Université d'été
Chapitre 5
Selon mes estimations nous étions à peu près à moitié du jardin, Là où les Maîtres avaient placés une charrue et une vieille brouette en guise de décoration. Bruits de clés : " ah, voilà de la liberté en vue ". Que nenni : Monsieur raccourcit les chaines de sorte que je ne pouvais plus me lever. Mes poignets étaient à une dizaine de centimètres de mes chevilles. Monsieur m'ôta le bandeau, ce qu'il fit passer pour un geste de grande bonté. Il me planta là en plein soleil, rejoignant Madame à l'ombre du noyer, confortablement assise. D'un ton sec, il me dit : " tu as cinq minutes pour venir présenter tes hommages à ta Maîtresse en lui baisant les pieds. Dépêche-toi ! " Il fallut d'abord que je me redresse et glissant sur mes genoux et mes tibias, le corps tout recourbé, je ne pouvais avancer que de quelques centimètres à la fois. Les chaînes m'entraient dans la peau. Pas le temps de trop penser dans ces moments-là. Je fis mine de ralentir, tant pis si je suis puni. Monsieur me rappela le temps imparti et parti de l'autre côté de la terrasse. Je me dis : " tant pis, il peut me cravacher, je n'irai pas plus vite ". De loin, je le vis passer sa main à l'intérieur d'un abri de jardin et quasi instantanément, les asperseurs commencèrent tousser puis à cracher leur eau froide. Là, plus envie de trainer. Monsieur vit ma bonne volonté et arrêta l'arrosage. Avec peine, j'arrivai aux pieds de Madame. Profonde vénération. " Ouf, ma punition est finie ".
Monsieur dit alors " dommage je n'ai pas les clés : maintenant vas me les chercher. Elles sont sur la brouette là-bas " Il indiquait mon lieu de départ. Même le chat semblait prendre plaisir aux rires sarcastiques des Maîtres : il jouait avec un morceau de chaîne qui trainait derrière mes pieds. J'avais moins de liberté que ce petit être. Avec peine, je me remis en route vers le milieu du jardin, mais arrivé au quart, je me suis couché. Le soleil cognait. Monsieur s'approcha de moi, m'enveloppa la tête à la mode d'un turban avec un grand drap. Il confirma l'ordre d'aller chercher les clés. La punition allait suivre.
Craignant son autorité, je me suis remis en route. Imaginez le tableau : un garçon plié sur ses genoux, lange et culotte pvc au cul et la tête enturbannée ! Arrivé à la brouette, pas de clés, évidemment. Monsieur se mit à rire : " je les avais près de moi, excuse-moi ", me lança-t-il faussement embarrassé. Demi-tour : là, je me suis à nouveau couché. Il ne fallu pas trente seconde pour qu'une douche intermittente ne me refroidisse.
Pris de " pitié ", Monsieur vint rallonger mes entraves. Il me reconduisit au pied du noyer où Madame entreprit de me laver au tuyau : la terre et l'herbe faisait de moi une sorte d'épouvantail vert ! L'eau, bien chaude au début, refroidit assez vite… Tout comme la douche jardinière de la veille.
Tous ces amusements avaient mis mes Maîtres en appétit. Je leur servis leur apéro avec presque le style d'un majordome. Pas de petit tablier. Plus de collier de maintien. Pendant que les Maîtres continuaient leurs commentaires humiliants, Monsieur m'indiqua ses pieds. Je m'étais bien entrainé la nuit… Puis, je dus dresser le couvert. Au moment de passer à table, Madame me fit remarquer qu'elle n'avait pas de fourchette. Je répondis : " mais, Madame, c'est Monsieur qui l'est a mis pendant que je mettais les assiettes ". Juste à ce moment là, Monsieur entra dans la cuisine et Madame se prit un malin plaisir de lui dire ce que je venais de dire. Aie, la punition était annoncée juste après le repas.
Après le repas, Monsieur prit des cordes et entrepris de me faire un shibari, aidé habilement de Madame. Très vite, mon " service trois pièces " disparut presque complètement entre les cuisses. Mes Maîtres me bondèrent le haut du corps. Après l'effort, le réconfort. Ils se posèrent et burent tranquillement leur café. Monsieur, dont l'imagination n'a jamais de limite, eut l'idée de faire participer le chat aux " réjouissances " : les jouets de mon petit compagnon à poil furent suspendus à mes boules et le petit félin sembla trouver du plaisir à faire joujou avec ses boules reliées aux miennes ! Un chat dressé à jouer avec un soumis !
Le chat se lassa assez vite. C'est ainsi entravé et attaché à l'évier de cuisine que je fis à nouveau la vaisselle ! Puis, Monsieur me libéra et me langea pour la route : Madame me dit, un sourire au coin des lèvres : " ainsi tu ne devras pas t'arrêter ". Mes Maîtres me rendirent mes affaires confisquées et le rapport de mon mini-stage…
Merci, chers Maîtres, pour ces moments passés sous votre compagnie. Merci mille fois. Car si le lecteur a pu penser que certaines expressions ou situations apparaissaient négatives, il n'en a évidemment rien été. Mes Maîtres ont le réflexe de donner des couleurs en guise de code sécurité : blanc = tout est ok, on continue ; jaune = petit soucis ; rouge = on arrête tout et le soumis s'en va…
Chers Madame et Monsieur TSM, tout fut blanc, ultra blanc, au point que je vous dirais DASH !
Je retiendrai aussi de toute ma vie ma première soumission à une Maîtresse qui fut d'une douceur avec le petit gay que je suis. Mais j'en garderai un souvenir impérissable, ce fut une expérience comme on en fait peu dans la vie. Merci…
Et si un lecteur hésitait à les rencontrer, je lui dirais qu'il peut foncer. Je m'étais remis totalement entre leurs mains et JAMAIS JAMAIS je ne me suis senti en difficulté.
Et je fus renvoyé vers mon Maître de mari…
Chris
RECIT REEL que les TSM peuvent publier à leur convenance.
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