Université d'été

Chapitre 2

un chat et un nounours

Dans tout cet univers " hostile ", un petit être allait me prodiguer sa tendresse.

Assis par terre après avoir pu participer au repas des Maîtres, j'ai aperçu s'approcher à pas feutré un petit félin. Joie dans mon cœur, je ne suis plus seul au monde à vivre au niveau du sol. Mais était ce bien moi que cette petite boule de poils venait voir ou était-ce le restant du fumet du poisson qui l'attirait. Minouche visa mon assiette posée sur le sol mais mon Maître m'imposa de poser mon assiette sur la table. Je me pris d'affection pour ce petit chat noir et blanc, aux couleurs bien réparties. Il jouera un rôle dans la suite de mon " séjour "…

Rapidement, je dus me souvenir que je n'étais pas au club Med. Après avoir fait mon office de majordome en débarrassant la table, je fis la vaisselle, toujours affublé d'un ridicule petit tablier de servante.

En frottant les assiettes et plats, je me remémorai les images et sensations précédant l'apéro. Une fois l'herbe tondue, mes Maîtres avaient décidé de se servir de ma musculature brabançonne pour les balader dans leur immense jardin. Je dis immense car c'est l'impression que j'ai eu en tirant ce sulky ! Monsieur me colla un mors entre les dents, me priva à nouveau de la vue au moyen d'un bandeau en cuir, me donna un rapide mot d'explication sur les ordres transmis par les rennes. Madame pris place, les rennes dans une main et son fouet dans l'autre. Monsieur me dit " méfie-toi, elle est habile avec son fouet : applique-toi ! " Malgré cette frissonnante mise en garde, elle fit à nouveau preuve d'une bonté immense à mon égard, car je fus un pitoyable poney. Monsieur voulut tester à son tour, mais pas plus de chance de me débourrer. Une chance : Madame et Monsieur sont attentifs à leur régime alimentaire !

Madame me sortit de mes réflexions : la vaisselle trainait. Pendant ce temps-là, mes Maîtres allaient et venaient, vérifiant l'avancement de mon travail et semblaient s'activer sur l'arrière de la maison : qu'allaient-ils encore imaginer pour me tourmenter ? La réponse à mes inquiétudes arriva assez vite. Une fois la vaisselle bien rangée dans les armoires, mon Maître me passa à nouveau la cagoule en cuir épais : le noir complet et l'humiliation de ne plus maîtriser mon destin immédiat. Il enserra mes poignets dans des menottes en cuir, nettement plus confortables que les métalliques. Il m'empoigna d'une main vigoureuse vers la porte, toute tentative de résistance était vaine. Il me fit coucher sur le dos sur une table posée dans la cour de la maison. Rapidement immobilisé par les bras, les jambes relevées, je ne pouvais que subir les commentaires humiliants de mes tourmenteurs et le cours sur les différents outils de punition cités plus haut, auxquels ils rajoutèrent la roulette à pointes, la cage de chasteté… tout cela si je ne me comportais pas parfaitement en soumis obéissant. Ils ne donnaient aucune attention au garçon qu'ils entravaient en s'échangeant des paroles tantôt affectueuses entre eux, tantôt menaçante à mon égard si je bougeais trop. Ils prirent tout autant de plaisir à se concerter de plus belle… Chaque bruit métallique, chaque pas créait dans ma tête une volée d'images… que manigançaient-ils ?

Au moment de l'apéro, le Maître avait décidé de me marquer : " esclave chez TSM " dans le dos. Attaché sur la table, j'eu l'impression que le même marqueur servait à nouveau. Mais je ne comprenais pas très bien. Je me " voyais " les pattes en l'air, attachées à une barre d'écartement, le tout tendu vers l'arrière, mon fondement à disposition sur le bord de la table. C'est à hauteur de ce fondement que le marqueur se promenait en créant des cercles. Peu à peu je commençai à comprendre que plusieurs ronds étaient dessinés, façon cible. Pour ceux qui auraient hésités, le Maître, ou était-ce la Maîtresse, rajouta quelques flèches sur mes cuisses exposées. Une main délicate enduisit ma rondelle d'une crème. Puis quelque chose y fut introduite. Comme cela ne se passait pas de façon aisée, Monsieur fit mine de se fâcher et me conseilla de me détendre sinon… " Tout cela est dans ta tête ". J'aurais bien voulu l'y voir, moi ! Après cette introduction, dans tous les sens du terme, les Maîtres reprirent la liste des manquements constatés depuis mon arrivée. J'avais bien vu pendant l'apéro qu'ils avaient une feuille et un Bic. Ils préparaient sans doute leur liste de course à faire au supermarché local. Que nenni, avec de petits conciliabules limite sadiques, ils se concertaient et notaient les erreurs constatées dans mon service depuis la première minute de mon arrivée au " centre " !!! Je m'étais alors dit : " bah, ils font ça pour me charrier, pas pour de vrai… ". Mon jugement était visiblement erroné car je reçus donc un certain nombre de punitions : canne, en comptant les coups donnés et en criant " Merci, Maître " après chaque coup. Madame dut s'y mettre aussi car deux ustensiles touchaient simultanément et professionnellement mes pauvres jambes et ce corps hâlé attaché sur un banc de torture. Puis une pluie chaude sur le dos, de la cire. Les cuisses lamentablement exposées subirent le même sort. Quand tout est sec, Monsieur entreprend de tout ôter à l'aide d'un couteau et d'un aspirateur.

A-t-il glissé, mais l'embout du tuyau engloutit mon petit tuyau !!! Que faire à part gémir ?...

Combien de temps durèrent ces derniers événements, je ne saurais le dire. Privé de la vue, je ne vis pas la nuit tomber. Et comme elle tombe en silence, elle… ce n'est pas comme les coups qui avaient marqués mon corps gras et musclé. Les Maîtres me détachèrent de la table. " Fin de la séance de punitions " me dis-je, mais non. Mes mains furent posées sur le haut d'un mur et les volées continuèrent. Tantôt calmes, tantôt plus hard… Tout cela entrecoupé de courtes pauses où ils se concertaient à nouveau. Je descendis mes mains du mur, erreur ! La menace fut suivie d'une rapide, mais courte punition. " On t'a dit de ne pas bouger ! " cria Monsieur. Je finis tout doucement par reconnaître ceux de Madame par rapport à ceux de Monsieur. Madame restait avec moi d'une douceur bien féminine. Ce qui ne m'empêcha pas de lui porter un grand respect, équivalent à celui porté à Monsieur, peut-être même plus. Mais en serait-il autant si j'étais amené à les revoir ?

L'heure devait avancer. Mes entraves me furent retirées. " Ah, me voilà au seuil d'une bonne nuit ". Ma cagoule restait en place, mais si ce n'était que ça… la nuit serait douce comme celles des plaisanciers en vacances aux confins du Languedoc et de la Provence. Des cliquetis métalliques heurtèrent mes oreilles : " tiens, pensais-je, je ne reconnais pas la mélodieuse musique des chaînes qui m'avaient entravés les heures auparavant ". Monsieur me passa un bras et puis l'autre dans des manches sans extrémités pour sortir les mains ! Horreur, enfer, damnation… une camisole de force. Là, je me dis, la soirée n'est pas finie, mes instructeurs ne sont pas encore fatigués ! Quelle santé ! Les sangles se refermèrent rapidement, rendant impossible toute résistance. Après avoir à nouveau tourmenté mon petit tuyau à pipi (il parait que les soumis n'ont pas une vraie queue comme les Maîtres et que seuls les pénis de ces derniers sont faits pour donner du plaisir à une Maîtresse), je me suis rapidement retrouvé langé. Les commentaires continuaient autour de moi, surtout quand Maîtresse fit la description à haute voix des beaux oursons dessinés sur la culotte qu'ils s'apprêtaient à me passer. " Tu crois que c'est baloo ? " " Non, il est trop vert " " Oui, mais celui-là il est bleu "… J'aurais voulu participer à la conversation. J'ouvris ma bouche pour dire : " et moi, je suis Mowgli ? ", mais je sus retenir ma langue. Avec la dextérité qui les caractérise, les Maîtres eurent tôt fait de rajouter cette humiliation à mon attirail déjà bien gênant. Les sangles du bas de la camisole furent aussi rapidement serrées afin de bien maintenir le tout en place. " Tu as soif ? " me demanda Maître. Je répondis que oui. Après un court instant de station debout, Il me fit asseoir sur les genoux de Madame qui entreprit de me donner un grand biberon d'eau pour la nuit. " Tu en veux un deuxième, me dit-elle ? ". Je refusai poliment, bien que ma soif fût grande. Mais je ne voulais plus subir cette nouvelle humiliation

Maîtresse me colla une tétine en bouche et m'ordonna de me lever en me mençant : " elle doit rester là où je l'ai mise sinon gare aux punitions demain matin " Maître me guida vigoureusement vers l'intérieur de la maison. Aurais-je droit à un lit, comme le veut la tradition mondialement reconnue de l'hospitalité française ? J'ai du oublier ma position réelle : un garçon entravé, humilié, cagoulé, privé de la vue… et c'est donc à même le sol que je me retrouvai allongé. Maîtresse, toujours dans sa grande bonté, m'offrir un petit coussin pour y repose la tête pendant que Monsieur m'entravait les jambes. Pour en rajouter un peu, ils se fendirent de quelques commentaires dont le seul but était de me renvoyer l'image peu glorieuse que je devais donner. Dans un dernier assaut de commentaires, ils se dirent que la présence d'un nounours me serait d'un grand réconfort pour la nuit. Mon petit compagnon à poil vint aussi me rejoindre, passa sur mes jambes et se coucha si proche de mes genoux que son doux pelage me fit le câlin bien nécessaire…

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