Université d'été
Chapitre 4
Verte pelouse
Monsieur me conduisit vers le jardin car je commençais à avoir des fuites. En passant sur la terrasse, je revis cette étrange boîte noire, équivalente à trois cartons de chaussures alignés. Elle avait cette particularité d'être pourvue de deux ouvertures et de deux pitons latéraux. Une des ouvertures avait été garnie d'une lunette wc blanche. Il ne me fallu pas longtemps pour comprendre l'usage que les Maîtres faisaient de cet engin : ils devaient y lire le journal ou chatter sur le net tout en se faisant caresser l'anus par une langue soumise… Pas eu le temps de frémir, Monsieur me tira de mes réflexions et une fois dans le jardin, il me débarrassa de la camisole de force. Puis il m'ordonna d'ôter la culotte en plastique épais, celle garnie de petits ours tenant des ballons, celle-là qui avait provoqué des réflexions hilares chez mes tortionnaires. Les anglais utilisent le mot " teasing " pour ce genre d'activité. Mes Maîtres avaient du passer leur bac avec distinction dans ce domaine ! Il manquait un miroir dans la maison où ils auraient conduit leur pauvre victime afin de le confronter à l'image qu'il aurait renvoyée ! Humiliation intense….
Afin de me laisser sécher, Monsieur m'entrava les poignets à l'aide de chaines et de cadenas, toujours à ce noyer cher à Madame, qui, soit dit en passant, dormait toujours du sommeil du brave. Comme je pouvais tout voir, j'ai cherché, mais en vain, une faiblesse dans un maillon ou dans un cadenas. Mais les cadenas de la marque " Master " portent bien leur nom ! Quand à la chaine… oublions. Au bout d'un moment, Monsieur vient me rechercher pour que je fasse le service café de Madame au lit. Assise sur son lit, Madame sortait visiblement d'une bonne nuit. Le soleil illuminait déjà son visage ainsi que les draps couleur fuchsia. Le tout reflétait une forme d'harmonie et de sérénité. Mon plateau en main, je me mis à genoux et présentait le café en souhaitant une belle journée à Madame. Je repris ma place assise au pied du lit. Pendant quelques instants, Madame et Monsieur échangèrent des élans de tendresse et quelques paroles qui ne m'étaient pas destinées. Madame quitta la pièce et je me demandais ce qui allait se passer. Je les savais expert dans l'art de se servir de mes services sous peine de sévices. Madame me donna un tube de crème en m'ordonnant de faire un massage à Monsieur. Me levant, je le trouvai allongé confortablement, me présentant son dos. Je commençai par vénérer chacune de ses fesses puis après avoir enduit son dos de crème, je le massai pendant plusieurs minutes. La crème pénétrait lentement et Monsieur poussait de petits soufflements d'aise, du moins, le pensais-je… En y réfléchissant, je ne suis pas sûr d'avoir bien massé ce beau dos brun… Après le dos, je pris l'initiative de masser la ride sur laquelle il s'assied, mais avec ma langue… Un soumis ne prend généralement pas d'initiative, mais celle-là semblait appréciée…
Où était Madame, pendant que je remplissais mon
travail de donner du plaisir à mon Maître ? Elle
sortit de la salle de bain et Monsieur me conduisit de nouveau
vers la cuisine où il décida de me " remiser " en
me cadenassant les poignets bien haut aux barreaux de la
fenêtre ouverte qui permettait à un peu de fraicheur
d'entrer. Il avait pris la précaution de me langer
à nouveau, et avait passé une culotte en plastique
blanche par-dessus. Pendant que Madame et Monsieur vaquaient
à des occupations desquelles j'étais exclu, je
pouvais voir le jardin où j'avais fait mes premiers pas de
" poney boy " la veille. Sur deux rangées, espacés
environ de deux ou trois mètres chacun, des asperseurs
semblaient au garde à vous, prêts à arroser
la pelouse. Comme je n'avais rien à faire, je
recommençais mon analyse des entraves, mais peine perdue.
Monsieur avait le don de limiter les mouvements de son soumis.
Combien de temps suis-je rester ainsi à compter les
arbres, les sapins, les brins d'herbe… Qu'allait-il se
passer ensuite ? Allaient-ils m'imposer leur lecture de journal
agrémentée ? Bien que mon regard fût
tourné vers le jardin, je glissais
régulièrement mes yeux vers les deux fenêtres
ouvertes à la façon de rétroviseur. Je
pouvais ainsi voir Madame et Monsieur aller et venir, je pouvais
aussi voir venir une éventuelle " attaque ". 
Madame avait le don aussi de dire à Monsieur quand elle remarquait quelque chose de bizarre. Ainsi, elle lui dit que je " jouais " avec mes chaînes et que je me " caressais " contre le bord de fenêtre. Mon Maître se leva, me détacha de la grille et retour au noyer. Là, il me mit un collier de maintien ainsi que le bandeau. A peine le matin, et voilà déjà la nuit. Madame, qui était assise sous son arbre, se moquait de moi : " tu peux faire de la balançoire si tu veux. Il y en a une à une branche ". Malgré les entraves qui meurtrissaient ma chair, je tentai de rejoindre la planche suspendue à deux cordes… Mes mains étaient attachées plus haut que mes épaules. Mais pas de bol, pas moyen de me distraire. Ni avec la balançoire, ni avec autre chose. Je n'allais tout de même pas me frotter contre la peau rugueuse de cet arbre ! Toute cette agitation finit par irriter Monsieur qui décida me promener dans jardin façon chien, quatre pattes. Je me " voyais " trainé par une laisse, chaines reliant mains et pieds, mon cul emballé dans du plastique. Malgré tout je voulu résister. Mon Maître s'irrita de plus belle. Il me fit stationner à quatre pattes, la tête au sol. Quelques instants passèrent, puis mon dos fut inondé du précieux liquide jaune du Maître qui alla même jusqu'à en laisser quelques centilitres pour la couche. L'urine coula entre mes jambes et vint humidifier un lange qui ne l'était pas encore.
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