Université d'été

Chapitre 9

bonniche en service

La nuit ne fut pas très reposante : la camisole, la cage de chasteté, les entraves aux pieds… tout cela me rappelait régulièrement ma position. Surtout la cage de chasteté. Pas moyen de me frotter pour soulager mes crampes masculines. Au dessus de moi, deux respirations paisibles émanaient d'un lit d'amour. J'imaginais mes Maîtres tendrement enlacés, ne se souciant pas de moi, pas de leur " jouet ", ce " jouet " qu'ils retrouveraient le matin pour leur service…

Et servir, j'allais servir. Fidèle à son habitude, mon Maître se leva le premier et me traina dehors après avoir libéré mes jambes. La camisole glissa de mes bras, le cadenas de ma culotte s'ouvrit et ma couche bien mouillée prit la direction de la poubelle. Mais il y avait encore un cadenas qui faisait bien son travail. Peu de temps après, Madame se leva. J'eus droit à un café et un peu de pain sec, comme il se doit quand on est prisonnier ! Pendant que je " déjeunais ", je laissai mon regard voyager un maximum partout dans la cuisine et une chose m'intrigua : l'aspirateur avait été muni de chaines attachées à un tiroir. Bizarre. Coutume locale sans doute. " Objets inanimés avez-vous une âme ". Peut-être était un aspirateur fugueur…

Ma tasse à peine vide, mes yeux furent bandés. Monsieur me fit passer une petite pièce de vêtements sur les épaules. Puis une culotte bien étrange : elle était fendue autant par devant que par derrière. Monsieur me dit : " là, chris tu viens de prendre au moins cinquante ou soixante ans " Intrigué, je laissai glisser mes mains de ma nuque vers la culotte pour " voir " ce que c'était ! Mon Maître cria : " qui t'a autorisé à retirer tes mains de leur place, c'est-à-dire derrière la tête ? " Et voilà qu'ils se mettent tous les deux à se moquer de ma tenue ! A rire de moi, je suppose que j'avais l'air ridicule avec ce qu'ils m'avaient fait passer. Bonjour l'humiliation !

Monsieur m'ôta le bandeau et me montra l'aspirateur. " Tu sais ce que tu as à faire, non ? " Et il attacha la chaine à l'anneau de la cage de chasteté. Je pus alors voir ce que je pourrais comme tenue : un petit top vert et une large culotte blanche comme portaient les femmes dans l'entre deux guerres (au moins). Je n'avais qu'un petit mètre de chaine pour me déplacer avec l'aspirateur et je commençai à travailler. Tant Madame que Monsieur avaient un œil sur mon travail. Je m'exécutai avec un certain plaisir car j'étais heureux de soulager Madame de certaines tâches particulières et puis il fallait bien que je dépense les calories de mon petit déj ! Régulièrement, je me prenais les pieds dans la chaine ou le tuyau. " N'abime pas le matériel, me disait alors Maîtresse ou Maître ". Je me sentais surveillé, épié, dominé. Après avoir fait le tour de la maison, je m'attendais à ce que l'on me colle une raclette et une serpillière dans les mains pour passer à l'eau. Après tout, c'était mon lot, mon devoir, non ? Mais Madame, encore trop bonne pour moi, le fit elle-même ! J'aurais tant aimé aller vers elle et lui prendre presque de force ses ustensiles, mai je n'osai pas.

Pour se moquer de moi, Monsieur me fit mettre en position " garde-à-vous " comme un soldat, la brosse de l'aspirateur faisant office " d'arme ". La gêne…

Monsieur me libéra de l'aspirateur. Je le remis à sa place bien convenablement. Madame m'appela de la salle de bain. Elle me donna tout le nécessaire pour nettoyer la baignoire. A genoux, ma Maîtresse debout dans la porte avec sa cravache, je fis le maximum pour la satisfaire, trop heureux de lui faire plaisir et aussi de pouvoir me mouvoir librement. Quand la baignoire fut finie, il fallut passer au lavabo. Je me mis debout. Cela ne plut pas à Madame : " je préférais quand tu étais à genoux " me dit-elle d'une voix douce mais ferme. Je portais toujours cette culotte qui mettait en valeur la cage de chasteté. Dans mes mouvements, elle se cognait parfois, se rappelant ainsi à mon souvenir… Mais quand en serais-je libéré ?

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