Université d'été

Chapitre 10

formation des bébés

Cette parenthèse " soubrette " se termina sur la terrasse inondée du soleil d'août. La température allait encore monter et pas seulement dans le thermomètre. Monsieur me débarrassa de ma tenue grotesque, me banda à nouveau les yeux et me fit coucher sur un banc en pierre à l'ombre d'une tonnelle. Je me souviens encore bien du bruit métallique de la cage de chasteté sur le banc. Fallait-il cela pour me rappeler que j'étais prisonnier ? Monsieur me langea, et aucune plainte ne trouva grâce à ses yeux, qui n'étaient pas bandés, lui ! Il me fit remettre debout, les mains derrière la tête et sans mot dire, me fit lever la jambe droite en tapant sur la cheville. Il passa quelque chose, puis fit de même avec la jambe gauche. Qu'avait-il encore inventé ? Madame vint rejoindre son homme pour terminer de m'habiller : une culotte vint couvrir ma couche. Et ce n'est que lorsque les Maîtres en attachèrent les bretelles que je compris comment ils me vêtaient ! Une barboteuse !!! Non ! Je ne suis pas un bébé, leur dis-je ! A nouveau, je voulais toucher cette culotte afin de la " voir ", mais une claque sur les cuisses me rappela que les mains ne pouvaient pas bouger ! Tout ceci se passait toujours avec des commentaires amusés de mes " instructeurs ". Amusés pour eux, très humiliants pour moi. J'aurais voulu voir ma tète à ce moment là, j'imagine que je devais ressembler à ces pauvres homards sortant de la casserole ! Madame me noua un bavoir autour du cou, et me couvrit le crâne d'un petit bonnet ridicule. Puis les Maîtres me rendirent la vue et ma honte s'accentua encore. Je ne pouvais plus lever le regard, rien que les commentaires de mes tortionnaires m'auraient fait fondre de gêne !

Monsieur m'ordonna de le suivre dans le jardin. Il posa une couverture sur l'herbe verte et me dit, en me tendant un nounours : " tiens, joue comme un bébé sur sa couverture ". Je protestai à nouveau, mais il me mit une tétine dans la bouche en me menaçant de cravache si je ne la gardais pas ! Oh, comme je serais bien rentré dans le sol car tout était fait pour une humiliation intense : un garçon de 43 ans, assis sur une couverture rouge, en barboteuse vichy rose, avec un ridicule bonnet dans les même tons, tétine en bouche et ours en peluche dans les bras…

Mon Maître m'abandonna là, non sans m'avoir dit de faire joujou avec mon petit compagnon en peluche, à la manière dont on parle à un petit enfant. Une fois parti et m'imaginant hors de la vue de Madame et Monsieur, je commençais à défaire discrètement le bavoir et le mit au cou de l'ours. Puis, je lui couvris la tête du bonnet. Enfin, je lui laissai la tétine entre les pattes. Après avoir jeté un rapide coup d'œil vers la maison et la terrasse où je ne vis personne, je pris la couverture et alla me réfugier plus loin dans le jardin derrière un massif de bambou. Le petit ourson trônait à ma place au milieu du jardin…

L'ombre des bambous me rafraichit et après m'être allongé j'ai du m'assoupir un instant car je n'entendis pas les Maîtres arriver. " Et bien, où il est le gros bébé ", dit Madame sur un ton maternel. Et un coup de fouet acheva de me sortir de ma torpeur. Tous deux riaient de me voir ainsi. Je reçus une correction pour m'être " échappé ", pour avoir quitté leur surveillance… Ils me ramenèrent vers la maison et l'annexe aménagée pour " recevoir " leurs " curistes ". Oui, curistes. Certains vont à Evian ou Vichy ou Spa " prendre les eaux ", moi je devais être là pour prendre des humiliations à n'avoir plus soif.

Monsieur me fit asseoir sur une chaise, avec une table sur laquelle se trouvait de quoi écrire. La fraîcheur du lieu me fit du bien, mais j'avais soif et je n'osais pas demander ! Pendant ces derniers événements, ma petite queue avait fait des efforts pour s'étendre, comme le fait un chat après un gros dodo. Mais elle était vraiment à l'étroit ! Voilà certainement 24 heures qu'elle était mal logée ! " France, terre d'accueil ", tu parles !

A ma droite, un tableau blanc sur lequel était écrit : " formation des bébés ". Un ridicule petit bonhomme avait été dessiné représentant un garçon ôtant sa tétine. Le geste était barré, façon de dire que cela ne pouvait pas se faire. Seul les Maîtres peuvent procéder à cette opération dans le centre.

Monsieur m'ordonna de dessiner un bébé comme il doit être, sans ôter sa tétine. Je suis autant doué en dessin qu'un cochon de sa queue. Mon petit bonhomme ne souriait pas. Ce qui fit rire Monsieur : " mais pourquoi il n'est pas content le petit bonhomme ? "

Une fois mon " dessin " terminé, Madame m'ordonna de noter sous sa dictée. Monsieur me dit que pour chaque faute, il y aurait une punition corporelle. De sa douce voix, ma Maîtresse déclara :

" Lorsque je passe l'aspirateur de Madame, je ne devrais pas avoir à lui laisser ramasser des brins d'herbe, morceaux de plâtre ou autres déchets. Tout comme lorsque je fais la vaisselle, Madame ne devrait pas devoir nettoyer la gazinière. Je prends bien note des ces réflexions et m'en souviendrai pour l'été prochain ou avant si possibilité ". Ma Maîtresse dictait à la manière d'une institutrice, répétant les morceaux de phrases pour que j'aie le temps de bien noter. J'aurais voulu lui dire : " mais Madame, la gazinière, j'aurais vraiment voulu la faire, mais Monsieur ne m'en a pas laissé le temps car il est venu me chercher dans la cuisine ". Je savais que ma plainte tomberait à plat et que la cravache tomberait à plat aussi. Mon dressage commençait à porter ses fruits.

Vint ensuite le tour de l'instituteur de s'y mettre : " Quand on me demande de rester assis quelque part, je dois écouter. Je ne dois pas abandonner mes jouets dans le gazon, ni perdre ma sucette. Cette dictée comptera dans mon évaluation ".

Parfois, pendant la dictée, ma main gauche " glissait " vers mon entre-jambe afin de tenter de soulager la pression que j'y ressentais. Monsieur finit par le remarquer et déclara que mon éducation était à refaire quasi en totalité ! Ce n'est qu'à mon bronzage que je dois de ne pas être devenu rouge de confusion ! Je tournais fréquemment ma tête sur le coté, comme pour échapper à la pression des instituteurs !

La punition aurait été trop simple. Une fois mes travaux d'écriture terminés, je fus pour la énième fois privé de la vue. Madame me ramena sur la terrasse et Monsieur me fit " coucher " sur un tréteau. Rapidement, mes poignets et chevilles furent attachés à l'engin et un de mes bourreaux rajouta des pinces aux tétons, pinces avec de petits poids, heureusement ! Le bandeau que je portais était quelque peu défaillant et je pouvais voir certaines choses en orientant la tête. Mais pas question de la lever ! Impossible. Ma position physique m'en empêchait.

Les Maîtres tournèrent autour de moi tout en me raillant. Mon arrière train était mis en valeur dans la couche emballé dans la barboteuse Vichy rose. Heureusement, je pouvais faire de petits mouvements de va et vient pour tenter de soulager ma queue. Monsieur s'amusa avec un dé. Hasard ? Il m'annonça que le dé s'était arrêté sur quatre. Donc quarante minutes de punition ! 2400 secondes à rester dans cette position !!! C'est long ! Heureusement que ma Maîtresse avait de la gentillesse avec moi : elle me fit manger, à la cuillère une crème au chocolat. C'est à peine si elle ne disait pas : " et une cuillère pour mon Monsieur, une cuillère pour Madame… " Monsieur me dit : " Madame est quand même très gentille avec toi, non ? " Je remerciai Madame et dit dans la foulée : " Maître, je ne le ferai plus, détachez-moi, svp ". Mes Maîtres se mirent à rire " mais oui bien sûr "… Et il n'en fut rien !

Dix minutes avant la fin, Monsieur eut un nouvel accès de fantaisie. Il prit une photo de moi et dit à Madame, bien fort pour que je puisse l'entendre : " je vais de suite la publier sur internet et ainsi demander des idées de punition que nous ferons en direct ". Dans ma tête, je me dis : " il bluffe, il va pas le faire ! " Et pourtant si !!! Il ne fallu pas dix minutes pour qu'un belge propose de vider de l'eau froide dans la couche afin de " refroidir ses ardeurs ". Madame partit vers la cuisine et elle me vida l'équivalent d'un bon litre dans la couche. Contraste violent : eau froide alors que la température à l'ombre devait atteindre les 30° ! Bien que la couche n'ait pas encore beaucoup servi, elle commença rapidement à fuiter. Monsieur fit des photos qu'il posta sur le net afin de " prouver " que la punition avait été exécutée. Le monde entier pouvait voir en très léger différé ce que je subissais !

Sur ces entrefaites, une autre idée de punition atterrit sur le pc : une bonne grosse fessée. Monsieur me dit : " tu préfères qui pour la fessée ? " Sachant que Madame en était experte avec sa petite main, je criai : " Monsieur ". Il ne fallut pas longtemps pour que la barboteuse ne glisse sur mes cuisses, rejointe par la couche encore dégoulinante. " Et maintenant, tu compte à haute voix ", me dit Monsieur. " Un, merci Maître, deux, merci Maître… " et ainsi de suite jusqu'au dixième. Et mon Maître en rajouta un onzième en disant : " et ça c'est pour Madame ". Je remerciai donc Madame pour le onzième. La photo fut aussi publiée… Puis Monsieur me détacha, m'ôta le bandeau et me débarrassa de cette tenue fort humiliante. Me voilà nu, mis à part l'anti-érection en métal toujours bien cadenassé !

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