Comment faire de votre mari un Travesti docile
Chapitre 39
16 eme jour Samedi 09 Août 2003
"Mon mariage"
Il était à peine sept heures lorsque Madame vint me délivrer de ma chambre cellule pour me conduire dans la salle de bain.
Madame me demanda d'emmener mon trousseau avec moi.
J'étais nue, mes vêtements pour la cérémonie dans les bras et je suivais religieusement Madame vers la salle d'eau. Cette situation me rappelait les derniers moments d'une condamnée à mort qu'on apprête avant de la mener à la guillotine, un véritable film historique sur Marie-Antoinette.
J'étais cette fois devant la baignoire que Madame apprêtait, parfumant l'eau du bain. Elle m'ordonna :
- "Prends rapidement ton bain et sèches toi, je reviens dans dix minutes !".
J'exécutais son ordre, profitant quand même un peu du bain salvateur. Heureusement lorsque Madame entra, j'étais séchée et débarrassée de mon peignoir, elle me demanda immédiatement :
- "Enfiles ta tenue de mariée, que je puisse m'attaquer à ta chevelure".
Le mot marié me faisait frissonner, mais il fallait obéir et je commençais par attacher ma paire de seins postiches. Puis je passais ma guêpière blanche à armature en maille brodée. Comme je l'avais remarqué, elle n'était pas parfaitement à ma taille et j'eus un peu de difficulté à l'agrafer, les baleines souples me blessaient un peu la taille.
Il me fallait maintenant sortir les bas blancs en tulle de leur emballage afin de m'en gainer les jambes. Une fois la couture arrière et la large jarretière de dentelle ajuster, je les clipsais avec énormément de précautions aux quatre jarretelles fixes. Madame me regardait faire et me demanda :
- "Je te retire ta cage pour le moment car au cours de la cérémonie, lorsque tu prononceras tes voeux de fidélité à ton mari, tu poseras toi même la cage avant de lui remettre les clefs. Ce sera un moment fort de la cérémonie et un beau moment que je ne manquerais pas de filmer en vidéo. Mais continu à t'habiller de toute manière je te donnerais les détails de la cérémonie tout à l'heure !".
L'agréable surprise fut de courte durée et cette cérémonie me faisait de plus en plus peur, pourtant je continuais à me vêtir passant une à une mes jambes dans le string en maille que Madame m'avait prêté pour l'assortir à la guêpière.
Je tendais correctement le minuscule morceau d'étoffe au dessus de mes jarretières, la ficelle du string bien calée dans ma raie cuillère.
Il ne me restait qu'à passer la combinette blanche en maille en guise de robe de mariée. Elle avait un nœud satin à l'entre-deux, des incrustations de dentelle extensible devant et à la base. Deux larges bretelles en dentelle extensible aussi, rehaussées d'un nœud satin. La longueur avoisinait les soixante quinze centimètres et une fois que j'eus bien tiré dessus, le bas m'arrivait juste au dessus des jarretières en dentelle. Je ne m'étais pas encore vu dans le miroir, mais j'imaginais mon allure ridicule dans cette tenue.
Madame me fit signe de m'installer sur le tabouret devant la coiffeuse et de chausser les souliers blancs avant de commencer ma coiffure.
Les talons étaient un peu plus hauts que d'habitude mais assez large donc stable pour une novice. Néanmoins le manque d'habitude m'obligeait à dandiner les hanches et rouler les fesses au moindre pas. Là n'était pas encore le problème car j'étais pour l'instant assise face à la coiffeuse et Madame avait occultait le miroir pour me faire la surprise de ma nouvelle coiffure. Madame commença par m'étirer longuement les cheveux afin de les défriser, puis entreprit de me fixer mon postiche sur le haut de mon crâne.
Madame le fixa à l'aide de nombreuses épingles à cheveux et commença à façonner mon chignon. Elle mêlait me semblait il des mèches de mes véritables cheveux au postiche, tirant de temps en temps très fortement sur mes cheveux. Lorsque je n'arrivais pas à maintenir ma tête bien droite je recevais un avertissement :
- "Si tu bouges tout le temps Edith, je n'arriverai jamais à te faire ce chignon !".
Madame après un bon quart d'heure semblait avoir fini avec mon chignon car elle me laqua fortement l'arrière de ma tête. Enfin comme elle me l'avait dit, Madame brancha son fer à friser et commença à me boucler des mèches sur la partie avant de mon crâne, juste devant les oreilles. Je ressentais la chaleur du fer et j'imaginais la tête que j'allais avoir sans trop penser au reste.
Une dernière dose de laque sur mes cheveux et Madame dévoila ma coiffure en retirant la serviette éponge du miroir. J'avais l'impression d'avoir une étrangère face à moi. Avec mes cheveux blonds, le petit chignon BCBG et les anglaises sur les côtés je ne ressemblais plus du tout à un homme. La coiffure avait presque gommé mes derniers traits masculins et le maquillage terminera de me métamorphoser.
Madame acheva ma coiffure en me posant une couronne de fleurs d'oranger juste à la base de mon chignon et m'aspergea une nouvelle fois de laque scintillante avant de s'écrier :
- "Tu es superbe ma fille avec cette couronne ! Comment te maquiller ? Euh… Virginale, voilà le qualificatif que je cherchais ! Est ce que cette coiffure te plait Edith ?".
Je ne pouvais répondre que :
- "Oui Madame".
Pourtant comment un homme pouvait il apprécier de voir sa tête décolorée et coiffée comme une cocotte ? Madame continua :
- "Je vais maintenant te maquiller !".
Madame débuta le maquillage par une soigneuse épilation de mes sourcils afin de les redessiner comme elle me l'avait laissé entendre lors de mon arrivée chez elle. J'avais toujours redouté ce moment, pas pour la douleur engendrée par la pince à épiler, mais à cause de l'allure que j'aurais à mon retour au travail, les sourcils ne repoussant pas aussi vite que les cheveux.
Elle les termina par un fin trait au crayon pour les mettre en valeur. Ensuite Madame étala une base de fond de teint fluide beige, me posa une paire de faux cils. Déposa du fard à paupière bleu au dessus, souligna la base de mes cils d'un trait d'eyes liner noir. Elle estompa du fard à joue fushia au pinceau sur mes pommettes.
Et termina en redessinant mes lèvres avec un crayon de couleur bordeau avant de recouvrir le reste de celle ci d'un rouge à lèvres fluide rouge vif très brillant. Cette fois j'étais méconnaissable, un maquillage certes un peu chargé mais certainement de circonstance pour un mariage.
Madame était fière de son travail, en effet c'était réussi, et je commençais à me trouver jolie en ce début de journée. Le seul hic dans cette situation, et il était de taille : aujourd'hui la mariée c'était moi ! Avec ses avantages, un jolie maquillage mais hélas son cortège d'inconvénients ; ma situation de soumise et ma nuit de noce avec Alain.
Je n'eus pas trop le loisir de gamberger, Madame m'ordonna :
- "Je ne vais pas être la seule à travailler ! Mets tes bijoux Edith ! On n'a pas toute la journée, ton fiancé va arriver d'un moment à l'autre et je ne t'ai pas encore expliqué le déroulement de la cérémonie".
Je passais mon bracelet au poignée gauche et clipsais mes boucles d'oreille sur mes lobes. Pour finir Madame m'attache mon collier et m'aspergea copieusement avec l'atomiseur de " Paris ", parfum de chez Saint Laurent. L'odeur que je dégageais cette fois m'éloignait encore plus de l'homme que j'avais été.
Après avoir laissé sécher le parfum Madame me demanda :
"Lèves toi et enfiles les gants et la jarretière !".
Je lui obéissais. Une fois debout je levais la jambe droite afin d'enfiler la jarretière avec le cœur en relief et les rubans de nuance rose. Je la plaçais bien haut sur ma cuisse pour ne pas dévoiler sa présence à cause des rubans qui dépassaient de la combinette et je tirais un peu sur celle ci afin de la rajuster sur le haut de mes cuisses. Il ne me restait qu'à mettre les mitaines en dentelle et j'étais prête.
Madame d'un geste de la main me fit aller et venir de la salle de bain au palier pour contrôler ma tenue puis m'arrêta pour m'expliquer :
- "Nous ferons la cérémonie sur la terrasse, et elle sera immortalisée par la vidéo. Je vais dresser une table qui servira d'autel et je placerais mon caméscope derrière. Le film servira de témoin et on pourra le faire voir à Régine. Lorsque tu te rendras à l'autel, Alain t'y attendra. Tu avanceras le rejoindre et tu te placera à sa gauche. Là je ferais un petit discours de bienvenue et nous commencerons. Tu te mettras à genou, aux pieds de ton futur époux, et je te soufflerais les phrases que tu devras répéter bien fort. A un moment de la cérémonie, tu devras baisser ton string pour poser ta cage de chasteté et remettre la clef du cadenas à Alain. Une fois les dernières phrases lues, tu pourras te relever et t'approcher de l'autel pour signer l'acte. A partir de ce moment, lorsque Alain sera présent, c'est lui qui te donnera tes ordres. Tu auras désormais, une Maîtresse Régine, un Maître Alain et moi Madame Chantal comme professeur d'éducation féminine. Tu as compris Edith ?".
Je répondais un :
- "Oui Madame".
Plein de frayeur. Qu'allait elle me faire dire devant la vidéo ? Qu'est ce qu'Alain allait faire de moi ? La fin de la journée semblait bien sombre.
Pour le moment Madame me conduisait dans ma chambre pour y poser le voile à l'arrière de mon chignon. Elle en avait coupé un bon mètre qui une fois déroulée me faisait une petite traîne dans la base recouvrait mes fesses.
Madame avait encore quelques préparatifs et m'enferma jusqu'au début de la cérémonie dans ma chambre. Je m'assoyais sur mon lit face au mur, évitant le plus possible de me regarder dans les miroirs afin de ne pas voir dans quel état de déchéance j'étais tombée. Ma tenue rappelait Coluche lors de son mariage avec Thierry Le Luron, mais cette fois ce n'était pas une farce.
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