Comment faire de votre mari un Travesti docile
Chapitre 32
J'étais en route de nouveau vers l'entrée du supermarché et mon passage à la consigne centrale pour déposer ma paire de mules à pompon fut encore l'occasion de récolter un sourire ironique de la part de l'hôtesse.
Un contrôle de ma liste me permit de me rendre compte que je touchais à la fin, c'était la dix septième étape et je devais trouver cinq accessoires pour mon mariage samedi. J'errais dans l'allée du fond pour ne pas trop me faire remarquer cherchant des idées. Je me remémorais un moment mon mariage avec Régine mais ce souvenir pourtant joyeux me remis à l'esprit ses vacances avec Tony celui qui me faisait cocu et mon éducation forcée chez Madame. Il fallait pourtant trouver ces accessoires sinon je devrais affronter les griefs de Madame dès la fin de la journée.
Parmi les articles que l'on pouvait trouver dans un grand magasin, j'eus l'idée de flâner vers les accessoires pour femme, où l'on trouve des bijoux bon marché pour jeunes filles ou encore des accessoires pour les cheveux. En cette période de vacances il y avait quelques groupes d'une ou deux adolescentes en conversation devant les articles, je décidais de les observer du bout de l'allée pour ne pas me faire remarquer et de glaner au passage des idées pour mes achats. Bracelets, colliers, broches et boucles d'oreilles c'était en effet la solution la plus simple pour contenter Madame et réussir cette étape.
Lorsqu'un groupe s'éloigna du rayon je m'avançais pour choisir les bijoux. Une paire de boucles d'oreilles à clip forme étoile avec breloques cœurs et perles en métal doré. Un large bracelet rigide ouvert en métal ciselé dans le même ton que les boucles d'oreille. Un collier ras de cou en dentelle macramé avec pendentif cœur lui aussi en or et enfin une broche assortie. Hélas le compte n'y était pas il fallait trouver un cinquième articles.
J'avançais dans le rayon coiffure et avant de prendre la lotion colorante que Madame m'avait demandé, je regardais le présentoir où était suspendu ; barrettes, nœuds et autres chouchous.
Là oh miracle, j'avais devant les yeux la solution à ma dix septième étape. Un postiche forme queue de cheval débutant par une barrette que l'on pouvait s'attacher aux cheveux. Le genre d'accessoire qui permet aux femmes aux cheveux trop court de faire quand même un chignon. Il y en avait de plusieurs couleurs du blond méché au noir corbeau en passant par le roux et le châtain.
J'optais pour un blond clair qui était le plus rapprochant de ma couleur actuelle et complétais par une lotion colorante L'Oréal de la même nuance. Les étapes les plus dures arrivaient avec l'achat de la lingerie et le passage chez Phildar.
Avant de passer en caisse et de sortir une fois pour toute du supermarché je retournais au rayon lingerie voir si les guêpières blanches que j'avais aperçu étaient bien à ma taille. Bénédiction pour moi il y avait en 90C une guêpière à armatures en dentelle, empiècement devant, demi bonnet et bas volanté en dentelle extensible. Six baleines souple devant et côté. Bretelles réglables amovibles et quatre jarretelles fixe mais réglables.
Elle n'était pas parfaitement à ma taille, d'habitude 95C mais je commençais à me familiariser au dénomination de taille de lingerie depuis le début de ma féminisation et le principal s'était la profondeur des bonnets. Vu la générosité de ma paire de faux seins habituelle, il fallait impérativement une profondeur C et une taille un peu plus serrée que de prendre du 95B.
Après ce dernier achat le passage devant la caissière fut une simple formalité à côté de mon arrivée chez Phildar. C'était ma dernière étape, la vingtième et j'espérais y trouver en plus des bas et de la jarretière, le voile et la fameuse combinette. Le magasin était vide mais dès le passage de la porte d'entrée une sonnerie avertie la commerçante de ma venue.
Comment présenter la chose, car la femme qui s'avançait vers son comptoir allait voir que j'étais un homme. J'essayais d'oublier ma tenue et mon look d'androgyne pour me comporter comme un homme qui désirerait acheter quelques accessoires pour une soirée costumée. Tant pis si elle n'en croyait rien mais s'était la seule idée qui m'était passée par la tête pour prétexter mes achats. Je lui demandais donc le plus naturellement possible :
- "Je ne sais pas comment vous demander ça madame, mais figurez vous que des amis et moi organisons un bal costumé. Et je voudrais me déguiser en mariée et je suis à la recherche de bas en tulle blanc et d'une jarretière fantaisie".
La commerçante d'une soixantaine d'année sembla fort surprise, je ne sais si s'était le fait de ma coiffure, de ma voix ou de ma demande mais elle mis un moment avant de répondre :
- "Euh… J'ai bien des bas en tulle mais ils ne sont pas auto fixant et doivent être portés avec un porte jarretelles si vous voyez ce que je veux dire ?".
J'essayais de cacher mon émotion, ma honte face à cette femme qui aurait pu être ma mère et je répondis :
- "Ca sera parfait".
Elle quitta son comptoir et revint quelques instant plus tard avec une boite plate contenant une paire de bas et une autre boite de la taille d'un carton à chaussures. Elle déballa d'abord la paire de bas pour me montrer de quoi il s'agissait, comme ci je n'avais pas compris ce que voulait dire auto fixant :
- "Voilà, c'est cela des bas en tulle ! Une sorte de voile à très fine maille filet avec couture sur l'arrière et sur le haut des bas une bande en dentelle qui permet de les fixer à un porte jarretelles. Généralement c'est ce que les jeunes mariée portaient dans le temps avant les collants".
Je coupais cour à ses commentaires en répondant :
- "C'est bien ça que je voulais".
Puis elle ouvrit la grande boite afin d'en sortir et d'étaler sur le comptoir une dizaine de jarretières fantaisies. Elle re-expliqua comme pour les bas :
- "Voilà les modèles de jarretières que j'ai, tout est là !".
Je ne m'attardais pas trop à les regarder, sélectionnant l'une d'entre elles qui sur un fond de dentelle élastique avait des sur bordures rouge et un cœur en relief satin d'où pendait quatre ou cinq rubans de nuances roses, en ajoutant :
- "Je prends celle là et est ce que vous auriez du voile de mariée ?".
- "Oui ça se vend au mètre en largeur 150 !".
- "Je vais en prendre aussi huit mètres".
Pendant que la commerçante s'affairait à dérouler, à mesurer et couper le voile, je restais seule devant le comptoir et une autre cliente fit son entrée dans le magasin. Je ne sais pas pourquoi, mais je perdis de ma superbe, peut être la crainte de me faire apostropher par ces femmes maintenant en majorité dans le magasin et moi qui étais décidée à demander si elle vendait des combinettes, je m'entendit dire :
- "Ca sera tout madame !".
Pendant qu'elle tapait la note je me rendis compte que c'était ma dernière chance de trouver une combinette et je l'avais lamentablement gâchée. Au moment des comptes avec Madame j'aurais droit à une sévère punition car je me rappelais le mot " obligatoire " mentionné sur la feuille. Je réglais mes achats et sortais du magasin sous le regard de l'autre cliente ponctué d'un :
- "Au revoir monsieur !".
De la bouche de la commerçante. J'avais fini mes épreuves et malgré la combinette que je n'avais pas trouvé, je me sentais libérée, comme une lycéenne qui sortirait de sa dernière épreuve de baccalauréat. Regagnant la sortie vers le parking je croisais Madame qui m'invita à le rejoindre d'un signe de la main.
Elle tenait un sachet plastique et me le donna dès que je l'avais rejoint en disant :
- "Tiens ! Vas dans les toilettes homme enfiler ça, tu te sentiras plus à l'aise !".
J'obéissais sans rien dire passant tête basse devant la dame pipi qui surveillait l'entrée des toilettes. Fort heureusement une cabine côté homme était libre et les autres occupants des lieux étaient face au mur se soulageant dans les urinoirs.
J'avais le pressentiment que Madame m'avait encore compliqué la tâche, je ne devais certainement pas attendre y trouver des vêtement d'homme mais au contraire une fois enfermée dans les toilettes je sortais du sachet, la robe rouge, la paire de sandales noire et les bas auto fixant argenté que je venais d'acheter. Sans me soucier de ma future sortie certainement bien gênante, en effet il est rare de voir sortir quelqu'un vêtue en femme d'une toilette pour homme.
Je n'eus pas la sensation d'une brimade, mais plutôt d'un soulagement comme si je retrouvais ma véritable nature en portant une tenue plus féminine. Je retirais mes espadrilles, mon jean et mon chemisier me trouvant seulement en culotte gainante.
Alors que j'enfilais la robe près du corps je ressentais une agréable sensation d'excitation, comme un début d'érection, certes vite freiné à cause de la cage de chasteté, mais bien réel, on aurait dit que mon corps se régénérait dans cette robe. Je sentais pour la première fois de manière palpable, le bonheur d'être vêtue en femme.
N'ayant pas mes faux seins j'eus l'idée de rouler mon chemisier afin de simuler une poitrine sous ma robe. Puis je sortis de leur boite les Dim up et les roulaient d'abord doucement un à un sur eux même et les déroulais lentement le long de mes jambes caressant celle ci une fois qu'elles furent gainées de voile.
Je devais encore chausser les sandales et j'eus moins de difficultés que tout à l'heure à fermer les boucles sur mes chevilles. Il était temps de remballer mon jean et mes espadrilles dans le sachet et affronter les regards des hommes à ma sortie.
Je tirais une dernière fois sur ma robe afin de la faire descendre au moins au niveau des revers élastiqué de mes bas. Il n'y avait pas de miroir dans le wc mais je devais probablement ressembler à une pute ainsi habillée, robe rouge et bas clair. Pour ne rien arranger on remarquait ma culotte gainante certes insoupçonnable par la forme mais la bande de dentelle rouge de chaque côté de la robe révélait sa présence par sa couleur noire.
Je n'osais pourtant pas suivre les conseils de Corinne la vendeuse des cabines d'essayage et décidais malgré tout de la garder. Ma sortie la plus rapide possible des toilette fut l'occasion de me rendre compte que mes sandales étaient un peu trop petites pour moi et surtout un peu haute pour une non initiée aux talons, même modeste.
C'est pourquoi même si mon roulement de fesses pouvait sembler provocateur dans cette tenue, j'adoptais un déhanchement et des petits pas dignes d'une fille de la rue Saint Denis tout le long de la galerie marchande. J'avais l'air d'une véritable catin dans cette tenue me découvrant dans le reflet des vitrines pourtant j'avançais vers la voiture, la tête basse mais presque satisfaite d'être à nouveau travestie.
Je me remémorais mon après midi et j'étais presque fière d'avoir réussie ce rallye pourtant jalonné d'intense séance d'humiliation. J'avais l'impression d'avoir pour la première fois assumée ma condition de soumise depuis le jour où Alain m'avait déflorait la rondelle.
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