avec des vendeuses. Dans le magasin d'électroménager je trouvais facilement les épilateurs et je commençais par les regarder, les uns après les autres espérant qu'une vendeuse viendrait me renseigner. Ce ne fut pas long et une femme d'a peu près mon age me demanda :

- "On peut vous renseigner Madame ? ".

Je pris mon courage à deux mains et je l'affrontais le plus naturellement possible, me motivant toute seule en pensant que finalement, c'était certes humiliant mais bien moins que de se faire enculer par Alain :

- "Oui je désirerais acheter un épilateur mais je ne sais pas le quel choisir ! ".

La vendeuse me posa d'abord quelques questions qui pouvait être naturelles entre femmes, mais qui dans ma situation me gênait :

- "C'est pour l'épilation des jambes, des aisselles ou du maillot ? Etes vous naturellement brune ou bien souhaitez vous simplement rafraîchir rapidement votre épilation ? ".

Il me fallait répondre, et le fait de me trouver juste à côté de la vendeuse, elle m'allait pas tarder à me confondre, où bien faisait elle semblant de ne s'être aperçut de rien ? Je répondais l'air embarrassé :

- "C'est pour une épilation complète ".

Elle me présenta alors les rasoirs pour femme du type Ladyshave, les épilateurs à pinces rotatives, les épilateurs étanches, les crayons épilateurs et pour finir les épilateurs à la cire chaude dit professionnel. C'était celui là que Madame m'avait imposé. Je fis donc mon choix pour un modèle à cire chaude avec deux cuves. Une cuve pour l'épilation, l'autre pour la filtration, livré avec cire et spatules.

Je quittais la vendeuse pour retirer mon achat au comptoir des enlèvements non sans une certaine excitation, à l'idée de pouvoir dès ce soir m'épiler les jambes comme le ferait une vraie coquette.

Je devais faire la galerie commerciale afin de trouver une paire de mules. Je voyais bien le genre de mules que Madame voulait me voir acheter, le genre écrin pour pieds de femmes fatales en déshabillée de soie. Il n'y avait que deux marchands de chaussures dans la galerie, Eram et André et je me dirigeais vers le premier.

Une chance pour moi, le présentoir de chaussures légères était à l'entrée du magasin. Un rapide coup d'œil dans le rayon et j'aperçus une paire de mules à haut talon mais hélas, elle était noire avec seulement les pompon fuchsia. Je quittais rapidement le magasin sans avoir pris le temps de regarder les pointures disponibles afin de ne pas être interpellée par une vendeuse. De toute façon elle n'était pas totalement de la couleur désirée par Madame.

Dans le deuxième magasin de la galerie, situé à quelques mètres du premier, il n'y avait pas la moindre paire de mules à pompon. Je devais retourner chez Eram et me contenter du seul modèle disponible. Je prenais rapidement la mule dans le présentoir pour me diriger vers la caisse.

Ce magasin me rappelait l'épreuve que Maîtresse m'avait fait subir au début de l'année à Calais. En effet Maîtresse m'avait conduit dans un magasin de chaussure pour acheter une paire d'escarpins de femme et la vendeuse s'était moquée de moi en me demandant si je voulais les garder aux pieds en sortant. Là devant le comptoir, une jeune vendeuse regarda la pointure de la mule que j'avais déposé et partie sans rien dire chercher l'autre dans l'arrière boutique. A son retour elle me demanda :

- "Voilà c'est bien une pointure quarante que vous désirez madame ? ".

Je répondis positivement d'un signe de tête. La vendeuse ne s'en contenta pas, et il faut dire que dans ces magasins, les vendeuses doivent être intéressées à la vente car ne pouvant me placer des produits d'entretien elle me proposa :

- "Voulez vous profiter de notre promotion de moins vingt pour cent sur les bas et collants madame ? ".

- "Non merci, çà sera tout ! ".

J'étais obligée de répondre et mon visage somme toute pas très féminin associé à ma voix un peu grave, dévoila mon sexe à la jeune vendeuse. Alors que la patronne encaissait mon achat, la jeune vendeuse partie immédiatement raconter sa découverte à sa collègue. J'étais encore une fois montrée du doigt, humiliée devant deux jeunes filles ne pensant sûrement pas que j'étais contrainte de me travestir.

Une fois la monnaie rendue, je quittais le plus vite possible le magasin pour me soustraire aux regards inquisiteur des jeunes vendeuses. Je croisais Madame à la sortie, elle me souriait bien heureuse de me sentir si embarrassée.

C'était maintenant le passage à la parfumerie, là encore difficile de ne pas affronter les vendeuses. Je pris rapidement sans me soucier de la contenance une eau de toilette pour Alain, celle là même que ma femme m'offrait au début de notre mariage, à l'époque où elle me considérait encore comme un homme et dans le rayon des parfums pour femme mon choix se porta pour un flacon de parfum JP Gauthier.

J'étais attirée par la forme du flacon qui me rappelait portant de mauvais souvenirs, un buste de femme portant un corset et par extrapolation ma première séance de totem vendredi dernier. Je me dirigeais vers la caisse cette fois sans me soucier du qu'en dira t'ont, de toute manière les clients et clientes devaient bien se moquer de moi après mon passage et je ne pouvais rien y faire.

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